Profil d'espèce

Bison des prairies

Nom scientifique : Bison bison bison
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2013
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Bison des prairies Photo 1

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Taxinomie

Le bison des prairies est une des deux sous-espèces existantes du Bison bison, l'autre étant le bison des bois. La validité de la désignation des sous-espèces de bison suscite la controverse en raison de ses conséquences sur la diversité génétique et la gestion des bisons d'Amérique du Nord.

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Description

Le bison des Prairies est le plus grand mammifère terrestre d'Amérique du Nord. On le reconnaît à sa tête et à ses épaules massives, qui semblent disproportionnées par rapport à l’arrière-train très étroit. La hauteur à l'épaule du mâle adulte se situe entre 1,7 et 2,8 m, et la longueur totale entre 3,0 et 3,8 m. Son poids est généralement de 600 à 860 kg, la moyenne étant d'environ 700 kg. Les narines du bison s’ouvrent largement sur un gros museau et ses cornes noires, aux extrémités recourbées vers l’intérieur, sont implantées de chaque côté. La femelle est plus petite que le mâle, et ses cornes, plus effilées, pointent vers le haut. Le pelage est constitué de longs poils rudes, les jarres, et d’un duvet laineux et entremêlé. La queue, modérément longue, se termine par une touffe de poils. Le devant du corps se couvre d’une sorte de crinière frisée et laineuse, de couleur brun chocolat foncé. L’arrière-train est couvert de poils courts et lisses, de teinte cuivrée. Les veaux sont généralement d'un roux orangé pendant les trois premiers mois, après quoi leur pelage devient plus foncé. Le bison des prairies se distingue du bison des bois par sa bosse entre les épaules, nettement plus basse et plus centrée, par son pelage plus clair et plus laineux, et par sa barbiche plus longue, laquelle est presque inexistante chez le bison des bois. Il se distingue aussi par sa queue plus courte et sa crinière plus épaisse.

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Répartition et population

Jadis, l'aire de répartition du bison des prairies s'étendait des Rocheuses à l'emplacement actuel de la ville de Washington, aux États-Unis, et du milieu de l'Alberta et de la Saskatchewan jusqu'au nord du Mexique. Autrefois largement répandu dans toute l'Amérique du Nord, le bison des prairies ne se trouve plus qu'en populations fragmentées dans son aire de répartition historique. Au Canada, des populations vivent à l'état sauvage en Colombie-Britannique et en Saskatchewan. Des troupeaux à l'état mi-sauvage ou en captivité sont présents en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba. Avant l’arrivée des colons européens, la population du bison à l’échelle du continent était probablement d’une trentaine de millions d’individus. On estime qu'en 1888, il n’en restait que huit au Canada et 85 en Amérique du Nord. Actuellement, il y a environ 600 000 à 720 000 bisons des prairies en Amérique du Nord, plus de 95 p. cent d’entre eux étant élevés à des fins commerciales. La population canadienne de bisons des prairies comprend de 670 à 740 animaux adultes répartis en trois troupeaux libres, ainsi qu'un troupeau de 250 à 270 animaux adultes à l'état mi-sauvage. De plus, de 63 à 83 bisons adultes répartis en quatre petites populations vivent en captivité, mais on ne tient pas compte de ces bêtes pour établir la situation de l'espèce. Dans l'ensemble, l'aire de répartition du bison des prairies au Canada est très fragmentée, et il n'y a pas de corridors entre les troupeaux. Les bisons qui vivent en liberté au Canada occupent au total un territoire d'environ 2 750 à 3 000 km2. Ils sont répartis en quatre populations, soit celle du parc national Elk Island, en Alberta, celle de Pink Mountain, en Colombie-Britannique, celle du parc national de Prince-Albert et celle du polygone de tir aérien de Cold lake/Primrose, en Saskatchewan. Autrefois, le bison des prairies était présent dans l'est de la Colombie-Britannique, au sud de la rivière de la Paix et vers l'ouest jusque dans les Rocheuses. Actuellement, le troupeau de bisons de prairies de Pink Mountain est le seul dans cette région. Il se trouve dans le secteur de Pink Mountain et de la rivière Sikanni Chief, à 180 km au nord-ouest de Fort St. John. Son territoire actuel est d'environ 1 500 km2 et l'habitat se compose principalement de prés de carex et de prairies. Depuis son établissement, en 1971, le troupeau de Pink Mountain a gagné en territoire et en taille, malgré une stabilisation apparente ces dernières années. Le recensement de 2003 indique que le troupeau comprend 876 animaux; il est maintenu à ce niveau approximatif par la récolte. Le bison des prairies vivait autrefois dans la totalité du centre et du sud de l'Alberta. Après leur extermination, au cours des années 1880, on a rétabli une population de bisons des prairies, qui forme maintenant la population du parc national Elk Island. Cette population, le seul troupeau à l'état mi-sauvage au Canada, constitue le troupeau fondateur de tous les troupeaux de conservation de bisons des prairies au Canada. Son territoire clôturé de 136 km2 est situé à 50 km à l'est d'Edmonton. Le troupeau comprend actuellement environ 500 individus; sa taille est stable depuis 1975, à cause des mesures de gestion prises en vue de sa stabilisation dans le but d’atténuer la pression du broutage. Le troupeau en captivité du parc national des Lacs-Waterton est soigneusement maintenu à 26 têtes, et le Bud Cotton Buffalo Paddock, situé tout juste au sud de Wainwright, en compte 16. Jusqu'à leur extermination à la fin du XIXe siècle, il y avait des bisons des prairies dans toute la région du parc national de Prince-Albert, en Saskatchewan. Le troupeau de bisons des prairies vivant actuellement dans le parc national de Prince-Albert est le seul troupeau libre à vivre dans l'aire de répartition d'origine du bison des prairies au Canada; il est protégé par un parc national d’une superficie de 3 875 km2, situé à environ 200 km au nord de Saskatoon, dans le centre de la province. Le troupeau occupe un territoire d'environ 750 km2, dont 50 km2 à l'extérieur des limites du parc. Les animaux sont protégés tant qu’ils restent à l’intérieur des limites du parc mais de petits groupes de bisons voyagent entre le parc et les terrains privés adjacents. En 2002, la population du parc comptait 320 bisons. Depuis 20 ans, la population totale s’accroît au rythme de 10 à 14 p. cent par année. Le polygone de tir aérien de Cold Lake/Primrose, un territoire de plus de 12 000 km2 qui chevauche la frontière entre l'Alberta et la Saskatchewan, abrite lui aussi un troupeau libre de bisons des prairies. Ces bisons vivent du côté saskatchewanais du polygone. La population, évaluée à environ 70 à 100 animaux, est peut-être en expansion. Depuis 1972, on retrouve un troupeau d'exposition en captivité, au parc provincial Buffalo Pound, dans le sud-ouest de la Saskatchewan, à environ 30 km au nord-est de Moose Jaw. La taille de ce troupeau est maintenue à 35 individus. Il n'y a actuellement aucune population de bisons des prairies à l'état sauvage à l'est de la Saskatchewan. Un troupeau d'exposition en captivité est entretenu au parc national du Mont Riding, au Manitoba, dans l'aire de répartition historique du bison des prairies. La taille de ce troupeau, qui compte actuellement 33 individus, est maintenue entre 25 et 50 animaux. L'effectif de la population du parc national de Prince-Albert s'accroît, mais l'expansion du domaine du troupeau au-delà du périmètre du parc est limitée par la présence de terres agricoles. Une croissance de la population vivant dans le polygone de tir aérien de Cold Lake/Primrose, dans le nord-ouest de la Saskatchewan, est également possible, mais pourrait être limitée par les ententes récentes autorisant la chasse de cette population par la Première Nation de Cold Lake. En général, on connaît mal le troupeau du polygone de Cold Lake/Primrose, notamment quant à la superficie du domaine qu'il occupe et à la taille précise de la population. Les autres populations de bisons des prairies ont une taille relativement constante. La majeure partie de l'aire de répartition actuelle du bison des prairies au Canada est protégée, bien que la chasse de chacun des troupeaux en liberté soit autorisée dans une certaine mesure. Aux termes des stratégies de gestion actuelles, aucune diminution de la superficie occupée par les bisons n'est prévue. La petite taille du troupeau vivant dans le polygone de Cold Lake/Primrose pourrait être préoccupante. Toutefois, pour le moment, aucune de ces populations ne court de danger de disparition imminent.

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Habitat

L'aire de répartition du bison des prairies au Canada s'étendait jadis sur toutes les prairies, y compris les terrains herbeux, les prés montagnards, les arbustaies et certaines régions boisées où les bisons se protégeant du climat et des prédateurs. Le bison des prairies préfère les habitats ouverts de prés ou de prairies. Cet animal brouteur choisit son habitat principalement en fonction de ses besoins alimentaires, de la disponibilité du fourrage, de l'épaisseur de la couche de neige, des antécédents de brûlis et de l'évitement des prédateurs. Les changements saisonniers d'habitat sont souvent dictés par la disponibilité du fourrage, et les déplacements à l'intérieur d'un habitat par le stade de croissance de la végétation, le bison préférant les jeunes pousses aux anciennes. Chez les troupeaux libres, le surpâturage n'est pas préoccupant car le bison n'exploitera pas à l'excès un secteur s'il a la possibilité de se déplacer vers un autre. De plus, les troupeaux protégés sont maintenus à une taille optimale pour leur territoire. Bien que l'habitat d'origine du bison des prairies ait presque totalement disparu au profit de l'agriculture et de l'urbanisation, il existe certaines possibilités de réintroduction.

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Biologie

Le bison des prairies est un mammifère polygyne, c’est-à-dire que la femelle est en chaleurs plusieurs fois par saison; les premières chaleurs se produisent à la fin de l'été, et d'autres ont lieu jusqu'à la fin de l'automne tant que la femelle n'est pas fécondée. Les mâles ont la possibilité de se reproduire en fonction de leur rang dans la hiérarchie. Mâles et femelles vivent séparés presque toute l’année et ne se réunissent qu’en été. Le rut survient de juin à octobre, culminant vers le début d'août. Le mâle suit assidûment une femelle en rut pendant plusieurs jours et des combats farouches peuvent s’engager entre rivaux, les plus forts l’emportant sur les plus faibles. La femelle peut généralement se reproduire entre les âges de trois et 16 ans. Elle a souvent son premier veau à trois ans, après une gestation d’un peu plus de neuf mois. La saison de mise bas s'étale habituellement sur trois à quatre semaines, entre avril et juin. Le succès de la reproduction peut varier de 35 à 100 p. 100, selon des facteurs comme le climat et l’alimentation. La femelle maintient des liens très étroits avec son veau pendant la semaine qui suit la mise bas, et l'allaitement peut durer de 7 à 12 mois, voire jusqu'à 24 mois. Généralement, les veaux sont protégés par leur mère, mais le troupeau se porte lui aussi à leur défense en les plaçant vers l'avant du troupeau s'il est poursuivi. La taille et la structure des troupeaux de cette espèce grégaire varient au fil des mois. La majeure partie de l'année, les troupeaux de bisons se scindent en groupes maternels et en groupes de mâles. Les groupes maternels, qui forment la majorité du troupeau, se composent de 20 à 50 femelles et veaux. Les mâles établissent une hiérarchie fluide, où la domination change souvent au cours de la saison de reproduction. Le bison est particulièrement bien adapté aux basses températures. Sa tolérance au froid est due en grande partie au pouvoir isolant de son pelage qui compte dix fois plus de poils par cm2 que celui des bovins domestiques. Même s’il préfère les carex et les graminées, ce bison est capable de modifier son régime alimentaire en fonction du fourrage disponible. Le bison des prairies sauvage vit en moyenne une quinzaine d'années. Cependant, dans les populations captives ou à l'état mi-sauvage, il peut dépasser 20 ans et même continuer à s'accoupler après l'âge de 30 ans. Outre l’être humain, le bison compte parmi ses prédateurs le loup et l’ours grizzli.

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Menaces

Le principal obstacle à la conservation du bison des prairies est le manque d'habitat. La majeure partie de son aire de répartition d'origine a été perdue au profit de l'agriculture et du développement urbain. Les menaces additionnelles comprennent les maladies des bovins d'élevage et le risque de pollution génétique des bisons d'élevage qui se sont échappés. La plupart des troupeaux de bisons existant aujourd'hui ont été fondés à partir d'animaux donnés ou vendus par des éleveurs. Parfois, les éleveurs qui trouvaient des bisons dispersés parmi leurs bovins en rassemblant leur bétail favorisaient le croisement des bisons et de ce dernier. L'hybridation entre les deux espèces a probablement causé la perte d'une partie de la diversité génétique d'origine du bison des prairies. L'hybridation avec le bison des bois peut également constituer une menace pour la conservation du bison des prairies au Canada, de même que l'élevage de gibier, puisqu'il y a un risque d'hybridation entre les populations sauvages de bisons des prairies et les troupeaux d'élevage de bison des bois et des prairies si des animaux d'élevage s'échappent. De plus, le bétail domestique peut constituer un réservoir de maladies pour le bison, et sa proximité risque de mettre en péril la santé de certains troupeaux de bisons. Bien qu’aucune population canadienne de bisons des prairies n'est actuellement infectée par une maladie qui puisse mettre son existence en péril, il n'y a guère de doute que les maladies les plus graves qui affligent le bison nord-américain d'aujourd'hui, soit la tuberculose, la brucellose et l'anthrax, résultent de l'infection par du bétail introduit. Les efforts de conservation du bison des prairies au Canada sont aussi entravés par l'absence de consensus entre les législations provinciales et fédérales en matière de protection. Le bison est considéré comme une espèce sauvage en Colombie-Britannique et en Saskatchewan et il jouit d'une protection dans les parcs nationaux; cependant, il est considéré comme du bétail en Alberta et au Manitoba et n'est donc actuellement protégé par aucune législation. Enfin, certains troupeaux font l'objet d'une chasse contrôlée, mais les effets de la chasse sur les caractéristiques et la taille de ces populations n’ont pas été étudiés.

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Protection

Protection fédérale

La Loi sur les parcs nationaux du Canada protège les bisons qui vivent dans un parc national. La récolte de la ressource en tant que telle est interdite dans les quatre parcs nationaux qui préservent des bisons des prairies, tant que ces derniers demeurent dans les limites du parc, et les animaux font l'objet d'une gestion visant la conservation de leurs populations. En Colombie-Britannique, le troupeau de Pink Mountain est protégé contre la chasse non réglementée aux termes de la loi sur la conservation de la faune (Wildlife Act) de la province. En Saskatchewan, le bison des prairies est considéré comme un gros gibier et donc une espèce faunique aux termes de la Wildlife Act de la province. Il faut donc détenir un permis pour tuer ou déranger des bisons. Comme il n'y a pas de saison de chasse ouverte au bison en Saskatchewan, l’animal est protégé de la chasse par les non-Autochtones. En Alberta et au Manitoba, le bison des prairies n'a jamais été réintroduit sous forme de troupeaux à l'état sauvage sur les terres publiques appartenant à ces provinces. Il est considéré dans ces provinces comme un animal domestique.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement du Bison

  • Cormack Gates - Président/Contact - Université ou Collège
    Tél. : 403-220-6605  Téléc. : 403-284-4399  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

12 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le bison des prairies Bison bison bison au Canada (2004)

    Le bison des prairies (Bison bison bison Linné 1758) est une des deux sous-espèces du Bison bison, l'autre étant le bison des bois (Bison bison athabascae Rhoads 1897).
  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Bison des prairies Bison bison bison et le Bison des bois Bison bison athabascae au Canada (2014)

    Membre de la famille des bovins sauvages, le bison d'Amérique est le plus grand mammifère terrestre de l'Amérique du Nord. Il en existe deux sous-espèces, soit le bison des prairies (Bison bison bison) et le bison des bois (B.b. athabascae), qui se distinguent par leur morphologie, leur taille et leur pelage. Les deux sous-espèces restent distinctes au plan phylogénétique malgré le transfert massif de bisons des prairies au sein de ce qui restait de la population de bisons des bois dans les années 1920, ce qui a eu un effet substantiel sur leur intégrité génétique et territoriale. Le bison constituait jadis une espèce clé aux plans écologique et culturel : il influait de façon disproportionnée sur les processus écologiques et la biodiversité dans les systèmes socioécologiques qu'il occupait. Il jouait un rôle important dans la culture matérielle et la culture spirituelle de nombreux peuples autochtones. Depuis les années 1970, le bison a gagné en importance économique et commerciale. Le présent rapport présente les données nécessaires pour évaluer les populations sauvages de l'espèce conformément aux lignes directrices du COSEPAC.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Bison des prairies (2015)

    Ce bison se trouve dans seulement cinq sous-populations sauvages et isolées au Canada. Il y a approximativement 1 200 à 1 500 individus matures, dont environ la moitié est regroupée dans une sous-population qui se trouve à l’extérieur de l’aire de répartition historique. Le nombre total d’individus a augmenté de 36 % depuis la dernière évaluation menée en 2004, mais ce total demeure une infime fraction des effectifs d’il y a 200 ans. Cet animal occupe actuellement moins de 0,5 % de son aire de répartition d’origine au Canada. La persistance de cet animal continue à faire l’objet d’un certain nombre de menaces. L’augmentation de la taille des populations ou l’ajout de nouvelles sous-populations sont limités par un habitat fragmenté ou non convenable qui est souvent géré de façon à exclure le bison. Un déclin global est prévu pour les sous-populations sauvages car elles sont gérées dans le but de contrôler ou de réduire la taille des populations et elles sont vulnérables à des événements imprévisibles mais potentiellement catastrophiques, principalement des épidémies et des phénomènes météorologiques extrêmes.
  • Énoncé de réaction - Bison des prairies (bison) (2004)

    Il y a actuellement environ 700 bisons matures de cette sous-espèce dans trois hardes en liberté et environ 250 bisons adultes en semi captivité dans le parc national Elk Island. La plus grande harde en liberté, dans la région du mont Pink de la Colombie-Britannique, se trouve à l'extérieur de l'aire de répartition historique de cette sous espèce. La population dans le parc national Prince Albert augmente d'environ 10 p. 100 par an. Le plus grave problème de ces bisons au Canada est le manque d'habitat attribuable à la conversion des terres à des fins d'agriculture et d'urbanisation. Les menaces additionnelles comprennent les maladies des bovins d'élevage et le risque de pollution génétique des bisons d'élevage qui se sont échappés, y compris certains bisons qui peuvent être porteurs de gènes de bovin. Le nombre total de bisons matures de cette sous-espèce en liberté et en semi-captivité atteint un peu moins de 1 000 individus, et il y a moins de cinq populations.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant diverses espèces du parc national du Canada des Prairies (2016)

    Le Plan d’action visant diverses espèces du parc national du Canada des Prairies couvre les terres et les eaux se trouvant à l’intérieur des limites du parc national du Canada des Prairies. Le plan satisfait aux exigences relatives aux plans d’action fixées par la Loi sur les espèces en péril (LEP, art. 47) en ce qui a trait aux espèces pour lesquelles il faut établir un plan d’action et qui sont observées régulièrement à cet endroit. Les mesures décrites dans ce plan profiteront aussi à d’autres espèces régulièrement présentes dans le parc national des Prairies pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2004)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    Conformément à l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le ministre de l'Environnement recommande que 43 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, soit la Liste des espèces en péril. Cette recommandation est fondée sur les évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et sur les consultations avec des gouvernements, des peuples autochtones, des conseils de gestion des ressources fauniques, des intervenants et le public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2004 (2004)

    Le rapport annuel de 2004 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.
  • Rapport annuel du COSEPAC - 2013-2014 (2014)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2013 à septembre 2014), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 24 au 29 novembre 2013, et la deuxième, du 27 avril au 2 mai 2014. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 0 En voie de disparition : 23 Menacées : 12 Préoccupantes : 20 Données insuffisantes : 0 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2015 (2015)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 521 espèces forment la liste. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 15 avril 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 15 octobre 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril
  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : novembre 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.