Profil d'espèce

Alouette hausse-col de la sous-espèce strigata

Nom scientifique : Eremophila alpestris strigata
Autres noms/noms précédents : Alouette haussecol de la sous-espèce strigata
Taxonomie : Oiseaux
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2003
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Alouette hausse-col de la sous-espèce strigata Photo 1

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Taxinomie

L’alouette hausse-col de la sous-espèce strigata est la plus rare des huit sous-espèces vivant au Canada.

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Description

L'alouette hausse-col de la sous-espèce strigata est un petit oiseau brun gracile aux longues ailes. Sa gorge ainsi que le bandeau surmontant son œil sont jaunes. Le dessus et la nuque de la petite alouette sont brun foncé. Le dessous est jaunâtre et les côtés sont marqués de larges rayures brunes. Son bec est court et fort, et sa queue carrée, bordée de noir, est visible même en vol. On la distingue grâce à son bandeau noir et à la rayure noire en forme de faux qui marque sa face. Chez le mâle, le bandeau se prolonge en touffes de plumes minces, appelées aigrettes, visibles de près seulement. Les deux petites aigrettes ressemblent à des cornes, d'où le nom d’ « alouette cornue » qu'on donne parfois à l’espèce. La femelle adulte est semblable au mâle, mais plus petite et de couleur plus terne.

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Répartition et population

En Amérique du Nord, on retrouve l'alouette hausse-col de la sous-espèce strigata dans les plaines côtières des États de l'Oregon et de Washington, jusqu’au sud-ouest de la Colombie-Britannique. Dans cette province, la présence de l’oiseau se limite au sud-est de l'île de Vancouver et à la vallée du bas Fraser, de l'embouchure du fleuve jusqu'à Chilliwack vers l'est. Au Canada, on estime que la population se compose de un à cinq oiseaux seulement. En 2002, un mâle seul a été observé dans le sud de l’île de Vancouver. Avant cette date, on croyait que l'alouette hausse-col de la sous-espèce strigata avait complètement disparu dans l'île et qu'elle était extrêmement rare dans la vallée du bas Fraser. À l’exception des années 1920 et 1930, où les populations auraient atteint un niveau record, cette sous-espèce n'a jamais été abondante en Colombie-Britannique. Au cours des années 1980, les populations ont commencé à diminuer au point de disparaître. Les populations américaines sont également en déclin ou sur le point de disparaître; on estime qu’il ne reste que de 300 à 500 individus dans les états de l'Oregon et de Washington.

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Habitat

Comme toutes les alouettes hausse-col, la sous-espèce strigata préfère les terrains découverts où la végétation est courte et clairsemée. En Colombie-Britannique, les habitats comprennent des pistes d’atterrissage, des terres agricoles, des pâturages, des terrains de jeux, des bords de route, ainsi que des régions naturelles comme les dunes, les plages et les grèves. Ces écosystèmes naturels à végétation clairsemée sont les plus rares de la région. L’oiseau se reproduit uniquement dans les champs d’herbes courtes des terres agricoles, des aéroports et des estuaires ainsi que sur les plages de sable du bas Fraser où la végétation est clairsemée. Le dernier lieu de reproduction connu est mentionné en 1981 à l’aéroport international de Vancouver.

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Biologie

On croit que l'alouette hausse-col de la sous-espèce strigata est monogame durant la saison de reproduction, mais on ignore si le couple reste formé le reste de l’année. Le mâle arrive généralement en premier sur les lieux de la reproduction et y établit un territoire. Dès qu’elle arrive, la femelle choisit un mâle, puis cherche un endroit où installer le nid à l’intérieur du territoire de son partenaire. Cet oiseau niche au sol, à proximité d'une touffe de plantes ou d'un petit objet. La femelle construit le nid en creusant un petit trou dans le sol ou en utilisant un creux déjà présent. Elle le tapisse ensuite d’herbes fines et d’autres fibres végétales. En général, la femelle pond quatre œufs qu’elle couve durant 11 ou 12 jours. On ignore si l’oiseau a plus d’une couvée par année. La femelle s’occupe des oisillons et, avec le mâle, nourrit les petits encore au nid. Une dizaine de jours après l’éclosion, les oisillons quittent le nid pour la première fois, avant même de pouvoir voler. À l’instar de beaucoup d’autres espèces d’oiseaux des prairies, les jeunes ne restent pas longtemps au nid. En Colombie-Britannique, la saison de reproduction s'étend du début d'avril à la fin d'août. En dehors de la saison de reproduction, l'oiseau se nourrit surtout de graines. Au printemps et en été, il mange aussi des invertébrés et en donne à ses oisillons. L'automne, des populations de la côte de la Colombie-Britannique peuvent migrer vers le sud, jusqu’aux états de Washington et de l'Oregon, mais on a vu quelques oiseaux passer l'hiver dans la région. L'alouette hausse-col a tendance à nicher loin des paysages urbains et tolère les pâturages et l'utilisation occasionnelle de machines; cependant, les nids peuvent être détruits au moment du fauchage de la végétation ou écrasés par d'autres véhicules, comme c’est souvent le cas dans les terrains des aéroports. On ne connaît pas le taux de survie des jeunes et des adultes, mais on peut attribuer l’échec de la nidification à cette destruction accidentelle des nids, en plus de la prédation et du mauvais temps.

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Menaces

La rareté des habitats et la disparition d’anciens habitats constituent les principales menaces pour la sous-espèce strigata. Sur la côte de la Colombie-Britannique, la plupart des habitats favorables ont été aménagés pour des activités humaines comme la construction de maisons, les loisirs, l'agriculture et l'industrie légère. Aucune de ces activités n’est compatible avec un oiseau qui niche au sol. Dans l’avenir, les projets de développement vont continuer d’exercer une pression sur le milieu et détruiront sans doute la plupart des habitats naturels qui restent. Dans le delta du Fraser, la construction d'ouvrages de régulation des niveaux d'eau a réduit la superficie des berges sablonneuses à végétation clairsemée le long du fleuve. Des plantes exotiques envahissantes se sont établies dans la plupart des dunes et des champs qui restent. Il est probable que l’utilisation croissante des produits chimiques et l'augmentation de la prédation par les chats domestiques et les animaux sauvages qui vivent dans des régions urbaines exercent une pression supplémentaire sur cet oiseau. De plus, étant donné le déclin des populations voisines des États de Washington et de l'Oregon, on peut difficilement espérer que certains de ces oiseaux se dispersent et rétablissent les populations en Colombie-Britannique.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Alouette hausse-col de la sous-espèce strigata est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

L'alouette hausse-col de la sous-espèce strigata est protégée par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs du gouvernement fédéral, en vertu de laquelle il est illégal d’avoir en sa possession des oiseaux migrateurs ou leurs nids. La sous-espèce est aussi protégée par la Wildlife Act de la Colombie-Britannique, qui interdit la chasse, le piégeage, l’empoisonnement ou tout autre moyen de destruction de la faune, ou encore la perturbation ou la destruction des œufs ou des nids. Quelques anciens lieux de reproduction sont protégés à l'intérieur de parcs régionaux dans les îles Sea et Iona.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de l’Alouette hausse-col de la sous-espèce strigata (Eremophila alpestris strigata) considérant aussi le Bruant vespéral de la sous-espèce affinis (Pooecetes gramineus affinis) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

Nom : *Programme de rétablissement modifié de l’Alouette hausse-col de la sous-espèce strigata (Eremophila alpestris strigata) et Programme de rétablissement du Bruant vespéral de la sous-espèce affinis (Pooecetes gramineus affinis) au Canada (modifié)
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de l'Alouette hausse-col de la sous-espèce strigata et du bruant vespéral

  • Megan Harrison - Président/Contact - Environnement Canada
    Tél. : 604-350-1989  Téléc. : 604-946-7022  Envoyer un courriel

Équipe de rétablissement de l'écosystème des chênes de Garry

  • Conan Webb - Président/Contact - Agence Parcs Canada
    Tél. : 250-478-5153  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de l’Alouette hausse-col de la sous-espèce strigata (Eremophila alpestris strigata) et Programme de rétablissement du Bruant vespéral de la sous-espèce affinis (Pooecetes gramineus affinis) au Canada (2016)

    L'Alouette hausse-col de la sous-espèce strigata (Eremophila alpestris strigata) a été inscrite à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en tant qu'espèce en voie de disparition en 2005. Le Bruant vespéral affinis (Pooecetes gramineus affinis) a été inscrit à l'annexe 1 de la LEP en tant qu'espèce en voie de disparition en 2007. Le ministre de l'Environnement et le ministre responsable de l’Agence Parcs Canada sont les ministres compétents pour le rétablissement de l'Alouette hausse-col de la sous-espèce strigata et du Bruant vespéral de la sous-espèce affinis et ont élaboré ce programme, conformément à l'article 37 de la LEP. Ce programme a été préparé en collaboration avec le gouvernement de la Colombie-Britannique, l’Agence Parcs Canada, l'Équipe de rétablissement des écosystèmes du chêne de Garry, la Nanaimo Airport Commission et l'État de Washington (Department of Fish and Wildlife).

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2004)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    Conformément à l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le ministre de l'Environnement recommande que 43 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, soit la Liste des espèces en péril. Cette recommandation est fondée sur les évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et sur les consultations avec des gouvernements, des peuples autochtones, des conseils de gestion des ressources fauniques, des intervenants et le public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2004 (2004)

    Le rapport annuel de 2004 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : novembre 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.