Profil d'espèce

Brosme

Nom scientifique : Brosme brosme
Taxonomie : Poissons
Distribution : Océan Atlantique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2012
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Brosme

Brosme Photo 1

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Description

Le brosme est un poisson sédentaire de l’ouest de l’océan Atlantique. Il ressemble à la morue, son corps est mince, et il se déplace lentement. Il est le seul membre de la famille de la morue ayant à la fois un seul barbillon sous le menton et une nageoire dorsale continue. Il se distingue par une nageoire caudale arrondie, de petites nageoires pelviennes présentant quatre ou cinq rayons et des nageoires pectorales arrondies et en forme de brosse. Toutes les nageoires sont épaisses et charnues à la base. Sa couleur varie : dans le nord est de l’Atlantique, le brosme est gris pâle avec une teinte brunâtre, il a les flancs pâles et le ventre blanc grisâtre; dans l’ouest de l’Atlantique, le brosme peut être rougeâtre foncé ou brun verdâtre, ou parfois brun pâle, et son ventre est blanc ou crème. Les adultes atteignent une longueur maximale de plus de 100 cm et vivent une vingtaine d’années. Les œufs flottent et éclosent pour donner des larves de 4 mm qui restent dans la colonne d’eau avant de se poser sur le fond lorsqu’elles mesurent environ de 50 à 60 mm. Cinquante pour cent des adultes atteignent la maturité sexuelle vers cinq ou six ans (environ 50 cm de long).

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Répartition et population

Le brosme est une espèce septentrionale qui vit dans les eaux de la plateforme continentale de la zone boréale et subarctique de l’Atlantique Nord. Son centre d’abondance dans l’ouest de l’Atlantique se situe entre 41o et 44o de latitude nord, dans le golfe du Maine et le sud de la plateforme Scotian au large du sud ouest de la Nouvelle-Écosse, depuis le chenal de Fundy et le banc de Browns jusqu’au banc des îles Emerald, Western et de Sable. Il ne fréquente que rarement les eaux profondes à la limite de la plateforme continentale au large de Terre Neuve et Labrador. L’aire de répartition du brosme est très limitée par comparaison à celle d’autres individus du groupe de la morue, de la merluche et de la goberge dans l’ouest de l’Atlantique. Les stocks de brosme chevauchent la frontière entre le Canada et les États Unis. Dans les eaux canadiennes, on estime que, entre 1970 et 2001, les populations de brosmes de plus de 50 cm de long (taille de 50 p. 100 des individus matures) ont diminué de 95,5 p. 100. La population des poissons de plus de 50 cm sur la plateforme Scotian compte 314 520 individus, ce qui représente un déclin d’un ordre de grandeur depuis les années 1970.

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Habitat

Le brosme préfère les fonds océaniques rocheux composés de blocs, de gravier ou de galets. Il se trouve en général à des profondeurs variant entre 150 à 400 m, dans des eaux relativement chaudes (6 oC à 10 oC), mais jamais près du rivage ou à des profondeurs inférieures à 20 ou 30 m.

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Biologie

Le frai a lieu d’avril à juillet, la période la plus intense étant la fin juin sur la plateforme Scotian. La moitié des adultes atteignent la maturité lorsqu’ils mesurent environ 50 cm de long, ou vers cinq ou six ans. Le brosme est l’un des poissons les plus féconds (ou fertiles) qui soient : un adulte de plus de 60 cm peut avoir plus d’un million d’œufs. Les œufs flottent et éclosent pour donner des larves de 4 mm qui restent dans la partie supérieure de la colonne d’eau et qui se posent sur le fond lorsqu’elles mesurent de 50 à 60 mm. Le temps de génération est estimé à neuf ans. Le brosme se nourrit d’autres espèces de poissons, de crustacés et de polychètes (vers marins). De nombreuses espèces tirent parti de la lenteur du brosme; l’aiguillat commun, le flétan, la morue et le phoque à capuchon comptent parmi ses principaux prédateurs. Le brosme est un poisson sédentaire et solitaire qui ne forme pas de larges bancs. Il reste en général dans la même zone pendant tout son cycle biologique.

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Menaces

La pêche excessive est la plus grande source de mortalité du brosme. Bien qu’il y ait certaines activités de pêche réglementées, ce poisson est surtout pris de façon accessoire dans les palangres qui ciblent le flétan, la morue, l’aiglefin et la goberge. Dans l’ensemble, les débarquements de brosme sont à la baisse depuis la fin des années 1970, ce qui coïncide avec une diminution de la longueur et du poids. On estime que la population de brosmes de la région Scotia Fundy a connu un déclin de 93 p. 100 de 1970 à 2001. L’aire de répartition principale du brosme chevauche la frontière Canada États Unis, et les tendances démographiques observées dans les deux pays sont similaires. Aux États Unis, la plupart des brosmes sont pris dans les filets de fond utilisés par l’industrie de la pêche dans le golfe du Maine; il s’est produit une diminution de 60 p. 100 de la population du golfe du Maine de 1970 à 1994. La destruction de l’habitat menace aussi cette espèce.

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Protection

Protection fédérale

Le brosme de la région Scotia-Fundy est géré par Pêches et Océans Canada. En 1999, une limite de 1 000 tonnes par année a été établie pour les prises accessoires débarquées de toutes les flottes combinées dans la région Scotia Fundy.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme national de rétablissement du Brosme (Brosme brosme)
État d'avancement : Pas amorcé

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

13 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le brosme (Brosme brosme) au Canada (2003)

    Le Brosme Brosme (Ascanius, 1772) est le seul membre de son genre et fait partie de la vingtaine d'espèces apparentées aux morues (Gadidés) recensées sur la côte Est du Canada. Communément appelé « brosme », ce poisson possède un seul barbillon et une seule nageoire dorsale. Cette caractéristique permet de l'identifier parmi la famille des Gadidés. Dans le présent rapport, les brosmes sont considérés comme faisant partie d'une même unité évolutionnaire significative (UES). Aucune étude n'a été faite sur la variation méristique, morphométrique et génétique du brosme dans l'ouest de l'Atlantique.
  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Brosme (Brosme brosme) au Canada (2013)

    Le brosme est le seul membre de son genre et fait partie de la vingtaine d’espèces apparentées aux morues (Gadiformes) recensées sur la côte Est du Canada. Ce poisson possède un seul barbillon et une seule nageoire dorsale. Cette caractéristique permet de l’identifier.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Brosme (2013)

    Cette espèce est un grand poisson de fond à croissance lente qui réside dans le golfe du Maine et le plateau néo-écossais, et qui fait l’objet d’un déclin continu depuis 1970. La partie de la population correspondant aux individus matures a chuté d'environ 85 % au cours de trois générations. Il existe également de solides indications que sa zone d'occupation a connu un déclin considérable. La taille moyenne des poissons a également connu un déclin, ce qui correspond à un déclin de l'abondance. Les efforts de gestion limités n'ont pas été efficaces pour mettre un frein au déclin.
  • Énoncés de réaction - Brosme (2007)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la loi (2012)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2005) (2005)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2013)

    Le présent décret ajoute sept espèces et reclasse deux espèces à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Il modifie également l’annexe 1 en radiant une espèce figurant auparavant sur la liste comme une seule unité désignable, et en la remplaçant par deux unités désignables de la même espèce. Une unité désignable d’espèce terrestre, qui figure aussi sur la liste en tant qu’unité désignable plus importante, est retirée pour éviter les doublons. Ces modifications ont été appliquées à la suite d’une recommandation par le ministre de l’Environnement, agissant sur les conseils de l’autre ministre compétent, à savoir le ministre des Pêches et des Océans Canada. Un décret connexe, pris en vertu de l’article 76 de la LEP, exemptera les activités autorisées en vertu de la Loi sur les pêches des interdictions imposées par la LEP pour une période d’un an, concernant une espèce ajoutée à l’annexe 1 (truite fardée versant de l’Ouest).
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2006)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Brosme - Consultations sur l’inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril (2016)

    Sommaire de l'information et sondage pour les consultations sur l'inscription du brosme comme espèce menacée à la Liste des espèces en péril – Veuillez SVP fournir vos commentaires d’ici le 18 mars, 2016.
  • Cahier de consultation au sujet de l’inscription sur la liste officielle Brosme (Brosme brosme) (2007)

    Le brosme, (Brosme brosme), est un poisson sédentaire, solitaire et à nage lente appartenant à la famille des gadidés. Contrairement aux autres poissons apparentés à la morue, il n’a qu’une seule nageoire dorsale et une seule nageoire anale. Le brosme peut atteindre une longueur de 100 cm et un poids de 12 kg. Sa couleur varie du brun rougeâtre au vert, avec du crème ou du blanc sur le ventre.
  • Loi sur les espèces en péril- Cahier de consultation au sujet de l'inscription sur la liste officielle, Brosme (Brosme brosme) (2004)

    Nous désirons recueillir votre opinion pour aider le gouvernement fédéral à décider de manière fondée si le brosme devrait être ajouté à l'Annexe 1 (la liste des espèces en péril) de la Loi sur les espèces en péril. Vos commentaires concernant les conséquences de l'ajout de cette espèce à la liste sont importants. Ce cahier de consultation a été préparé pour que vous puissiez communiquer à Pêches et Océans Canada vos commentaires et vos conseils concernant l'ajout de cette espèce à l'Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (L'Annexe 1 identifie les espèces qui sont protégées par cette loi).