Profil d'espèce

Bocaccio

Nom scientifique : Sebastes paucispinis
Taxonomie : Poissons
Distribution : Océan Pacifique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2013
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


Recherche avancée

Liens rapides : | Taxinomie | Photo | Description | Habitat | Biologie | Menaces | Protection | Autre protection ou statut | Programme national de rétablissement | Documents

Image de Bocaccio

Bocaccio Photo 1

Haut de la page

Taxinomie

Le bocaccio est l’une des quelque 35 espèces de sébastes (Sebastes spp.) qui se trouvent au large de la Colombie-Britannique. Le bocaccio est aussi appelé Sébaste du Pacifique.

Haut de la page

Description

La couleur du dos du bocaccio adulte varie entre l’orange olive et l’orange brûlé ou le brun, tandis que celle de son ventre va du rose au rouge. La caractéristique la plus distinctive de ce poisson est sa longue mâchoire supérieure qui s’étend au moins jusqu’à l’orbite de l’œil. Les jeunes poissons de moins de 25 cm de long sont de couleur bronze clair et leurs flancs sont marqués de petites taches brunes. Leur couleur s’assombrit et les taches disparaissent à mesure qu’ils deviennent matures. Le bocaccio est l’un des plus gros sébastes. Il atteint en général de 64 cm à 74 cm de long, mais on a déjà observé des femelles de 91 cm et des mâles de 75 cm.

Haut de la page

Répartition et population

Le bocaccio se trouve dans les eaux de l’Est de l’océan Pacifique, depuis le golfe d’Alaska jusqu’à la Basse-Californie, au Mexique. Au Canada, il fréquente les eaux du large de la côte du Pacifique, où il est pris par les chalutiers commerciaux qui pêchent d’autres espèces. En Colombie-Britannique, les prises les plus importantes ont été effectuées sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver et dans le détroit de la Reine-Charlotte. La répartition du bocaccio dans la zone littorale est moins bien connue parce que la plus grande partie de la pêche commerciale au poisson de fond s’effectue en Colombie-Britannique près du bord de la plate-forme continentale. On sait toutefois que l’espèce fréquente quelques bras de mer et le détroit de Georgia. Certains pêcheurs ont signalé sa présence dans la région du détroit dans les années 1970, mais non dans les années 1990. On estime qu’au large de la côte ouest de l’île de Vancouver, le nombre de bocaccios a connu un déclin de 96 p. 100 entre 1980 et 2000. Les effectifs ont peut-être aussi connu un déclin dans le détroit de Georgia, mais il faudra obtenir d’autres données sur le sujet avant de conclure. Plus au sud, dans les eaux américaines, l’abondance semble avoir connu un déclin de 99 p. 100 au cours des vingt dernières années. L’abondance des bocaccios des eaux canadiennes est mal connue en raison de l’intérêt commercial relativement faible de l'espèce.

Haut de la page

Habitat

Pendant les premiers mois de l’année, les jeunes poissons vivent près de la surface. À partir de la fin du printemps et durant l’été, ils se rassemblent dans des zones près du rivage où l’eau a de 30 à 120 m de profondeur. Les adultes sont observés sur divers types de fond, la plupart du temps à des profondeurs de 60 à 340 mètres, mais sont encore considérés comme semi-pélagiques (ils préfèrent les parties supérieures de la haute mer).

Haut de la page

Biologie

Le bocaccio, comme tous les sébastes, est ovovivipare, c’est à dire que les œufs éclosent dans le corps de la femelle, qui donne naissance à des petits vivants. L’accouplement a lieu au début de l’automne; la fertilisation est cependant retardée dans le corps de la femelle et les larves y subissent la plus grande partie de leur développement avant d’être libérées. Dans les eaux de la Colombie-Britannique, les jeunes sont en général libérés pendant l’hiver, lorsqu’ils ont de 4 à 5 cm de long. Le nombre d’œufs produits va de 20 000 à 2 300 000, et les grosses femelles en produisent plus que les petites. Après avoir atteint de 19 à 40 mm de longueur, les jeunes se déplacent pendant plusieurs mois vers les couches supérieures de l’océan. Ils croissent rapidement et peuvent avoir atteint 24 cm à la fin de leur première année d’existence. On pense qu’ils sont matures à l’âge de quatre ou de cinq ans, et que leur espérance de vie maximale est de 40 ans; il semble toutefois qu’ils peuvent vivre jusqu’à cinquante ans. Les études indiquent que le bocaccio est mobile pendant les toutes premières années de sa vie, mais devient plus sédentaire après avoir atteint une longueur d’environ 47 cm. Les bocaccios qui viennent de naître se nourrissent surtout de plancton (des petits crustacés et des copépodes), puis consomment surtout du poisson lorsqu’ils sont plus âgés. Le sébaste est l’un des poissons préférés des juvéniles et des adultes, mais les adultes se nourrissent aussi de Morues charbonnières, d’anchois, de poissons-lanternes et de calmars. Les bocaccios adultes servent eux-mêmes de nourriture au Phoque commun et à l’Éléphant de mer du nord; les juvéniles, quant à eux, sont la proie des oiseaux de mer.

Haut de la page

Menaces

La plus grande menace connue qui pèse sur le bocaccio est la pêche commerciale. En effet, les pêcheurs qui prennent au chalut d’autres espèces en capturent accidentellement, et les individus capturés dans des eaux de plus de 20 mètres de profondeur meurent en général pendant qu’ils sont ramenés à la surface parce que leur vessie natatoire est incapable de subir le changement rapide de la pression. La pêche sportive pourrait avoir dans l’avenir une incidence plus grande, ce type de pêche se tournant davantage vers le poisson de fond.

Haut de la page

Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

Haut de la page

Autre protection ou statut

Le bocaccio est inscrit sur la liste de l’Union mondiale pour la nature (UICN) et du Fonds mondial pour la nature.

Haut de la page

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

12 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la bocaccio (Sebastes paucispinis) au Canada (2002)

    Le bocaccio compte parmi les nombreuses (plus de 35) espèces de sébastes retrouvées dans les eaux marines de la Colombie-Britannique. Il se distingue des autres sébastes (Sebastes sp.) par sa grosse mâchoire. La couleur va de l'orange olive à l'orange brûlé ou au brun sur le dos, pâlissant pour devenir rose à rouge sur le ventre. Ce sébaste porte le même nom commun en anglais, mais il est aussi connu sous le nom de rock salmon, salmon rockfish, Pacific red snapper, Pacific snapper et Oregon snapper. Dans le présent rapport, nous traitons tout le bocaccio de la côte de la Colombie-Britannique comme une seule population; on n'a effectué aucune recherche sur les unités évolutionnaires significatives à ce jour en Colombie-Britannique.
  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Bocaccio Sebastes paucispinis au Canada (2014)

    Le bocaccio compte parmi les nombreuses espèces de sébastes (au moins 39) qui vivent dans les eaux marines de la Colombie-Britannique. Il se distingue des autres sébastes (Sebastes spp.) par sa longue mâchoire supérieure. L’espèce se répartit en deux groupes démographiques : le premier sur la côte ouest de la Colombie-Britannique et le second sur la côte du centre et du sud de la Californie. Les études génétiques n’ont cependant pas permis de conclure à une différenciation des populations observées le long de la côte du Pacifique. Le présent rapport considère l’ensemble des bocaccios vivant sur la côte de la Colombie-Britannique comme appartenant à une seule et même population.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réponse – Bocaccio (2015)

    Cette espèce est un sébaste longévif dont l’âge maximal au Canada des femelles est de 52 ans et dont la durée de génération est de 20 ans. Le cycle vital de l’espèce la rend vulnérable à la surpêche. La présente évaluation a tiré profit de la disponibilité de plus d’information sur les populations portant sur l’ensemble de l’aire de répartition canadienne et sur une plus longue période du passé. La population a connu une baisse constante durant 60 ans et a diminué de 28 % durant la période de 10 ans s’étant écoulée depuis la première évaluation du COSEPAC. Selon les relevés menés depuis la dernière évaluation, les baisses récentes se sont produites dans les zones de biomasse maximale au large de la côte ouest de l’île de Vancouver et dans le détroit de la Reine-Charlotte. Même s’il y a eu réduction des prises accessoires, ces dernières demeurent la principale menace pour la population.
  • Énoncés de réaction - Bocaccio (2007)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2010)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2005) (2005)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2011)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2006)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2003 (2003)

    Rapport annuel de mai 2003 au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada
  • Rapport annuel du COSEPAC - 2013-2014 (2014)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2013 à septembre 2014), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 24 au 29 novembre 2013, et la deuxième, du 27 avril au 2 mai 2014. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 0 En voie de disparition : 23 Menacées : 12 Préoccupantes : 20 Données insuffisantes : 0 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • La Loi sur les espèces en péril - Liste officielle des espèces aquatiques, Région du Pacifique - Cahier de consultation (2004)

    Nous désirons recueillir votre opinion pour aider le gouvernement fédéral à décider de manière fondée lesquelles des 10 espèces aquatiques suivantes devraient être ajoutées à l'Annexe 1 (la liste des espèces en péril) de la Loi sur les espèces en péril : le Rorqual bleu, la Baleine de Bryde, le Rorqual à bosse, l'Épinoche d'Enos, le Naseux moucheté, le Meunier de Salish, le Saumon rouge du lac Cultus, le Saumon Coho du bassin intérieur du Fraser, le Saumon rouge du lac Sakinaw et le Bocaccio. Vos commentaires concernant les conséquences de l'ajout de ces espèces sur la liste sont importants. Ce cahier de consultation a été préparé pour que vous puissiez communiquer à Pêches et Océans Canada vos commentaires et vos conseils concernant l'ajout des espèces mentionnées ci-dessus à l'Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (L'Annexe 1 identifie les espèces qui sont protégées par cette loi).