Profil d'espèce

Macounie luisante

Nom scientifique : Neomacounia nitida
Taxonomie : Mousses
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2002
Dernière désignation du COSEPAC : Disparue
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Macounie luisante

Macounie luisante Photo 1

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Taxinomie

L’espèce a été décrite en 1869 sous le nom de Forsstroemia nitida, mais elle a été placée en 1974 dans le genre Neomacounia, dont elle est la seule espèce. Il existe une certaine controverse quant au genre et à la famille auxquels l’espèce doit être rattachée, mais les auteurs les plus récents considèrent que le genre fait partie de la famille des Neckéracées.

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Description

La Macounie luisante était une mousse relativement grande, à tiges luisantes, vert brunâtre, formant des touffes lâches pouvant atteindre 6 cm de long. Il s’agissait d’une mousse épiphyte, c. à d. qui vivait fixée à d’autres plantes mais tirait elle-même du milieu toute l’humidité et les nutriments dont elle avait besoin.

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Répartition et population

À l’échelle mondiale, la Macounie luisante n’est connue que par trois spécimens, qui auraient été récoltés au Canada, près de Belleville (Ontario), entre 1862 et 1864. On sait que John Macoun, qui a récolté au moins deux des spécimens, faisait parfois des erreurs d’étiquetage, de sorte qu’il n’est pas certain que la localité soit exacte. Depuis 1864, rien n’indique que la Macounie luisante existe encore, malgré les tentatives faites pour la retrouver en 1972 et en 2001.

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Habitat

Les trois spécimens connus ont été récoltés à la base d’arbres (dont un orme, et peut être un thuya), dans un milieu marécageux. On sait que certaines espèces apparentées poussent sur les arbres et les falaises.

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Biologie

On ne connaît aucune étude réalisée sur la plante vivante, si bien que nos connaissances sur la biologie de cette mousse se limitent à l’information offerte par les spécimens séchés des herbiers et les notes accompagnant ces spécimens. La Macounie luisante était une espèce monoïque; chaque individu produisait donc à la fois des gamètes mâles et des gamètes femelles. L’autofécondation était par conséquent possible, si bien qu’il n’était pas nécessaire que des plantes mâle et femelle se trouvent à proximité l’une de l’autre pour que des spores soient produites et que de nouveaux individus voient le jour. On présume que les éléments du microhabitat importants pour la Macounie luisante étaient l’humidité, les conditions d’éclairement, les caractéristiques chimiques de l’eau environnante et la présence constante de substrats (et notamment d’arbres) où elle pouvait croître.

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Raison de la disparition

Le terrain où a été observée l’espèce au moment de sa découverte a été déboisé entre 1864 et 1892. Il semblerait donc que la seule population connue a pu être éliminée par la destruction de son habitat.

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Autre protection ou statut

L’Union mondiale pour la nature (UICN) a inscrit la Macounie luisante parmi les espèces « éteintes » de sa Liste rouge des bryophytes.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

2 enregistrement(s) trouvé(s).

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Macounie luisante (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2003 (2003)

    Rapport annuel de mai 2003 au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada