Profil d'espèce

Saumon coho Population du Fraser intérieur

Nom scientifique : Oncorhynchus kisutch
Autres noms/noms précédents : Saumon coho (Population de l'intérieur du Fraser)
Taxonomie : Poissons
Distribution : Colombie-Britannique, Océan Pacifique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2016
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Saumon coho

Saumon coho Photo 1

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Taxinomie

Les saumons cohos qui habitent actuellement le bassin hydrographique de l’intérieur du Fraser ont des caractéristiques génétiques distinctes. On peut les distinguer des saumons d’autres régions du Canada, y compris ceux qui se trouvent dans le bas Fraser. Le canyon du fleuve Fraser constitue une limite naturelle qui sépare de nombreuses populations de poissons, et le saumon qui se trouve dans le bassin supérieur du Columbia, qui est peut-être lié le plus étroitement à celui de la population du bassin de l’intérieur du Fraser, est maintenant disparu. La population de cohos du Fraser intérieur est importante à l’échelle nationale et comprend au moins cinq sous-populations.

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Description

On peut distinguer le saumon coho et les autres saumons du Pacifique, de la truite et de l’omble par la présence de douze rayons ou plus sur la nageoire anale. La présence de gencives blanches à la base des dents dans la partie inférieure de la mâchoire permet de distinguer le saumon coho adulte des autres espèces de saumons. De plus, lorsque des taches noires sont présentes sur la queue, elles ne se manifestent que sur le lobe supérieur. Pendant les premières phases de croissance, le coho a sur les flancs des bandes foncées verticales distinctes et ses nageoires ont une teinte orangée, sauf la dorsale. Pendant l’évolution vers le stade de saumoneaux, ces marques noires s’estompent graduellement, et le dos devient vert avec des taches foncées. Lorsqu’il approche le stade de la maturité, le mâle devient plus foncé et prend souvent une teinte rouge vif, sa mâchoire supérieure s’allonge en un bec crochu, et ses dents grossissent. La femelle, de couleur généralement moins vive, a la mâchoire supérieure moins développée. Le coho adulte pèse en général entre 2 et 5 kg (pour une longueur de 45 à 70 cm); son poids dépasse rarement 9 kg.

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Répartition et population

Les saumons cohos ne sont présents naturellement que dans l'océan Pacifique et ses bassins tributaires. Le Fraser intérieur fait partie de la zone écologique, définie par le COSEPAC, des montagnes du Sud. Les cohos sont présents dans tout le bassin de la rivière Thompson, le plus vaste bassin versant du système du Fraser. Leur répartition dans les autres affluents du Fraser n'est cependant pas bien connue. Des saumons cohos qui frayent dans le Fraser interieur ont été trouvés dans des pêcheries de l’Alaska jusqu’en Oregon, mais le gros des prises a eu lieu près de la côte ouest de l'île de Vancouver et dans le détroit de Georgie. Le nombre de saumons cohos qui frayent dans les bassins de la Thompson nord et de la Thompson sud a atteint un sommet au milieu des années 1980, pour décliner rapidement par la suite jusqu'aux environs de 1996; depuis, il est demeuré stable ou pourrait avoir augmenté. La proportion d'adultes capturés dans les pêches atteignaient en moyenne 68 % jusqu'en 1996. En réponse aux craintes concernant la conservation, les prélèvements ont été réduits à environ 40 % en 1997 et ont atteint en moyenne 6,5 % au cours des trois années suivantes. D’après des dénombrements effectués entre 1998 et 2000, un peu plus de la moitié de la population totale des 24 000 saumons fréquente les bassins des rivières Thompson nord et sud. La productivité a baissé à tel point que de nombreuses populations locales ne se renouvellent pas, même si l’on tient compte de l’importante diminution des incidences de la pêche. Dernièrement, la survie en mer a été de 3 % ou moins, ce qui est de loin inférieur aux chiffres des années 1970 et 1980.

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Habitat

Dans les bassins hydrographiques, l'habitat de frai des cohos est habituellement regroupé, souvent à la tête des eaux vives dans les ruisseaux, et dans les chenaux secondaires des cours d'eau plus importants. En général, les femelles aménagent leurs nids dans des secteurs peu profonds (30 cm) où les cailloux ont moins de 15 cm de diamètre et où l'eau est bien oxygénée et circule bien. Pour survivre en hiver, les jeunes saumons cohos ont besoin d’un milieu où le débit est lent et où il existe suffisamment d’endroits où s’abriter, tels que de grosses roches et des troncs d’arbre en décomposition. Les cohos juvéniles descendent le Fraser et restent pendant une période indéterminée dans l'estuaire, zone fortement développée. Ils passent habituellement le gros de leur séjour en mer près de la côte, dans le sud de la Colombie-Britannique.

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Biologie

Les cohos du Fraser intérieur reviennent en eau douce à l'automne pour y frayer jusqu'au début de l'hiver. En général, le frai a lieu la nuit. La femelle creuse un nid, appelé « nid de frai », et y pond de 2 400 à 4 500 œufs. À mesure que les œufs sont pondus, le mâle les féconde avec son sperme. Les alevins émergent du gravier au printemps suivant et restent habituellement en eau douce une année entière avant d'entamer leur migration vers la mer, où ils entrent à l'état de saumoneaux. Le saumon coho se nourrit d’abord d’insectes. À mesure qu’il croît, il diversifie son régime pour inclure le lançon, le hareng, les copépodes et les larves de crabe. Pendant sa deuxième année en mer, son taux de croissance augmente et il se nourrit d’une grande quantité de calmars, de harengs, de lançons et de gros zooplancton. La plupart des cohos passent 18 mois en mer avant de retourner en eau douce. Leur cycle de vie dure donc 3 ans. Certains mâles, connus sous le nom de jacks, atteignent la maturité plus tôt et remontent après seulement six mois passés en mer. Contrairement aux autres espèces de saumons qui migrent en général sur de longues distances en haute mer, le saumon coho reste dans les eaux côtières.

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Menaces

La principale cause du déclin des effectifs du saumon coho du Fraser intérieur est la surpêche, qui est survenue faute d’une réduction rapide des taux de capture en réponse au déclin de la productivité marine attribuable au climat. On peut également lier le déclin de la population à l’intensité des perturbations humaines dans les habitats d’eau douce. La majeure partie du Fraser intérieur a été déboisée et sert à une variété d'activités agricoles. La diminution de l’ombrage entraîne un réchauffement des cours d’eau, et l’envasement rend leur lit trop boueux pour permettre au saumon et aux œufs de survivre. Le faible taux de survie en mer observé récemment rend également la population plus vulnérable à d’autres menaces.

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Protection

Protection fédérale

En Colombie-Britannique, la responsabilité de la gestion des saumons et de leur habitat est partagée entre les gouvernements fédéral et provincial. Plusieurs mesures législatives, dont certaines de niveau international, ont été adoptées pour assurer la conservation des saumons. La Loi sur les pêches donne au gouvernement fédéral le pouvoir de gérer et de réglementer le poisson et son habitat.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom :
État d'avancement : Processus d'approbation amorcé

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Saumon coho (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2005) (2005)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2006)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Documents de consultation

  • La Loi sur les espèces en péril - Liste officielle des espèces aquatiques, Région du Pacifique - Cahier de consultation (2004)

    Nous désirons recueillir votre opinion pour aider le gouvernement fédéral à décider de manière fondée lesquelles des 10 espèces aquatiques suivantes devraient être ajoutées à l'Annexe 1 (la liste des espèces en péril) de la Loi sur les espèces en péril : le Rorqual bleu, la Baleine de Bryde, le Rorqual à bosse, l'Épinoche d'Enos, le Naseux moucheté, le Meunier de Salish, le Saumon rouge du lac Cultus, le Saumon Coho du bassin intérieur du Fraser, le Saumon rouge du lac Sakinaw et le Bocaccio. Vos commentaires concernant les conséquences de l'ajout de ces espèces sur la liste sont importants. Ce cahier de consultation a été préparé pour que vous puissiez communiquer à Pêches et Océans Canada vos commentaires et vos conseils concernant l'ajout des espèces mentionnées ci-dessus à l'Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (L'Annexe 1 identifie les espèces qui sont protégées par cette loi).