Profil d'espèce

Loup Atlantique

Nom scientifique : Anarhichas lupus
Taxonomie : Poissons
Distribution : Océan Arctique, Océan Atlantique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Loup Atlantique

Loup Atlantique Photo 1

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Description

Le Loup Atlantique est un gros poisson marin démersal et prédateur. Les adultes peuvent peser presque 20 kilogrammes et atteindre une longueur de 150 centimètres. Il a une grosse tête, un museau épointé et un profil arrondi, sans nageoires pelviennes. Comme les autres loups de mer, il a de grandes dents qui ressemblent à des canines à l’avant de ses mâchoires, et en arrière, il a des dents broyeuses aplaties. La couleur du Loup Atlantique varie, selon l’environnement, du bleu ardoise au brun violacé, en passant par le vert olive terne. Les individus de cette espèce ont de neuf à treize bandes transversales foncées sur le corps.

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Répartition et population

L’espèce est largement répandue dans tout l’Atlantique Nord. Du côté ouest de l’Atlantique Nord, elle se trouve au large de la côte ouest du Groenland et au Sud du Labrador, dans le détroit de Belle Isle et le golfe du Saint-Laurent. Elle se trouve aussi au large des côtes est et ouest de Terre-Neuve et dans les Grands Bancs. Du côté est de l’Atlantique Nord, elle se trouve depuis l’Islande, les îles Féroé, Spitsbergen, la mer Blanche et au large de la côte de Murman, vers le Sud jusqu’aux îles Britanniques et la côte ouest de la France. À la limite sud de son aire de répartition, elle se trouve depuis le plateau Scotian jusqu’au golfe du Maine; quelques observations étant signalées au large du New Jersey. La côte du Nord-Est de Terre-Neuve constitue le centre de sa répartition du coté ouest de l’Atlantique au Canada.Les données disponibles sur le sujet indiquent que le nombre de loups atlantiques dans les eaux du Canada a connu un déclin de 87 p. 100 depuis la fin des années 1970 jusqu’au milieu des années 1990. Le nombre d’endroits où se trouve l’espèce a connu un déclin et l’aire de répartition où elle est abondante est peut-être en voie de diminution. Même si l’espèce a connu un déclin important, elle est toujours considérée comme étant largement répandue et comme comportant encore un nombre d’individus relativement élevé.

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Habitat

Le Loup Atlantique se trouve surtout dans les eaux froides et profondes du plateau continental. Il préfère les fonds rocailleux ou d’argile dure et ne se trouve qu’occasionnellement sur les fonds sablonneux ou vaseux.

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Biologie

La période et les habitudes de frai du Loup Atlantique varient beaucoup dans toute son aire de répartition. Au large de la côte est de Terre-Neuve, on pense que les plus gros poissons (> 50 po de long), qui ont atteint leur maturité sexuelle, se rendent dans les eaux peu profondes de la côte au printemps et frayent en septembre. Les poissons plus petits, les juvéniles, restent en eau profonde. L’éclosion des œufs se produit à la mi-décembre. Les œufs de l’espèce sont parmi les plus gros de tous les poissons, atteignant jusqu’à six millimètres de diamètre. Ils sont pondus en grandes quantités au fond de l’eau et sont protégés par les mâles. Les larves restent proches du lieu de l’éclosion. Au large de l’Est de Terre-Neuve, les poissons de cette espèce atteignent leur maturité entre l’âge de huit et de dix ans; ils mesurent alors entre 52 et 60 centimètres. Comme les larves, les loups atlantiques adultes sont assez sédentaires. Le régime de l’espèce est surtout composé d’invertébrés benthiques à carapace dure tels que les échinodermes, les mollusques et les crustacés. L’espèce consomme aussi de petites quantités d’autres espèces de poissons.

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Menaces

Aucune donnée n’est disponible sur les causes directes des déclins de l’espèce dans l’Atlantique. Le Loup Atlantique compte parmi les prises commerciales. Il a déjà été parmi les espèces ciblées, mais il ne fait l’objet maintenant que de prises accidentelles. Cependant, même ce genre de prises peut avoir une incidence négative sur les populations de loups atlantiques. De plus, le chalutage de fond nuit probablement à l’espèce en perturbant et en détruisant son habitat.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

7 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapport sur les progrès de la mise en œuvre du programme de rétablissement

Rapports de situation du COSEPAC

  • Rapport de situation du COSEPAC sur le loup atlantique (Anarhichas lupus) au Canada (2013)

    Le loup atlantique, Anarhichas lupus, est un poisson de fond de grande taille qui possède de grosses dents du type canine. Les bandes foncées qui ornent son corps le distinguent des autres espèces de loups. Cette espèce est l’objet de captures accessoires dans un vaste éventail de pêches et présentait un intérêt économique dans les années 1990. Une pêche commerciale très restreinte de l’espèce est encore pratiquée, les plus fortes prises étant faites au large de la Nouvelle-Écosse et au sud de Terre-Neuve.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Loup Atlantique (2013)

    Cette espèce a subi des déclins marqués et ce en matière d'abondance et de zone d'occupation des années 1980 jusqu'au milieu des années 1990, dans la majeure partie de son aire de répartition, y compris son bastion historique dans les eaux à l'est et au nord de Terre-Neuve. Depuis, elle a connu une augmentation en matière d’abondance et de zone d’occupation. Ces augmentations récentes sont encourageantes, mais l’abondance de l'espèce demeure faible comparativement à celle du début des années 1980. Les augmentations de population ont probablement été aidées par la réduction de la pêche commerciale, dans le cadre de laquelle l’espèce est une prise accessoire. L'abondance a continué de faire l’objet d’un déclin sur le plateau néo-écossais et dans le sud du golfe du Saint-Laurent, où il y a eu historiquement moins d'individus que dans les zones à l'est et au nord.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement du loup à tête large (Anarhichas denticulatus) et du loup tacheté (Anarhichas minor) et plan de gestion du loup atlantique (Anarchichas lupus) au Canada (2008)

    Quatre espèces de loup de mer (de la famille des Anarhichadidae) fréquentent les eaux canadiennes : Anarhichas denticulatus (loup à tête large), A. minor (loup tacheté) et A. lupus (loup atlantique) dans les océans Atlantique et Arctique, et A. orientalis dans l’océan Arctique seulement. En mai 2001, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a désigné A. denticulatus et A. minor comme étant des espèces « menacées » en raison de déclins dans leur abondance et leur biomasse. Cette désignation signifie que l’espèce risque de devenir « en voie de disparition » si rien n’est fait pour renverser la situation, tandis que la désignation d’espèce « en voie de disparition » renvoie aux espèces qui, de façon imminente, risquent de disparaître du pays ou de la planète. D’après le COSEPAC, l’abondance de ces deux espèces a subi un déclin de plus de 90 % sur trois générations et leur aire de répartition a diminué. Parmi les menaces particulières relevées par le COSEPAC figurent la mortalité due aux captures fortuites dans les pêches commerciales et la perturbation des habitats imputable au chalutage par le fond. Une troisième espèce, A. lupus, a été désignée par le COSEPAC comme « préoccupante » (Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou une espèce en voie de disparition par l’effet cumulatif de ses caractéristique biologiques et des menaces signalées à son égard). Chacune des trois espèces de loup de mer a été inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) au moment de la proclamation de la Loi, en juin 2003.

Plans de gestion

  • Programme de rétablissement du loup à tête large (Anarhichas denticulatus) et du loup tacheté (Anarhichas minor) et plan de gestion du loup atlantique (Anarchichas lupus) au Canada (2008)

    Quatre espèces de loup de mer (de la famille des Anarhichadidae) fréquentent les eaux canadiennes : Anarhichas denticulatus (loup à tête large), A. minor (loup tacheté) et A. lupus (loup atlantique) dans les océans Atlantique et Arctique, et A. orientalis dans l’océan Arctique seulement. En mai 2001, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a désigné A. denticulatus et A. minor comme étant des espèces « menacées » en raison de déclins dans leur abondance et leur biomasse. Cette désignation signifie que l’espèce risque de devenir « en voie de disparition » si rien n’est fait pour renverser la situation, tandis que la désignation d’espèce « en voie de disparition » renvoie aux espèces qui, de façon imminente, risquent de disparaître du pays ou de la planète. D’après le COSEPAC, l’abondance de ces deux espèces a subi un déclin de plus de 90 % sur trois générations et leur aire de répartition a diminué. Parmi les menaces particulières relevées par le COSEPAC figurent la mortalité due aux captures fortuites dans les pêches commerciales et la perturbation des habitats imputable au chalutage par le fond. Une troisième espèce, A. lupus, a été désignée par le COSEPAC comme « préoccupante » (Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou une espèce en voie de disparition par l’effet cumulatif de ses caractéristique biologiques et des menaces signalées à son égard). Chacune des trois espèces de loup de mer a été inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) au moment de la proclamation de la Loi, en juin 2003.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.