Profil d'espèce

Damier de Taylor

Nom scientifique : Euphydryas editha taylori
Taxonomie : Arthropodes
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2011
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Damier de Taylor

Damier de Taylor Photo 1

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Description

Le Damier de Taylor est une sous-espèce d'un papillon appelé Euphydryas editha. Il s'agit d'un papillon de taille moyenne dont le dessus des ailes montre une alternance de bandes noires et orange. Le dessous des ailes révèle un motif à damiers formé de bandes orange, rouges, noires et crème et délimité par des traits noirs. Les bandes noires du motif à damiers sont parallèles au thorax (qui est noir) et à l'abdomen. Le bout des ailes antérieures est arrondi. Le Damier de Taylor mâle est légèrement plus grand que la femelle. Les œufs sont transparents et de couleur jaune pâle. Les chenilles sont noires avec des bandes orange.

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Répartition et population

Le Damier de Taylor se trouvait historiquement dans le sud-est de l'île de Vancouver, dans le Puget Trough de l'État de Washington (de Tenino jusqu'aux îles San Juan vers le nord), et dans la vallée de Willamette en Oregon. Au Canada, les données historiques de 1887 à 1995 indiquent qu'il y a eu 22 populations naturellement fragmentées en Colombie-Britannique : quinze populations dans la région du Grand Victoria, trois populations dans la région partant de Mill Bay jusqu'à Duncan, trois populations sur l'île Hornby et une population près de Courtenay. Les inventaires menés de 2001 à 2003 indiquaient que l'espèce avait probablement disparu; mais en 2005, 15 individus ont été découverts sur l'île Denman en Colombie-Britannique.

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Habitat

Le Damier de Taylor a besoin de prairies ouvertes où la végétation est clairsemée et où les conditions sont convenables pour les espèces de plantes qui fournissent de la nourriture aux larves et du nectar aux adultes. Ces sites sont souvent, associés aux écosystèmes du chêne de Garry, bien que des habitats naturels reliés à ces écosystèmes ne soient pas forcément nécessaires. Certains territoires déboisés par des activités humaines ont abrités des populations florissantes.

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Biologie

Comparativement à la plupart des papillons, le Damier de Taylor a été bien étudié, bien que la plupart du travail se soit concentré sur d’autres sous-espèces. Ce papillon se nourrit de plantes du genre Plantago et de scrofulaires; ces deux espèces font partie de la même famille de plantes. Le Plantago et la scrofulaire contiennent tous deux des agents chimiques appelés « glycosides iridoïdes » qui stimulent la ponte des œufs, du moins chez une espèce de papillon apparentée. Au Canada, trois espèces de Plantago se trouvent dans l’habitat convenable du Damier de Taylor et au moins deux de ces espèces de plantes sont probablement utilisées par le papillon. Les Damiers de Taylor ne se dispersent qu’à quelque 200 ou 300 pieds du lieu où ils ont d’abord été observés, bien qu’ils puissent s’éloigner davantage si les conditions sont trop sèches ou si la densité des individus dans un endroit donné est trop élevée. Le nombre d’œufs produits par le papillon semble être très influencé par la disponibilité de sources de nectar, et l’espèce doit produire un grand nombre de larves pour assurer sa survie. Au Canada, les sources de nectar pour l’espèce incluent une plante appelée Lamatium utriculatum et le fraisier des champs (Fragaria spp.).

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Menaces

Au Canada, les prés de chênes de Garry et les prairies ouvertes adjacentes fournissent la nourriture pour les larves ainsi que le nectar nécessaire au Damier de Taylor. L’envahissement de ces communautés végétales par des plantes introduites comme le genêt à balai (Cytisus scoparius), ainsi que la suppression des feux et la destruction des habitats par l’urbanisation, constituent les principales menaces à la survie du papillon.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Damier de Taylor est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement multi-espèces visant les espèces en péril des prés maritimes associés aux chênaies de Garry au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de l'écosystème des chênes de Garry

  • Conan Webb - Président/Contact - Agence Parcs Canada
    Tél. : 250-478-5153  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le damier de Taylor (Euphydryas editha taylori) au Canada (2011)

    Le damier de Taylor (Euphydryas editha taylori) est un petit papillon diurne voyant qui mesure 26 à 43 mm d’envergure. Chez la forme de couleur la plus commune, le dessus des ailes est orné d’une série de bandes alternativement rouge-orange, noires et blanches. Le dessous des ailes est principalement orange avec des bandes blanches. Le thorax et l’abdomen sont noirs, et la moitié postérieure du thorax est indistinctement annelée d’orange. L’Euphydryas editha compte en Amérique du Nord plus de 30 sous-espèces, dont le damier de Taylor.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Damier de Taylor (2011)

    L’aire de répartition historique au Canada de ce petit papillon qui attire le regard était plus vaste et incluait le sud-est de l’île de Vancouver. Il ne se trouve maintenant que dans une très petite zone sur l’île Denman, en Colombie-Britannique. L’habitat qu’il occupe continuera probablement à connaître un déclin en superficie et en qualité. Les menaces incluent la perte et la dégradation de l’habitat en raison de l’exploitation, la succession forestière naturelle et la pulvérisation d’insecticide bactérien afin de contrôler les insectes nuisibles. Les différentes questions relatives à la propriété individuelle des terres exacerbent les effets découlant de la combinaison de ces menaces et d’autres menaces.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement multi-espèces visant les espèces en péril des prés maritimes associés aux chênaies de Garry au Canada (2016)

    Le présent programme de rétablissement vise sept espèces végétales et deux espèces de papillons ainsi que leurs habitats. Ces espèces présentent l'une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : déclin de la population totale, aire de répartition peu étendue avec déclin ou fluctuation, perte d'habitat, petite population en déclin, ou très petite population ou aire de répartition restreinte (COSEPAC, 2003b). Si des mesures de rétablissement ne sont pas prises, ces espèces pourraient disparaître du Canada ou de la planète à l'état sauvage.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.