Profil d'espèce

Huître plate du Pacifique

Nom scientifique : Ostrea lurida
Autres noms/noms précédents : Ostrea conchaphila
Taxonomie : Mollusques
Distribution : Colombie-Britannique, Océan Pacifique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2011
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Huître plate du Pacifique Photo 1

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Description

L’huître plate du Pacifique est une petite espèce d’huître qui atteint la taille maximale d’environ 90 millimètres et dont la forme est à peu près elliptique ou circulaire. Les valves de cette huître sont différentes l’une de l’autre : la valve inférieure (gauche) est profondément concave et la valve supérieure (droite) est plate et s’emboîte dans le rebord de la valve inférieure. La coloration de l’extérieur de l’huître passe du blanc au noir violacé et l’intérieur des valves, du blanc au vert irisé, au mauve. Les huîtres plates du Pacifique sont souvent fixées à du substrat dur par leur valve inférieure, mais peuvent être libres, seules ou en groupe.

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Répartition et population

L’Huître plate du Pacifique ne se trouve que sur la côte ouest de l’Amérique du Nord, entre Sitka, en Alaska, et le Panama. Au Canada, elle se trouve dans le détroit de Georgia, sur la côte ouest de l’île de Vancouver et à quelques endroits dans le détroit de la Reine-Charlotte et sur la côte de la partie continentale du bassin de la Reine-Charlotte. L’Huître plate du Pacifique est la seule huître indigène de la Colombie-Britannique.Il n’existe aucune estimation de la taille et des tendances de la population d’huîtres plates du Pacifique. Certaines preuves anecdotiques indiquent que les niveaux de la population de l’espèce sont faibles dans le détroit de Georgia comparativement aux niveaux historiques. Il semble que d’importants déclins de la population ont eu lieu durant une période d’exploitation halieutique entre les années 1800 et 1930. De petites populations existent encore dans le détroit de Georgia et des populations plus importantes sont communes au large de l’île de Vancouver. On considère que les populations d’huîtres plates du Pacifique sont stables, à des niveaux faibles.

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Habitat

L’Huître plate du Pacifique se trouve surtout dans les zones intertidales inférieures et infratidales peu profondes des lagunes et des estuaires d’eau salée. Elle a également été observée sur les estrans, dans des chenaux de marée, des baies et des bras de mer, dans des dépressions arrosées par les vagues, près de sources d’eau douce, ou fixées à des piles ou sous des flotteurs. Sur la côte extérieure, cette espèce d’huître ne se trouve que dans les lieux protégés. Dans un habitat convenable, l’Huître plate du Pacifique a besoin d’un substrat dur auquel elle se fixe.

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Biologie

Les huîtres plates du Pacifique sont sédentaires et se nourrissent par filtration de toute une variété de planctons, dont des organismes tels que les diatomées et les dinoflagellés. À part se nourrir, se reproduire et se fixer à un site choisi, cette espèce manifeste très peu d’activités spécifiques. La reproduction de l’Huître plate du Pacifique est étroitement liée à la température. Les huîtres arrivent à maturité quand les températures augmentent au printemps, et elles fraient en été. Le processus de la reproduction a fréquemment lieu à des températures ambiantes de 14 ºC à 16 ºC. Au Canada, l’Huître plate du Pacifique mâle atteint sa maturité vers l’âge d’un an. Ensuite, leur sexe alterne entre mâle et femelle pour le reste de leur vie (on croit que leur longévité dépasse les dix ans). Le sperme est recueilli dans le courant respiratoire et est utilisé pour fertiliser de 250 000 à 300 000 œufs produits par l’Huître plate du Pacifique femelle. Les œufs fertilisés restent dans la cavité du manteau de 14 à 17 jours; les larves sont ensuite libérées dans la colonne d’eau où elles dérivent et se dispersent pendant deux ou trois semaines, le temps de croître et de se développer, puis elles se fixent enfin sur le substrat dur.

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Menaces

Au Canada, l’Huître plate du Pacifique se trouve à la limite nord de son aire de répartition. Elle est vulnérable aux conditions environnementales extrêmes et la température froide de l’hiver constitue probablement un facteur limitant. La maladie est peut-être un autre facteur limitant, car elle semble avoir joué un rôle dans l’effondrement des stocks d’huîtres plates du Pacifique aux États-Unis. Il y a des preuves indiquant que la pollution a eu une incidence négative sur l’espèce à d’autres endroits, mais ce facteur n’a pas été étudié au Canada. La principale cause des déclins historiques de cette espèce a été la surpêche. L’incidence de la modification anthropique de l’habitat de l’espèce sur l’Huître plate du Pacifique, surtout dans les habitats estuariens vulnérables, n’a pas été étudiée. Les huîtres plates du Pacifique constituent aussi une proie pour les crabes, les escargots, les étoiles de mer et les oiseaux.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La Loi sur les pêches du gouvernement fédéral interdit la destruction de l’habitat du poisson.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'huître plate du Pacifique (Ostrea lurida) au Canada (2011)

    L'huître plate du Pacifique, Ostrea lurida (anciennement connue sous le nom d'Ostrea conchaphila), est une petite huître qui possède une coquille inférieure plutôt concave (gauche) et une coquille supérieure plate (droite) qui s'emboîte dans le rebord de la coquille inférieure. Certains individus peuvent atteindre un diamètre maximal de 90 mm environ, mais la plupart des individus sont de plus petite taille. On les trouve souvent fixés à un substrat dur, mais ils peuvent être libres ou former des groupes avec d'autres individus. Les contours de la coquille sont plus ou moins elliptiques et les surfaces externes varient du blanc au mauve noir; la coloration intérieure varie du blanc au vert irisé en passant par le violet. La cicatrice du muscle adducteur est de couleur semblable au reste de l'intérieur des coquilles.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Huître plate du Pacifique (2011)

    Cette espèce est la seule huître indigène présente le long de la côte Pacifique du Canada. Bien que sa population ait subi des déclins historiques à grande échelle, associés à la surexploitation, elle semble avoir été stable au cours des récentes décennies. Cependant, l’introduction récente de parasites exotiques, d’escargots prédateurs, de crabes verts et d’organismes salissants, ainsi que la pollution industrielle et domestique représentent d’importantes menaces pour l’huître. La dispersion limitée et la vulnérabilité de cette espèce aux températures extrêmement basses et à la sédimentation qui découle des crues et des glissements de terrain peuvent accroître sa vulnérabilité et sa capacité de se rétablir d’effets nuisibles.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national Pacific Rim (2016)

    Adossée aux monts insulaires de l'île de Vancouver et faisant face à l'océan Pacifique, la réserve de parc national Pacific Rim (RPN Pacific Rim) protège et présente le riche patrimoine naturel et culturel de la côte Ouest du Canada. La RPN Pacific Rim se compose de trois secteurs géographiques distincts, soit les secteurs de la plage Long, de l'archipel Broken Group et du sentier de la Côte-Ouest, chacun d'eux offrant une gamme unique d'expériences aux visiteurs. D'une superficie totale de 51 216 hectares, la réserve de parc abrite d'importantes zones de forêt humide tempérée mature, de systèmes de dunes côtières, de zones humides, de zones intertidales et d'habitats marins, ce qui lui permet de démontrer l'interdépendance qui existe entre la terre, la mer et les humains. Ces merveilles de la nature sont intimement liées à la culture des Premières nations Nuu-chah-nulth (passée et présente) et à celle des explorateurs et colons européens.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de l’huître plate du Pacifique (Ostrea conchaphila) au Canada (2009)

    L’huître plate du Pacifique est une espèce marine qui relève de la compétence du gouvernement fédéral. Conformément à la Loi sur les espèces en péril (LEP, article 65), le ministre compétent doit préparer des plans de gestion pour les espèces qui ont été désignées comme étant préoccupantes. L’huître plate du Pacifique a été désignée en tant qu’espèce préoccupante aux termes de la LEP en juin 2003. Pêches et Océans Canada – région du Pacifique a présidé à l’élaboration du présent plan de gestion en collaboration et en consultation avec un grand nombre de personnes, d’organismes et de services gouvernementaux, comme il est indiqué ci-après. Ce plan satisfait aux exigences de la LEP quand au contenu et au processus (LEP, articles 65-68).

Décrets

  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2012)

    L’objet du Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril est d’ajouter 18 espèces à l’annexe 1, la Liste des espèces en péril (la Liste), et de changer la classification de 7 espèces inscrites, aux termes du paragraphe 27(1) de la LEP. Cette modification est proposée à la suite de la recommandation du ministre de l’Environnement à la lumière d’évaluations scientifiques qu’a faites le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), et à la suite de consultations tenues auprès des gouvernements, des peuples autochtones, des intervenants et du public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.