Profil d'espèce

Caribou des bois Population des montagnes du Nord

Nom scientifique : Rangifer tarandus caribou
Autres noms/noms précédents : Caribou (Population des montagnes du Nord),Caribou des bois (Population des montagnes du Nord)
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Yukon, Territoires-du-Nord-Ouest, Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2014
Dernière désignation du COSEPAC : Non active
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Espèce Statut
COSEPAC
Statut
sous la
LEP
Caribou ( Population des montagnes du Nord ) Préoccupante Aucun statut

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Image de Caribou des bois

Caribou des bois Photo 1

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Taxinomie

Il reste de l’incertitude quant à la façon dont les différents groupes de caribous sont apparentés. Les progrès de la technologie de l’analyse génétique ont permis d’éclaircir certaines questions, mais les études se poursuivent. En attendant d’en savoir davantage, on classe les caribous par écotype (selon l’endroit où ils sont présents et d’après leur comportement) pour les gérer et assurer leur conservation. Il existe trois grands types de caribous au Canada : le caribou de Peary, le caribou de la toundra et le caribou des bois. La sous-espèce dawsoni, traditionnellement regroupée avec le caribou des bois, est disparue. Les résultats de recherches récentes indiquent que les caribous du troupeau Dolphin et Union sont uniques. Ils ressemblent à de gros caribous de Peary mais, sur le plan génétique, semblent plus près du caribou de la toundra. On ne trouve le caribou de Peary, la plus petite et la moins bien connue de ces trois races, et celle dont la robe est la plus pâle, que dans les îles de l’archipel Arctique. Ces caribous ont accès à un vaste territoire, mais dont une portion limitée seulement renferme un habitat convenable. Le caribou de la toundra, un peu plus gros et de couleur un peu plus foncée, est présent pendant toute l’année, ou presque, dans la toundra, de l’Alaska à l'île de Baffin. Il s’agit de la race la plus abondante, et de loin, certains troupeaux du Nord du Canada comptant des centaines de milliers d’individus. Ces caribous effectuent une migration saisonnière, en suivant souvent un parcours prévisible, vers les forêts peu fournies de conifères des zones septentrionales. Le caribou des bois, la race la plus grosse et dont la couleur est la plus foncée, est réparti de façon irrégulière dans l’ensemble de notre forêt et nos montagnes boréales, de Terre-Neuve à la Colombie-Britannique. Le caribou des bois ne migre pas, mais certains troupeaux, en particulier ceux des régions montagneuses, se déplacent à différentes altitudes selon les saisons.

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Description

Le caribou, un très vieux membre de la famille des cervidés, est l’un des gros mammifères les plus largement répandus au Canada. Son nom est probablement une altération du nom micmac « xalibu », qui signifie « celui qui donne des coups de patte ». Le caribou se distingue des autres cervidés par le fait que les deux sexes portent des bois; il arrive toutefois que certaines femelles n’en aient qu’un, ou pas du tout. Les bois poussent si rapidement qu’un mâle adulte peut avoir des bosses veloutées sur la tête en mars et une ramure de plus d’un mètre de long en août. En février, tous les caribous ont perdu leurs bois. Le pelage du caribou des bois est surtout brun en été (plus gris en hiver), mais le cou, la crinière, la bande du bas des épaules, le ventre, le dessous de la queue ainsi qu’une touffe au dessus de chacun des sabots sont blanc crème. Le caribou atteint de 1 mètre à 1,2 mètre de haut à l’épaule et les individus matures pèsent de 110 kg à 210 kg. Le poids moyen des mâles est de 180 kg; celui des femelles est de 135 kg. Les bois du caribou des bois sont aplatis, complexes et compacts par comparaison avec ceux du caribou de la toundra.

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Répartition et population

Le caribou des bois est présent dans cinq des huit aires écologiques nationales reconnues par le COSEPAC et sur tout le territoire du Canada à l’exception de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard et du Nunavut. La population des montagnes du Nord est formée de 36 populations vivant au Yukon, dans les Territoires du Nord Ouest et dans le Nord-Ouest de la Colombie-Britannique. La population des montagnes du Sud comprend 26 populations en Colombie-Britannique et 4 en Alberta. La population boréale est répartie sur une superficie immense, allant des monts Mackenzie, au Nord-Ouest, jusqu’au Sud du Labrador, à l’est, et vers le sud jusqu’au lac Supérieur. À Terre-Neuve, il y a, sur la grande île et sur les îles du large, 15 populations naturelles et 22 populations introduites de caribous des bois. La population de la Gaspésie Atlantique, au Québec, est le seul troupeau qui reste au sud du fleuve Saint Laurent. Il est en grande partie confiné au sommet du mont Albert et du mont Jacques Cartier, dans le parc de la Gaspésie, dans la péninsule du même nom. Le caribou des bois de la population des montagnes du Nord est présent dans la plus grande partie du Yukon au-dessous de 65o de latitude. Bordé par l’Alaska, à l’ouest, et les monts Mackenzie des Territoires du Nord Ouest, à l’est, son territoire recouvre légèrement celui des caribous des bois des montagnes du Sud dans le Nord-Ouest de la Colombie-Britannique. Selon des estimations de 2001, la population de caribous des bois des montagnes du Nord compte 44 000 individus, soit 24 p. 100 de tous les caribous des bois au Canada. Cette population est divisée en 36 troupeaux, dont chacun est formé de plus de 100 individus et dont 20 en comptent plus de 500. Les tendances démographiques sont inconnues pour 14 de ces troupeaux, à la hausse dans 4, stables dans 15, et à la baisse dans 3.

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Habitat

En hiver, le caribou des bois fréquente des peuplements mûrs et de vieilles forêts de conifères où se trouvent de grandes quantités de lichens terrestres et arboricoles (qui croissent sur les arbres). Ces forêts sont en général associées à des marais, à des tourbières, à des lacs et à des rivières. En été, le caribou se nourrit de temps à autre dans les peuplements jeunes, après un incendie ou l’abattage des arbres. Il faut en moyenne de 40 à 80 ans dans la forêt boréale méridionale de l’Alberta et de la Saskatchewan, et de 200 à 350 ans en Colombie-Britannique, pour que les habitats reviennent à l’état dans lequel ils étaient avant un incendie. La population des montagnes du Nord passe l’hiver dans des régions où l’enneigement est relativement faible. Ces caribous se tiennent à basse altitude dans des forêts d’épinettes ou de pins tordus à maturité, où ils se nourrissent surtout de lichens terrestres et, de façon secondaire, de lichens arboricoles (qui poussent sur des arbres), ou en haute altitude sur des pentes balayées par les vents où les lichens terrestres sont accessibles.

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Biologie

Le caribou est bien adapté à son milieu. Il a un corps compact, de petites oreilles et une queue courte, et même son museau est recouvert de poils courts qui le protègent de la neige et de l’air froid. Le pelage du caribou est constitué d’une fine bourre crêpée recouverte d’une couche épaisse de jarres (poils raides). Les jarres sont creux comme des pailles, et l’air qu’ils emprisonnent sert d’isolant qui permet au caribou de conserver sa chaleur corporelle. Le caribou est un excellent nageur, et ces poils creux l’aident aussi à flotter dans l’eau. Le caribou a de larges pieds à quatre doigts. Outre deux petits doigts, appelés « ergots », il est pourvu de deux doigts larges en forme de croissant qui supportent la plus grande partie de son poids et lui servent de pelle lorsqu’il creuse la neige pour trouver de la nourriture. Ces gros sabots concaves assurent sa stabilité sur les sols humides et détrempés et sur la neige croûtée. Les coussinets des sabots, épais et charnus en été, deviennent durs et minces pendant les mois d’hiver, ce qui réduit l’exposition de l’animal au froid. Les longs poils entre les « doigts » lui offrent une protection hivernale supplémentaire : ils recouvrent les coussinets, si bien que le caribou ne marche que sur le rebord corné des sabots. La période du rut, c’est à-dire de l’accouplement, a généralement lieu à la fin de septembre et pendant la première moitié d’octobre. Les femelles peuvent commencer à se reproduire dès qu’elles ont 16 mois; la plupart s’accouplent chaque année à partir de 28 mois et donnent en général naissance à un seul petit le printemps suivant (de la mi mai à la mi juin). En théorie, les mâles peuvent se reproduire lorsqu’ils ont de 18 à 20 mois, mais la plupart n’ont probablement pas l’occasion de le faire avant d’avoir trois ou quatre ans. Pendant le rut, les mâles se livrent avec leurs bois à des combats fréquents et acharnés. Les gros mâles à la ramure imposante sont ceux qui s’accouplent le plus. Pour mettre bas, les femelles se rendent dans des endroits isolés, où il y a relativement peu de prédateurs, comme les îles dans un lac, les tourbières, les rives des lacs ou la toundra. La taille des groupes est plus faible pendant la période de la mise bas et durant l’été qu’en d’autres moments; elle augmente avant le rut et peut diminuer ou augmenter pendant l’hiver. En toutes saisons, les groupes de caribous qui fréquentent la forêt et la toundra sont plus gros que les groupes de caribous des bois. Le taux de survie des petits atteint en moyenne de 30 à 50 p. 100, mais peut varier entre presque rien et 100 p. 100. La survie des petits est déterminée par de nombreux facteurs, y compris la quantité d’aliments et leur qualité (pour les femelles en gestation et pendant la première année de leur vie), le nombre de prédateurs et la température. Le taux de survie pouvant être très élevé, une population peut augmenter rapidement lorsque les conditions sont favorables. Le caribou est un animal qui broute ce qu’il trouve. Il se nourrit surtout le matin et à la fin de la soirée, et se repose au milieu du jour et de la nuit. Il s’agit du seul gros mammifère dont les lichens peuvent constituer le principal aliment. Dans son estomac se trouvent des bactéries et des protozoaires spécialisés qui digèrent avec efficacité les lichens, et lui permettent de tirer profit de cette riche source d’aliments pendant l’hiver, moment où les autres aliments sont rares. Son sens de l’odorat est par ailleurs excellent et l’aide à trouver les lichens sous la neige. Les loups, les ours, les coyotes, les couguars et les lynx se nourrissent de caribous, qui sont aussi chassés par l’être humain. Les caribous se déplacent constamment. Les prédateurs et les parasites ne peuvent donc pas savoir où ils se trouveront, et les endroits où il y a des lichens ne sont ni sur utilisés ni piétinés.

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La destruction de son habitat, la chasse, les perturbations causées par l’être humain (y compris la construction de routes et de pipelines) et la prédation (par les loups, les coyotes et les ours) ont tous joué un rôle dans le déclin des effectifs des caribous des bois. En de nombreuses parties de son aire de répartition, les pratiques forestières et le développement de l’agriculture et de l’exploitation minière ont entraîné la disparition, la modification et la fragmentation d’un milieu important pour le caribou. Des facteurs qui échappent à notre contrôle, comme la température et le changement climatique, ont également une influence. Un des défis actuels de la gestion du caribou est d’en apprendre davantage sur les interactions entre ces facteurs pour réduire la menace qu’ils font peser sur les populations de caribous des bois.

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent Le déclin de la population des caribous des bois des montagnes du Nord se poursuit malgré les initiatives de conservation. Certaines collectivités ont mis en place des règlements sur la chasse qui limitent l’accès pour réduire ses incidences sur la population. Le nombre de chasseurs non-résidants de caribou est géré à l’aide de quotas. Tous les caribous tués à la chasse doivent être obligatoirement inspectés, et le chasseur doit remplir un formulaire de déclaration des prises. Résumé des activités de recherche et de surveillance Les gouvernements de la Colombie-Britannique et du Yukon ainsi que le Teslin Tlingit Tribal Council réalisent actuellement une étude triennale axée sur le déplacement saisonnier, la répartition et l’écologie de la population de la harde de caribous de Swan Lake. Résumé des activités de rétablissement La Tourism Action Society, dans la région des Kootenays, en Colombie Britannique, soutient les activités d’intendance en offrant de l’information technique sur les comportements exemplaires à adopter dans les aires récréatives. La Première nation de White River contribue aux initiatives de conservation en mettant les caribous adultes et leurs petits dans un espace clôturé afin de réduire la mortalité des petits due à la prédation par les loups et les ours. Des études sont en cours pour évaluer l’efficacité du chlorure de lithium utilisé dans le but de tenir les caribous éloignés des axes routiers et ainsi réduire le nombre de caribous tués par collision sur les routes. Au Yukon, des campagnes d’éducation publique sont organisées en vue de modifier le comportement des utilisateurs de véhicule hors route lorsqu’ils participent à des activités d’observation. Des panneaux de signalisation ont été installés le long des routes dans les zones fréquentées par les caribous afin de réduire la mortalité de ces derniers. Adresses électroniques Northwest Territories Wildlife Divisionhttp://www.nwtwildlife.com/Publications/speciesatriskweb/woodlandcaribou.htm

Faune et flore du pays: Caribou: http://www.hww.ca/hww2_f.asp?id=85

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

10 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) au Canada – Mise à jour (2002)

    Le caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) est un cervidé de taille moyenne (de 100 à 250 kg). La taxinomie (classification) et la systématique (histoire évolutionnaire) du caribou au Canada sont entachées d'incertitude. D'après l'analyse de l'ADN mitochondrial, le caribou a évolué en Amérique du Nord à partir de deux groupes fondateurs (clades) qui se sont différenciés isolément pendant la dernière glaciation Wisconsinien). Le clade du sud est censé avoir évolué au sud de l'inlandsis, et celui du nord dans un refuge glaciaire situé en Alaska et dans l'Arctique canadien adjacent. Les populations ne présentant que les types de gènes du clade du sud étaient la population locale de Pukaskwa, en Ontario, et deux populations de Terre-Neuve. Par contraste, on a trouvé des types de gènes exclusivement nordiques dans quatre populations du Yukon et dans certains écotypes toundra-forêt et toundra du caribou de la toundra (R. t. groenlandicus), dans le Nord du Canada. Dans la plupart des cas, les populations de caribou des bois des montagnes du Sud de la Colombie-Britannique et de l'Alberta, et celles de la forêt boréale et de la taïga canadiennes, présentent des mélanges des deux types (figure 2). Certaines populations « mixtes » de la taïga montrent les deux phénotypes et se comportent comme l'écotype forêt-toundra du caribou de la toundra.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Caribou des bois (2002)

    La population de la Gaspésie-Atlantique a été désignée « menacée » en avril 1984. Réexamen de la situation et passage de l'espèce à la catégorie de risque plus élevé « en voie de disparition » en mai 2000. Réexamen de la situation et confirmation du statut en mai 2002. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation. La population boréale a été désignée « menacée » en mai 2000. Cette population nouvellement définie se compose d'une partie de la « population de l'Ouest » dont l'inscription a été désactivée et de toute la « population Labrador-Ungava » dont l'inscription a été désactivée. La situation a été réexaminée, et le statut a été confirmé en mai 2002. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation. La population des montagnes du Sud a été désignée « menacée » en mai 2000. Cette population était anciennement désignée comme partie de la « population de l'Ouest » (dont l'inscription est maintenant désactivée). Réexamen de la situation et confirmation du statut en mai 2002. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation. La population des montagnes du Nord a été désignée « non en péril » en mai 2000. Cette population était anciennement désignée comme partie de la « population de l'Ouest » (dont l'inscription est maintenant désactivée). Réexamen de la situation et passage de l'espèce à la catégorie de risque plus élevé « préoccupante » en mai 2002. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation. La population de Terre-Neuve a été désignée « non en péril » en avril 1984. Réexamen de la situation et confirmation du statut en mai 2000 et en mai 2002. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Caribou, Population des montagnes du Nord (2015)

    Cette population comporte 45 sous-populations réparties depuis le centre-ouest de la Colombie-Britannique jusque dans l’ouest des Territoires du Nord-Ouest, en passant par le Yukon. Presque toute son aire de répartition se trouve au Canada où on compte environ entre 43 000 et 48 000 individus matures. Il y a peu d’information sur les tendances à long terme (3 générations) et un grand nombre des estimations actuelles sont fondées sur des données de relevé datant de plus de 5 ans. À l’heure actuelle, 2 sous-populations seraient en hausse, 7 sont stables et 9 connaissent un déclin. La situation des 27 autres sous-populations n’est pas connue. Les 2 plus grandes sous-populations, qui seraient stables, comptent plus de 15 000 animaux, ou entre 26 et 29 % de la population estimée. Environ la moitié des 45 sous-populations comprennent chacune moins de 500 individus. Toutes les sous-populations stables ou à la hausse se trouvent dans la partie nord de l’aire de répartition, tandis que 9 des sous-populations dans la partie sud de l’aire de répartition ont diminué de 27 % depuis la dernière évaluation. La situation des sous-populations du nord pourrait éventuellement être compromise à cause de la hausse des menaces, en particulier les modifications de l’utilisation des terres dues au développement industriel entraînant des changements dans la dynamique prédateur-proie.
  • Énoncés de réaction - Caribou des bois (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de la population des montagnes du Nord du caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) au Canada (2012)

    La population des montagnes du Nord (PMN) du caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) a été évaluée par le COSEPAC en 2002, puis inscrite sur la liste des espèces préoccupantes de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en 2005. Le présent plan vise à résumer les menaces qui pèsent sur les caribous des bois des montagnes du Nord, à établir un but et des objectifs de gestion, et à recommander une série de mesures de rétablissement aux autorités responsables en vue de la gestion de la PMN, qui est formée de 36 hardes.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2013-2014 (2014)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2013 à septembre 2014), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 24 au 29 novembre 2013, et la deuxième, du 27 avril au 2 mai 2014. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 0 En voie de disparition : 23 Menacées : 12 Préoccupantes : 20 Données insuffisantes : 0 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2015 (2015)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 521 espèces forment la liste. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 15 avril 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 15 octobre 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril
  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.