Profil d'espèce

Amiral de Weidemeyer

Nom scientifique : Limenitis weidemeyerii
Taxonomie : Arthropodes
Distribution : Alberta
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Amiral de Weidemeyer

Amiral de Weidemeyer Photo 1
Amiral de Weidemeyer Photo 2

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Description

L’Amiral de Weidemeyer est un papillon relativement imposant ayant une envergure de 55 à 72 mm. Il est presque tout noir avec de larges bandes blanches sur les deux surfaces de ses ailes, avec de nombreuses marques blanc grisâtre sur la face inférieure des ailes postérieures. De petites marques rouges relativement discrètes sont présentes à proximité des bandes blanches. Les chenilles de cette espèce peuvent être de couleur vert olive avec un thorax (le segment derrière la tête) plutôt brun clair, ou grisâtre avec des taches grises et blanches. Plus loin vers l’arrière, il y a une bande brun clair blanchâtre au milieu de la surface dorsale et une bande blanchâtre de chaque côté. La tête est rouge marron avec de petits tubercules sur le dessus. Les pupes sont marron noirâtre avec du brun clair sur la tête et le thorax et certaines zones blanchâtres et brun clair. Ils ont une raie noire sur la surface dorsale et sont légèrement tachetées de vert.

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Répartition et population

L’Amiral de Weidemeyer est largement réparti à l’intérieur de l’ouest des États-Unis. Au Canada, la seule population connue se trouve sur 80 km le long de la vallée de la rivière Milk, dans le sud de l’Alberta. On estime que la population canadienne de cette espèce se situe entre 1 800 et 3 200 individus, et qu’elle est fragmentée naturellement (reflétant la répartition de son habitat), mais est probablement stable.

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Habitat

Les papillons amiral utilisent la végétation riveraine ligneuse le long de la rivière Milk et de ses tributaires. À l’intérieur de l’aire de répartition de l’espèce, ce type de végétation est naturellement réparti en parcelles parmi de larges étendues de prairies indigènes arides, des bad-lands et des terres cultivées. On associe habituellement ces papillons aux régions d’arbres à feuilles caduques et d’arbustes qui fournissent les conditions d’habitat nécessaires : plantes hôtes pour les larves, sources d’humidité et de nectar pour les adultes, et des perchoirs élevés pour la localisation des femelles par les mâles.

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Biologie

Très peu de renseignements au sujet de la biologie de l’Amiral de Weidemeyer ont été publiés. En Alberta, ces papillons adultes ont une seule période de vol par an, généralement de la mi-juin à la mi-juillet. Il arrive que les mâles défendent leurs territoires. Ils démontrent des comportements de localisation des femelles de type patrouilleur et percheur. Ils ont tendance à patrouiller en début de journée et à s’installer plus tard en position perchée. On voit moins les femelles car elles passent la plupart de leur temps dans les arbustes. Elles déposent des œufs vert grisâtre, placés un à la fois sur la face supérieure des pointes de feuilles des plantes hôtes, telles que l’amélanchier, le peuplier, le saule et le cerisier sauvage. Les chenilles mangent les feuilles de ces plantes. Elles hibernent durant tout l’hiver. L’été suivant, elles se transforment en pupes et émergent en tant qu’adultes se nourrissant de la sève des arbres, du nectar des fleurs et des carcasses d’animaux, et trouvent l’humidité qui leur est nécessaire dans la boue. L’Amiral de Weidemeyer peut s’hybrider avec d’autres espèces et sous-espèces d’amiraux lorsque leurs aires de répartition se rencontrent, mais ont tendance à ne pas s’hybrider dans des zones de chevauchement d’aires de répartition. Même si la population canadienne de cette espèce est répartie par parcelles, l’espèce est très mobile. Les échanges génétiques entre les populations de ces parcelles d`habitat et celles des États-Unis sont probablement assez importants.

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Menaces

Au Canada, cette espèce se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition, probablement limitée par le climat. Elle est restreinte à des parcelles d’habitat adéquat qui sont dispersées naturellement mais sont en nombre limité à l’intérieur de l’aire de répartition restreinte du papillon. La population humaine est clairsemée dans cette région éloignée et l’urbanisation n’est pas un facteur. Il est peu probable que les zones occupées par le papillon soient cultivées, mais un broutage intensif par le bétail pourrait être potentiellement néfaste à cette espèce.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Au Canada l'Amiral de Weidemeyer ne se trouve qu’à l’intérieur d’une aire de répartition très limitée, mais certaines portions sont protégées dans un parc provincial, une réserve écologique et dans une réserve naturelle.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent Des stratégies de conservation ont été conçues pour des ranchs individuels et ont été mises en œuvre dans certains ranchs privés qui contiennent des habitats de l’Amiral de Weidemeyer. Résumé des activités de rétablissement Des réunions sont tenues pour informer le public au sujet d’espèces en péril, telles que l’Amiral de Weidemeyer. Des ateliers sont également tenus avec les propriétaires fonciers pour discuter de pratiques de gestion favorables à ce papillon.

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur L’amiral de Weidemeyer (Limenitis weidemeyerii) au Canada (2013)

    L’amiral de Weidemeyer est un papillon diurne relativement grand orné de motifs blanc et noir contrastants. Il a plus de blanc sur le dessous des ailes postérieures et des marques orange plus petites que l’amiral de Lorquin et l’amiral, deux espèces étroitement apparentées. Comme chez ces deux espèces, la chenille ressemble à une déjection d’oiseau. L’amiral de Weidemeyer est un élément biogéographique méridional qui atteint la limite nord de son aire de répartition le long de la rivière Milk et représente un modèle important pour l’étude de la spéciation et de mimétisme.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Amiral de Weidemeyer (2013)

    Ce papillon de grande taille a une petite population canadienne et est limitée aux vallées et aux coulées de prairies du sud de l’Alberta. La menace de l’olivier de Bohême et le tamaris, des espèces envahissantes qui concurrencent la plante hôte des larves du papillon, pourrait s’accroître.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de l'amiral de Weidemeyer (Limenitis weidemeyerii) au Canada (2017)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique est le ministre compétent en vertu de la LEP à l’égard de l’amiral de Weidemeyer et a élaboré ce plan de gestion conformément à l’article 65 de la LEP. Dans la mesure du possible, le plan de gestion a été préparé en collaboration avec la Province de l’Alberta, en vertu du paragraphe 66(1) de la LEP.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 17 mars 2017