Profil d'espèce

Morue franche

Nom scientifique : Gadus morhua
Taxonomie : Poissons
Distribution : Océan Atlantique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2003
Dernière désignation du COSEPAC : Non active
Statut de la LEP : Annexe 3, Préoccupante   (Les dispositions de l'Annexe 1 de la LEP ne s'appliquent pas)


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Espèces apparentées

Espèce Statut
COSEPAC
Statut
sous la
LEP
Morue franche ( Population de Terre-Neuve-et-Labrador ) En voie de disparition Aucun statut
Morue franche ( Population nord-laurentienne ) En voie de disparition Aucun statut

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Image de Morue franche

Morue franche Photo 1
Morue franche Photo 2

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Description

La Morue franche peut être différenciée de l’autre espèce de morue qu’on rencontre dans les eaux canadiennes de l’Atlantique par son corps tacheté, son péritoine argenté terne avec des points noirs, son pédoncule caudal plus robuste, et la ligne latérale plus pâle que les parties adjacentes du corps. Elle pèse en moyenne 2,2 kg mais on a déjà vu un spécimen de 90 kg.

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Répartition et population

La Morue franche se rencontre des deux côtés de l’Atlantique Nord. Du côté ouest, on la retrouve sur les côtes et le plateau continental à partir de Cap Hatteras, en Caroline du Nord, jusqu’au détroit de Davis, entre l’île de Baffin et le Groenland, le Cap Flemish, et la côte est du Groenland. Les morues sont réparties en populations indépendantes dont le nombre exact reste inconnu. Il semble que certaines populations locales à Terre-Neuve et dans le golfe du Maine se soient éteintes. Le pourcentage d’effondrement de la biomasse reproductrice entre l’année où cette biomasse a atteint son maximum, soit entre 1956 et 1984 selon la population, et 1992, l’année du moratoire, se situe entre 77% et 98,9% pour les six populations canadiennes suivantes: Labrador/nord-est de Terre-Neuve, Grand Banc Sud, sud de Terre-Neuve, est de Terre-Neuve, sud du golfe St-Laurent, et est du plateau Néo-écossais. Certaines populations ont continué à péricliter depuis le moratoire.

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Habitat

La Morue franche se rencontre dans les eaux des plateaux et des pentes continentaux, près de la côte ou au large, selon les saisons. On a retrouvé de grands rassemblements de morues en train de s’alimenter et de frayer à une profondeur de 350 mètres, mais le frai s’effectue habituellement en eaux moins profondes. Les oeufs, larves et adultes de l’espèce ont des positions trophiques distinctes, avec les exigences d’habitats qui leur sont associées, mais on sait peu de choses de celles-ci.

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Biologie

La Morue franche atteint la maturité à l’âge de 5 ans environ. Il n’est pas rare que des individus atteignent l’âge de 16 ans. On croit qu'elles sont en mesure de frayer à tous les ans. Une femelle d’un mètre de longueur peut produire environ 5 millions d’oeufs. Les plus grosses femelles pondent plus d’oeufs, et un plus haut pourcentage de ceux-ci sont viables. Les plus vieux mâles fraient pendant plus longtemps. Les zones de frai sont largement réparties, mais sont probablement fragmentées en fonction de la qualité de l’habitat. Les lieux de frai sont habituellement à 150 m de profondeur au nord de l’aire de répartition et à 90 m au sud. Le frai a lieu plus tôt pour les groupes n’ayant pas accès aux eaux plus chaudes des pentes. Les adultes migrent vers la côte au printemps et vers le large en hiver. Les alevins mangent des copépodes, des larves de balanes et autres petits crustacés. Les jeunes adultes se nourrissent de crevettes, de petits homards, d’euphausiides, etc. Les adultes de 50 cm et plus mangent surtout des poissons, tels les harengs et les capelans, mais aussi des mollusques et autres invertébrés, ainsi que des oiseaux de mer. On sait que les phoques se nourrissent de morues.

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De toutes les hypothèses qui ont été postulées pour expliquer le déclin des populations de morues, la plupart n’ont pas été testées, et la plus plausible semble être la surexploitation de la pêche. Ce déclin a été accompagné d’un effondrement des structures d’âge des populations, d’une maturation hâtive, de poids plus faibles à maturation, de répartitions comprimées, d’une saison de frai possiblement raccourcie, et de capacités reproductives réduites. Ces phénomènes ont pour conséquence de diminuer les possibilités d’un rétablissement et de rendre les poissons plus faciles à pêcher. De plus, le déclin a pu être amplifié par certains facteurs au niveau des échelons inférieurs de la chaîne alimentaire, ou de l’environnement global, tels des changements de température et des perturbations à l’habitat à cause du chalutage. Il est également possible qu’un nombre significatif de morues immatures soient pêchées pas inadvertance par les méthodes courantes ou celles qu’on utilise pour d’autres espèces.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

2 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Rapport du COSEPAC sur la situation de la morue franche (Gadus morhua) au Canada (2003)

    La morue dans les eaux intérieures et les eaux extracôtières du Labrador et du Nord-Est de Terre-Neuve, y compris le Grand Banc, a connu un déclin de 97 p. 100 depuis le début des années 1970 et de plus de 99 p. 100 depuis le début des années 1960. Elle est maintenant au niveau historique le plus bas. Il n'y a eu pratiquement aucun rétablissement de l'abondance ou de la structure par âge de la morue dans les eaux extracôtières depuis les moratoires imposés en 1992 et en 1993. Les menaces à la persistance comprennent la pêche (maintenant arrêtée), la prédation par les poissons et les phoques et les changements naturels et ceux produits par la pêche sur l'écosystème.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Morue franche (2003)

    L'espèce était considérée comme étant une seule unité et a été désignée « préoccupante » en avril 1998. Lorsque l'espèce a été divisée en populations séparées en mai 2003, la population de Terre-Neuve-et-Labrador a été désignée « en voie de disparition ». Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.