Profil d'espèce

Scinque pentaligne

Nom scientifique : Plestiodon fasciatus
Autres noms/noms précédents : Eumeces fasciatus
Taxonomie : Reptiles
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2007
Dernière désignation du COSEPAC : Non active
Statut de la LEP : Annexe 3, Préoccupante   (Les dispositions de l'Annexe 1 de la LEP ne s'appliquent pas)


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Espèces apparentées

Espèce Statut
COSEPAC
Statut
sous la
LEP
Scinque pentaligne ( Population des Grands Lacs et du Saint-Laurent ) Préoccupante Préoccupante
Scinque pentaligne ( Population carolinienne ) En voie de disparition En voie de disparition

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Image de Scinque pentaligne

Scinque pentaligne Photo 1
Scinque pentaligne Photo 2

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Description

À la naissance, les scinques pentalignes sont ornés de cinq bandes couleur crème sur un fond vert noir iridescent et ont la queue d’un bleu éclatant. La bande médiane bifurque sur la tête. Ces motifs ternissent avec l’âge, le tout devenant uniformément bronzé. Lors de la saison des amours, les mâchoires et le menton des mâles adultes deviennent orange et cette couleur peut persister chez les plus gros individus. Les plus grosses femelles peuvent aussi avoir du rose sur le menton. La taille maximale est de 81 mm du museau au cloaque et les mâles ne sont pas significativement plus grands que les femelles.

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Répartition et population

La répartition du scinque pentaligne correspond approximativement à celle des forêts de feuillus de l’est de l’Amérique du Nord. Au Canada, on le rencontre dans le sud de l’Ontario seulement. Dans le sud-ouest, il y a dix populations sur les rives des lacs Érié, St-Clair et Huron. Plus à l’est, à la limite sud du Bouclier canadien, il existe 32 populations à partir du comté de Parry Sound, le long de la baie Géorgienne, jusqu’au comté de Leeds, 200 km plus à l’est. Dans toute la province, 14 populations ont disparu dans les 20 ou 30 dernières années. Il n’existe un estimé de densité de population que pour le Parc national de Pointe Pelée; on y a retrouvé 17 à 53 scinques à l’hectare en 1989, soit 1000 à 2000 individus pour tout le parc. Entre 1990 et 1995, la densité de cette population a diminué par un facteur de trois à cinq. Si cette tendance se maintient, cette population disparaîtra dans un proche avenir.

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Habitat

Les scinques pentalignes habitent les écotones entre les champs et les forêts de feuillus, près d’un plan d’eau ouvert, où les débris sur le sol sont en quantités suffisantes pour offrir des abris. Sur les rives des lacs Huron et Érié on trouve des scinques sous les débris échoués sur la dune de sable. Dans la région du Bouclier canadien, l’habitat du scinque se caractérise par des crêtes rocheuses entrecoupées par des zones au sol peu profond. Leurs microhabitats préférés sont des sols où il y a de gros morceaux de débris en décomposition, tels des billots ou des déchets de construction, où le microclimat est humide et relativement constant. Les femelles sélectionnent des microsites plus vastes, plus chauds et plus humides que les mâles ou les juvéniles. Sur le Bouclier canadien, ils utilisent le feuillage au sol et de minces dalles de pierre. Pour hiberner, ils ont besoin de sites bien drainés en dessous de la couche de sol gelé.

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Biologie

Les scinques pentalignes atteignent la maturité sexuelle à 21 mois. Ils s’accouplent tard au printemps. Ils reconnaissent leurs partenaires sexuels par la vue et l’odorat. Les femelles accouplées font leur nid sous une planche, une bûche ou une roche plate, ou encore à l’intérieur d’une bûche en décomposition. Les nids peuvent être partagés. Les femelles pondent en moyenne neuf ou dix oeufs et les protègent. Durant le jour, les scinques chassent les araignées, insectes et autres invertébrés dont ils se nourrissent. La plupart des adultes ne s’accoupleront que deux fois dans leur vie. Peu d’entre eux vivront plus de cinq ans. Leurs prédateurs comprennent les belettes, serpents, certains oiseaux et autres généralistes. Leurs sites d’hibernation sont souvent occupés par plusieurs individus; on peut les trouver dans les bûches creuses ou sous terre jusqu’à huit pieds de profondeur. Un de leur moyen de défense consiste à attirer leurs prédateurs vers leur queue et à se l’autoamputer.

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Cette espèce peut vivre à proximité d’habitations humaines dans la plupart des régions. Dans le Parc national de Pointe Pelée, le braconnage et la dégradation des microhabitats sont les plus importantes menaces auxquelles le scinque pentaligne fait face. Certains commerçants d’animaux vendent des scinques sauvages dans la région de Windsor-Détroit. Le fait d’enlever le bois mort pour faire du feu ou pour toute autre raison, ainsi que la destruction de la végétation des dunes causent aussi du tort à l’espèce.

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de l'Oponce de l'Est - Savane des langues de sable du lac Érié

  • Vicki McKay - Président/Contact - Agence Parcs Canada
    Tél. : 519-322-2365  Téléc. : 519-322-1277  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

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