Profil d'espèce

Triphysaire versicolore

Nom scientifique : Triphysaria versicolor
Autres noms/noms précédents : Triphysaria versicolor ssp. versicolor
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2011
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


Recherche avancée

Liens rapides : | Photo | Description | Répartition et population | Habitat | Biologie | Menaces | Protection | Initiatives de rétablissement | Équipe de rétablissement | Programme national de rétablissement | Documents

Image de Triphysaire versicolore

Triphysaire versicolore Photo 1

Haut de la page

Description

Membre de la famille des Scrophulariacées, le triphysaire versicolore atteint 10 à 50 cm de hauteur et ses tiges sont couvertes de poils minuscules. Les feuilles sont alternes, longues de 2 à 8 cm, et divisées de façon pennée; ce qui signifie que les folioles sont disposées de chaque côté d’un axe allongé. L’inflorescence forme une pointe composée de fleurs blanches ou roses, en forme de massue, regroupées en épi au sommet de la tige. Les parties florales sont picotées de mauve.

Haut de la page

Répartition et population

Le triphysaire versicolore se rencontre surtout à partir du sud de l’Oregon jusqu’au nord de la Californie, ainsi que dans la partie sud-est de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique. Au Canada, cette espèce est limitée à la région de Victoria, le long de l’océan, entre Harling Point, le site le plus occidental, et Glencoe Cove à Gordon Head, l’extension située le plus au nord-est. Les populations de cette espèce couvrent une ligne côtière d’environ 22 km de long. Il existe huit populations connues de triphysaires versicolores, réparties dans six sites de la région de Victoria. Dans chaque population, le nombre d’individus varie de seulement quelques plantes à un millier de plantes. Aucune étude à long terme n’a été menée sur la dynamique des populations de cette espèce; par conséquent, il n’existe pas de données sur les fluctuations de ces populations.

Haut de la page

Habitat

Le triphysaire versicolore se rencontre sur les pentes exposées de la côte rocheuse de la région de Victoria ou dans de petites anses. Le sud-est de l’île de Vancouver se trouve dans une ceinture protégée des précipitations par les montagnes Olympic au sud, responsables du climat chaud et sec de cette région. Les autres espèces qui croissent dans des conditions similaires sont le Douglas taxifolié côtier et le chêne de Garry de la savane arborée. Le triphysaire versicolore pousse généralement dans des sites ouverts ou dans des zones comportant un étage arbustif dense, composé de genêts Cystisus scoparius et Ulex europaeus.

Haut de la page

Biologie

Cette plante est une annuelle qui apparaît au début du printemps en Colombie-Britannique. Ses graines germent dans les mares printanières et la floraison débute à la mi-avril. La reproduction se fait par pollinisation croisée et on pense que le triphysaire versicolore est pollinisé par les abeilles, bien que les pollinisateurs spécifiques de la sous-population de la Colombie-Britannique ne soient pas connus. Le triphysaire versicolore parasite les racines d’autres plantes et croît en communautés avec d’autres plantes parasites de racines. Les hôtes auxquels le triphysaire versicolore est associé sont inconnus.

Haut de la page

Menaces

Le triphysaire versicolore se trouve à la limite la plus septentrionale de son aire de répartition. L’espèce requiert des conditions d’habitat particulières que l’on retrouve dans une zone limitée de la région de Victoria. En autant que les conditions climatiques du sud de l’île de Vancouver demeurent stables, les facteurs nuisibles au triphysaire versicolore au Canada sont le manque de protection dans les parcs urbains, l’aménagement paysager des propriétés côtières privées et la concurrence avec certaines plantes introduites.

Haut de la page

Protection

Protection fédérale

L'espèces Triphysaire versicolore est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

Haut de la page

Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement multi-espèces visant les espèces en péril des prés maritimes associés aux chênaies de Garry au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

Haut de la page

Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de l'écosystème des chênes de Garry

  • Conan Webb - Président/Contact - Agence Parcs Canada
    Tél. : 250-478-5153  Envoyer un courriel

Haut de la page

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Triphysaire versicolore (2013)

    Cette petite plante annuelle hémiparasite se trouve dans les mares printanières et les suintements dans les écosystèmes du chêne de Garry dans le sud de l'île de Vancouver. Sa petite aire de répartition, les fluctuations du nombre d'individus matures et le petit nombre de localités en plus de la destruction des individus et la dégradation de l'habitat en raison des activités récréatives, du broutage par les Bernaches du Canada introduites, de la concurrence des espèces végétales envahissantes, et de la construction domiciliaire soumettent cette espèce à un risque continu.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement multi-espèces visant les espèces en péril des prés maritimes associés aux chênaies de Garry au Canada (2016)

    Le présent programme de rétablissement vise sept espèces végétales et deux espèces de papillons ainsi que leurs habitats. Ces espèces présentent l'une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : déclin de la population totale, aire de répartition peu étendue avec déclin ou fluctuation, perte d'habitat, petite population en déclin, ou très petite population ou aire de répartition restreinte (COSEPAC, 2003b). Si des mesures de rétablissement ne sont pas prises, ces espèces pourraient disparaître du Canada ou de la planète à l'état sauvage.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.