Profil d'espèce

Bruant des prés de la sous-espèce princeps

Nom scientifique : Passerculus sandwichensis princeps
Autres noms/noms précédents : Bruant des prés,Bruant des prés, princeps
Taxonomie : Oiseaux
Distribution : Nouvelle-Écosse
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2009
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Bruant des prés de la sous-espèce princeps Photo 1

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Description

Bruant des prés de la sous-espèce princeps, est plus pâle, plus grosse et d’un gris plus prononcé que les autres races de l’est de l’espèce. Elle a des parties supérieures brun gris, marquées de blanc, de noir et de chamois, une rayure jaune au-dessus et devant l'oeil (qui devient très pâle en automne et en hiver), des parties inférieures blanchâtres avec des rayures brun gris, ainsi qu’une queue brunâtre légèrement fourchue.

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Répartition et population

Les Bruant des prés de la sous-espèce princeps construisent leurs nids presque exclusivement sur l'île de Sable; quelques-uns font leurs nids sur les plages de la Nouvelle-Écosse. Cet oiseau hiverne dans les États de l’Atlantique centre, entre la Nouvelle-Écosse et le Nord de la Floride; quelques-uns hivernent en Nouvelle-Écosse. La taille de la population de cette sous-espèce varie d'environ 1 250 à 3 400 oiseaux au printemps, augmentant à entre 5 000 et 14 750 individus à la fin de l'été après l'envol des oisillons. La taille de la population peut varier énormément d'une année à l'autre, mais elle semble stable à long terme.

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Habitat

Les Bruant des prés de la sous-espèce princeps construisent leurs nids sur des terrains dominés par des landes et des ammophiles qui poussent sur les dunes côtières et les plages. Les oiseaux préfèrent les landes, où les couvées ont des meilleures chances de survie. Les oiseaux préfèrent les plages de dunes plus éloignées du littoral où ils trouvent de bonnes étendues d'herbe et où ils sont plus à l'abris des intempéries l'hiver.

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Biologie

Les femelles du Bruant des prés de la sous-espèce princeps peuvent avoir trois ou même quatre couvées par saison. Les oiseaux construisent des nids de gazon et d’autre végétation dans des creux grattés dans la terre, souvent protégés par un arbuste, un petit arbre ou une butte de gazon. Une couvée contient habituellement quatre ou cinq oeufs. Le Bruant des prés, princeps, s'accouple parfois avec la race continentale de l’espèce.

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Menaces

Puisque son aire de reproduction est restreinte, l'espèce est vulnérable aux changements à court terme des autres facteurs limitants. La migration de cet oiseau dépend énormément des conditions climatiques, ce qui rend le Bruant des prés vulnérable aux intempéries. Des températures froides ainsi que la prédation et le manque de nourriture dans son aire d’hivernage peuvent aussi être néfastes pour cet oiseau: la mortalité hivernale est une contrainte importante pour la population. Les plages dans l'aire d'hivernage ont été détruites ou sont maintenant très utilisées par les humains, mais cela ne semble pas avoir un effet à long terme sur la population. La prédation des œufs et des oisillons dans l'aire de reproduction peut provoquer de graves dommages les années durant lesquelles la taille de la population est déjà petite. Cependant, tous ces facteurs affectent le Bruant des prés à court terme. Le principal facteur limitant de la taille de l'ensemble de la population semble être la quantité limitée d’habitat disponible dans son aire de reproduction.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Le Bruant des prés de la sous-espèce princeps est protégé par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs du gouvernement fédéral. Cette loi interdit de nuire aux adultes, aux jeunes et aux œufs, et de les tuer ou de les collectionner. L’île de Sable, qui fournit un habitat de reproduction à l’espèce, est un refuge d’oiseaux migrateurs du gouvernement fédéral.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Bruant des prés de la sous-espèce princeps (Passerculus sandwichensis) au Canada (2010)

    Le Passerculus sandwichensis princeps est une sous-espèce du Bruant des prés communément appelée « Ipswich sparrow » en anglais. Il se distingue des autres sous‑espèces par sa taille plus grande et par son plumage plus gris et plus pâle. Une étude génétique récente des variations de l’ADN mitochondrial n’a révélé aucune différence génétique importante entre cette sous-espèce et les autres sous‑espèces du Bruant des prés. Néanmoins, une étude morphologique récente donne à conclure qu’on devrait continuer de la reconnaître comme une sous-espèce distincte.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • COSEPAC - Sommaire de l’évaluation et Rapport de situation : Bruant des prés Passerculus sandwichensis (2010)

    Sommaire de l’évaluation – Novembre 2009 Nom commun Bruant des prés Nom scientifique Passerculus sandwichensis sous–espèce princeps Statut Préoccupante Justification de la désignation Cet oiseau chanteur est largement restreint aux systèmes de dunes de l’île de Sable, en Nouvelle–Écosse. La population a augmenté depuis quelques décennies et présente maintenant des signes de stabilité car l’île a atteint une capacité de charge. Cet oiseau n’est pas vulnérable aux perturbations anthropiques car la localité de reproduction est bien protégée. La sous–espèce produit aussi plusieurs nichées par année et obtient actuellement un bon succès de nidification, ce qui lui confère un bon potentiel de reproduction lui permettant ainsi de composer avec des phénomènes catastrophiques potentiels. Néanmoins, son aire de reproduction est restreinte à une très petite zone du Canada, et sa population est relativement petite. Elle est également exposée aux menaces continues associées à l’aménagement du littoral qui lui sert d’habitat d’hivernage dans l’est des États–Unis et elle est vulnérable à l’élévation du niveau de la mer ainsi qu’à la fréquence et l’intensité croissantes des tempêtes de l’Atlantique qui pourraient se présenter par suite du changement climatique. Répartition Nouvelle–Écosse Historique du statut Espèce désignée « préoccupante » en avril 1979. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000 et en novembre 2009.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Bruant des prés de la sous-espèce princeps (2010)

    Cet oiseau chanteur est largement restreint aux systèmes de dunes de l’île de Sable, en Nouvelle?Écosse. La population a augmenté depuis quelques décennies et présente maintenant des signes de stabilité car l’île a atteint une capacité de charge. Cet oiseau n’est pas vulnérable aux perturbations anthropiques car la localité de reproduction est bien protégée. La sous?espèce produit aussi plusieurs nichées par année et obtient actuellement un bon succès de nidification, ce qui lui confère un bon potentiel de reproduction lui permettant ainsi de composer avec des phénomènes catastrophiques potentiels. Néanmoins, son aire de reproduction est restreinte à une très petite zone du Canada, et sa population est relativement petite. Elle est également exposée aux menaces continues associées à l’aménagement du littoral qui lui sert d’habitat d’hivernage dans l’est des États-Unis et elle est vulnérable à l’élévation du niveau de la mer ainsi qu’à la fréquence et l’intensité croissantes des tempêtes de l’Atlantique qui pourraient se présenter par suite du changement climatique.

Plans de gestion

  • Plan de gestion du Bruant des prés de la sous-espèce princeps (Passerculus sandwichensis princeps) au Canada (2006)

    Le Bruant des prés de la sous-espèce princeps (« Bruant d’Ipswich ») est un oiseau migrateur visé par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, et la gestion de cette espèce relève de la responsabilité du gouvernement fédéral. La Loi sur les espèces en péril (LEP, article 65) oblige le ministre compétent à élaborer un plan de gestion pour chaque espèce préoccupante inscrite. Le Bruant des prés de la sous-espèce princeps a été ajouté à la liste de la LEP en juin 2003 à titre d’espèce préoccupante. Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada (Région de l’Atlantique) a dirigé l’élaboration du présent plan de gestion. Le gouvernement de la Nouvelle Écosse, la seule compétence responsable, en a examiné et approuvé le contenu. Le plan répond aux exigences de la LEP du point de vue du contenu et du processus (articles 65 et 66).

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 (2010)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la fonction première du COSEPAC est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages et a revu le statut de 79 espèces (espèces, sous-espèces, populations). Lors de la réunion de novembre 2009, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 28 espèces sauvages. À sa réunion d’avril 2010, le Comité a évalué ou revu la classification de 51 espèces sauvages additionnelles (espèces, sous-espèces, populations). Le COSEPAC a revu la classification de 32 espèces sauvages déjà inscrites à l’annexe 1 de la LEP et leur statut a été confirmé (disparue du pays - espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs -, en voie de disparition, menacée ou préoccupante). Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2009-2010 sont les suivants : Disparues du pays : 6 En voie de disparition : 39 Menacées : 16 Préoccupantes : 17 Données insuffisantes : 1 Le présent rapport présente au ministre le statut de 46 espèces nouvellement désignées comme disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes et remplit les obligations du COSEPAC stipulées aux articles 25 et 26 de la Loi sur les espèces en péril. Un résumé complet et détaillé de l’évaluation de chaque espèce et la justification de la désignation de chacune d’entre elles se trouvent à l’annexe I du rapport. Depuis sa création, le COSEPAC a évalué 602 espèces sauvages correspondant à diverses catégories de risque, dont 262 en voie de disparition, 151 menacées, 166 préoccupantes et 23 disparues du pays. Au total, 13 espèces ont été désignées comme espèces disparues. À ce jour, 46 espèces sauvages ont été inscrites dans la catégorie « données insuffisantes » et 166 espèces ont été désignées comme « non en péril ». L’année en cours a été particulièrement productive pour le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC. En avril 2010, le COSEPAC a approuvé les Lignes directrices des procédures et des protocoles relatifs aux connaissances traditionnelles autochtones. Ces lignes directrices établissent des principes clairs ayant été convenus quant à la collecte de connaissances traditionnelles autochtones dans l’accomplissement de la mission du COSEPAC prescrite au paragraphe 15(2) de la LEP (voir l’annexe III du rapport ci-joint). Nous sommes reconnaissants aux aînés des collectivités et aux experts pour l’aide généreuse et l’enthousiaste qu’ils ont apportés au Sous-comité dans la préparation des protocoles sur les CTA.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Novembre 2010 (2010)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 février 2011 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 4 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.