Profil d'espèce

Guillemot à cou blanc

Nom scientifique : Synthliboramphus antiquus
Taxonomie : Oiseaux
Distribution : Colombie-Britannique, Océan Pacifique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2014
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Guillemot à cou blanc

Guillemot à cou blanc Photo 1

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Description

Pendant la saison des accouplements, le Guillemot à cou blanc a une bavette noire et une poitrine blanche, alors que les côtés du cou sont blancs; le bec est pâle et la ligne blanche au dessus de l'oeil s'étend jusqu'à la nuque. En hiver, les parties supérieures du Guillemot à cou blanc sont noires, alors que les bouts des plumes du dos sont bleuâtres; une étroite ligne blanche est retrouvée sur le derrière du cou et les parties inférieures sont blanches.

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Répartition et population

Le Guillemot à cou blanc est un petit oiseau de mer du nord du Pacifique. Au Canada, le Guillemot à cou blanc s'accouple uniquement sur les îles de la Reine Charlotte de la Colombie-Britannique . Plusieurs colonies du Guillemot à cou blanc des îles de la Reine Charlotte ont disparu, alors que d'autres colonies ont connu des baisses importantes. L'espèce est transitoire sur toute la côte de la Colombie-Britannique.

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Habitat

Le Guillemot à cou blanc s'accouple sur de petites îles côtières.

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Biologie

L'espèce construit son nid dans des terriers qu'elle creuse elle-même; ces terriers peuvent être situés à la base d'arbres, sous des souches ou des rondins, dans des crevasses rocheuses ou sous les racines de touffes d'herbes. Les nids sont capitonnés d'herbes sèches et de feuilles. Une couvée contient deux oeufs. Ces oiseaux ont une seule couvée par année. Les oiseaux quittent le nid 2 ou 3 jours après l'éclosion des oeufs. Le Guillemot à cou blanc commence probablement à s'accoupler à 3 ou 4 ans. Les Guillemots à cou blanc s'accouplent dans les îles de la Reine Charlotte d'avril à juin. Ces oiseaux hivernent au sud des îles de la Reine Charlotte; certains hivernent dans les eaux côtières de l'île de Vancouver, d'octobre à février, alors que les autres oiseaux hivernent plus au sud. Ils se nourrissent de crustacés planctoniques et de poisson.

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Menaces

L'introduction de prédateurs exotiques est le facteur limitant principal pour le Guillemot à cou blanc. En Colombie-Britannique, les prédateurs exotiques qui ont été introduits sont des rats et des ratons laveurs; plusieurs colonies du Guillemot à cou blanc ont disparu et d'autres colonies ont subit des pertes importantes à cause de ces prédateurs exotiques. Les perturbations causées par les touristes, telles les lumières, peuvent aussi limiter la reproduction, parce que le Guillemot à cou blanc est très sensible aux perturbations. L'espèce est également très vulnérable aux déversements de pétrole.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Le Guillemot à cou blanc est protégé en vertu de la Convention sur les oiseaux migrateurs de 1917. Les autochtones ont le droit de chasser le Guillemot à cou blanc pour fins de subsistance.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés à ce jour L’unique facteur d’importance qui a une incidence sur les colonies de reproduction de la réserve Haïda Gwaii, en Colombie-Britannique, est la présence ou l’absence de prédateurs introduits, particulièrement les ratons laveurs et les rats. L’élimination des rats de l’île Langara, au milieu des années 90, a permis à la population de guillemots, historiquement la plus importante colonie de Guillemots à cou blanc au monde, de s’y reproduire et de croître. En revanche, le contrôle des ratons laveurs s’est avéré moins efficace jusqu’à maintenant, principalement en raison d’importantes populations sources demeurant encore dans les grandes îles de l’archipel (îles Graham et Moresby). Résumé des activités de recherche et de suivi Des études sur la population des Guillemots à cou blanc se poursuivent, dirigées par la Laskeek Bay Conservation Society, avec l’appui d’Environnement Canada (EC). De plus, le programme de suivi des espèces d’EC est très actif, le travail se poursuivant sur plusieurs colonies de la réserve Haïda Gwaii. Finalement, EC en partenariat avec la Simon Fraser University, réalise une recherche sur les facteurs liés au choix de l’habitat (colonie) en vue d’accélérer le rétablissement de la population une fois l’habitat restauré. Résumé des activités de rétablissement Les chercheurs se servent d’enregistrements de cris de Guillemots à cou blanc comme indicateurs de la qualité de l’habitat de nidification pour inciter les oiseaux à venir faire leur nid dans de nouveaux secteurs. On se sert également de terriers de nidification artificiels contenant des coquilles d’œuf afin d’offrir un attrait visuel concernant la qualité de ces secteurs pour la nidification. Ces mesures contribueront à la colonisation de l’île et aideront au repeuplement. Adresses électroniques Parcs Canada : Pause naturewww.pc.gc.ca/canada/pn-tfn/pdf/2006/2006-02-20_f.pdf University of Guelph: Oiseaux aquatiqueswww.aquatic.uoguelph.ca/BirdS/speciesacc/Pacific/Pac_Birds/Alcidae/Ancmurr/S_antiquus.htm Ministry of Environment de la Colombie-Britannique : Renseignements sur les Guillemots à cou blancwww.env.gov.bc.ca/wld/frpa/iwms/documents/Birds/b_ancientmurrelet.pdf

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

15 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la situation du Guillemot à cou blanc (Synthliboramphus antiquus) au Canada – Mise à jour (2005)

    Le Guillemot à cou blanc (Synthliboramphus antiquus) est un oiseau de mer de la famille des Alcidés. Le Guillemot du Japon (S. wumizusume) est l'espèce qui lui est la plus étroitement apparentée, mais deux autres oiseaux présents en Amérique du Nord lui sont également apparentés : le Guillemot de Xantus (S. hypoleucus) et le Guillemot de Craveri (S. craveri). Le Guillemot à cou blanc mesure environ 25 cm. Son corps est gris, sa gorge et ses joues sont blanches, son menton et le sommet de sa tête sont noirs et l'extrémité de son bec est jaune. Son plumage nuptial se caractérise par une ligne de plumes blanches qui s'étend vers l'arrière à partir de l'oil et par des lignes noires et blanches de chaque côté de la nuque.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Guillemot à cou blanc (2005)

    Espèce désignée « préoccupante » en avril 1993. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2004. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.
  • Sommaire du statut de l’espèce du COSEPAC sur le Guillemot à cou blanc (Synthliboramphus antiquus) au Canada (2015)

    Environ la moitié de la population reproductrice mondiale de cet oiseau de mer nichant dans des terriers se trouve sur Haida Gwaii, en Colombie-Britannique. L’information provenant de relevés récents pour l’espèce est limitée et la tendance démographique générale est inconnue. Il y a toutefois des indications de déclins dans certaines colonies de reproduction sur la côte ouest de Haida Gwaii, cependant des populations sont peut être en croissance dans certaines colonies sur la côte est. L’espèce est exposée à un certain nombre de menaces incluant la prédation par des prédateurs introduits, la dégradation de l’habitat, l’exposition au pétrole et aux changements océanographiques. L’espèce pourrait devenir « menacée » si ces menaces ne sont pas gérées adéquatement.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Guillemot à cou blanc (2015)

    Environ la moitié de la population reproductrice mondiale de cet oiseau de mer nichant dans des terriers se trouve sur Haida Gwaii, en Colombie-Britannique. L'information provenant de relevés récents pour l’espèce est limitée et la tendance démographique générale est inconnue. Il y a toutefois des indications de déclins dans certaines colonies de reproduction sur la côte ouest de Haida Gwaii, cependant des populations sont peut?être en croissance dans certaines colonies sur la côte est. L’espèce est exposée à un certain nombre de menaces incluant la prédation par des prédateurs introduits, la dégradation de l’habitat, l’exposition au pétrole et aux changements océanographiques. L’espèce pourrait devenir « menacée » si ces menaces ne sont pas gérées adéquatement.
  • Énoncés de réaction - Guillemot à cou blanc (2005)

    Cet oiseau de mer nichant au sol subit la menace des mammifères prédateurs qui ont été introduits dans les îles où il se reproduit. Les prédateurs ont été retirés de certaines îles, mais les populations n'ont pas augmenté depuis. Près de la moitié de la population mondiale de cette espèce niche dans les îles de la Reine-Charlotte, en Colombie-Britannique. On estime que la population canadienne est en déclin.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national Pacific Rim (2016)

    Adossée aux monts insulaires de l'île de Vancouver et faisant face à l'océan Pacifique, la réserve de parc national Pacific Rim (RPN Pacific Rim) protège et présente le riche patrimoine naturel et culturel de la côte Ouest du Canada. La RPN Pacific Rim se compose de trois secteurs géographiques distincts, soit les secteurs de la plage Long, de l'archipel Broken Group et du sentier de la Côte-Ouest, chacun d'eux offrant une gamme unique d'expériences aux visiteurs. D'une superficie totale de 51 216 hectares, la réserve de parc abrite d'importantes zones de forêt humide tempérée mature, de systèmes de dunes côtières, de zones humides, de zones intertidales et d'habitats marins, ce qui lui permet de démontrer l'interdépendance qui existe entre la terre, la mer et les humains. Ces merveilles de la nature sont intimement liées à la culture des Premières nations Nuu-chah-nulth (passée et présente) et à celle des explorateurs et colons européens.
  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas satisfait à l’article 47 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), qui exige l’élaboration d’un plan d’action pour les espèces présentes à l’intérieur des limites de ce site nécessitant un plan d’action. Ce plan d’action sera mis à jour afin d’inclure toutes les mesures de conservation et de rétablissement des espèces marines en péril après l’achèvement du premier plan directeur intégré pour la terre, la mer et les gens concernant la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation, et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (ci­après appelé Gwaii Haanas). Les mesures décrites dans ce plan profiteront également à d’autres espèces avec des préoccupations de conservation, qui sont régulièrement présentes sur le site.
  • Plan d’action visant des espèces multiples la réserve de parc national du Canada des Îles-Gulf (2017)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national du Canada des Îles-Gulf s’applique aux terres et aux eaux à l’intérieur des limites de la réserve de parc national des Îles-Gulf (RPNIG). Le Plan satisfait aux exigences applicables aux Plans d’action énoncées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP (art.47)) en ce qui a trait aux espèces pour lesquelles il faut établir un Plan d’action et qui sont observées régulièrement à cet endroit. Les mesures décrites dans le Plan entraîneront aussi des bienfaits pour d’autres espèces préoccupantes en matière de conservation que l’on observe régulièrement dans la RPNIG.

Plans de gestion

  • Plan de gestion du Guillemot à cou blanc (Synthliboramphus antiquus) au Canada (2015)

    Le ministre fédéral de l’Environnement et le ministre responsable de l’Agence Parcs Canada sont, en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), responsables du rétablissement du Guillemot à cou blanc et présentent ici leur plan de gestion, conformément à l’article 65 de la LEP. Dans la mesure du possible, ce plan de gestion a été élaboré en collaboration avec le gouvernement de la Colombie-Britannique et le Council of the Haida Nation.

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2005 (2005)

    Le rapport annuel de 2005 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.
  • Rapport annuel du COSEPAC - 2014-2015 (2015)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la présente année de déclaration (d’octobre 2014 à septembre 2015), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première, du 23 au 28 novembre 2014, et la deuxième, du 27 avril au 1er mai 2015. Pendant cette période, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 1 En voie de disparition : 21 Menacées : 11 Préoccupantes : 21 Données insuffisantes : 1 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 24 de ces espèces a confirmé la même situation de risque que l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : Novembre 2005 (2005)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 17 mars 2017