Profil d'espèce

Frêne bleu

Nom scientifique : Fraxinus quadrangulata
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2014
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Description

Le frêne bleu est un arbre de dimensions moyennes, d’environ 20 m de hauteur et de jusqu’à 80 cm de diamètre. Il compte parmi les six espèces de frêne indigènes du Canada. Le tronc est droit ou irrégulier et la cime est étroite, petite et de forme arrondie. L’écorce écailleuse est de couleur claire, gris rougeâtre ou gris havane. Les feuilles sont composées et opposées; elles comportent 7 (5-11) folioles. Les rameaux sont quadrangulaires en raison de la présence de 4 crêtes ou ailerons subéreux très apparents (d’où l’épithète spécifique quadrangulata). Des grappes de petites fleurs sans pétales apparaissent au printemps à mesure que les nouvelles feuilles se déroulent. Le fruit est une samare uniséminée, habituellement tordue; son aile large porte une encoche. Le frêne bleu possède le trait distinctif de garder ses branches inférieures mortes, ce qui lui donne un aspect négligé. L’écorce interne contient une substance collante qui tourne au bleu quand elle est exposée à l’air (d’où le nom commun de l’espèce). (Mise à jour 2017/06/02)

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Répartition et population

Le frêne bleu a une répartition restreinte au Canada. Il se rencontre uniquement dans le sud-ouest de l’Ontario, dans les comtés et municipalités de Middlesex, Elgin, Lambton, Chatham-Kent et Essex, notamment à la pointe Pelée, dans l’île Peche à l’embouchure de la rivière Détroit, dans les îles du lac Érié, ainsi que dans les vallées des rivières Thames et Sydenham et du ruisseau Catfish. Cet arbre est plus largement répandu aux États-Unis, depuis l’Ohio vers le sud, jusqu’en Alabama, en Géorgie et en Arkansas, et vers l’ouest, jusqu’au Wisconsin, en Oklahoma et au Kansas. (Mise à jour 2017/06/02)

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Habitat

Le frêne bleu pousse dans divers types d’habitat et de sol. En Ontario, il se trouve dans trois types d’habitat distincts : les plaines d’inondation et les vallées fluviales où il pousse dans des sols riches en association avec une variété d’autres essences; les sols peu profonds recouvrant des alvars et du calcaire dans les îles du lac Érié; et les plages stabilisées du parc national de la Pointe-Pelée et de la pointe Fish de l’île Pelée. La superficie et la qualité de tous ces milieux ont diminué au cours du dernier siècle. Bien que les effets de la fragmentation de l’habitat sur le frêne bleu n’aient pas été évalués, ce facteur devrait mener à la dégradation de l’environnement et peut-être à la dégradation des gènes de l’essence au cours d’une plus longue période, ce qui pourrait contribuer à réduire la probabilité de survie des sous-populations. (Mise à jour 2017/06/02)

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Biologie

À la différence des autres espèces de frêne, les fleurs du frêne bleu porte les organes de reproduction mâle et femelle. L’espèce se reproduit par graines et rien n’indique une propagation par voie clonale. Le frêne bleu peut vivre jusqu’à 300 ans (habituellement 150 à 200 ans) et atteint la maturité (mise à fruit) à environ 25 ans. Il produit à tous les 3 ou 4 ans des graines qui sont dispersées par le vent. La plupart se dispersent probablement en-deçà de 10 m de l’arbre parent, mais un petit nombre peuvent se disperser jusqu’à 200 m. Des graines peuvent être transportées sur de plus longues distances par l’eau ou des animaux. (Mise à jour 2017/06/02)

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Menaces

Depuis la dernière évaluation du statut, l’impact possible du broutage par les cerfs sur le recrutement et l’établissement du frêne bleu s’est révélé une préoccupation plus grande que celle indiquée précédemment. Bien que quelques sites recensés renfermaient de très grands nombres de semis et de jeunes arbres, il y avait peu d’indications de régénération à de nombreux autres, ce qui donne à penser que le broutage exercé par les cerfs pourrait empêcher l’établissement de jeunes arbres. De plus, l’agrile du frêne, un coléoptère non indigène envahissant, s’impose comme une nouvelle menace pour les espèces de frêne indigènes, dont le frêne bleu. Dépisté pour la première fois en Amérique du Nord en 2002, l’agrile du frêne s’est rapidement propagé. Au cours des relevés de 2012 et de 2013, des signes de l’agrile du frêne ont été décelés à 45,8 % (11 sur 26) des sites et chez 70 frênes bleus (3,7 %). Bien que, jusqu’à maintenant, peu de frênes bleus semblent avoir été tués par l’agrile du frêne (0,26 % des arbres recensés) et qu’ils semblent y être résistants, nul ne sait si l’impact de cet envahisseur augmentera à l’avenir. Parmi les autres menaces pesant sur le frêne bleu s’inscrivent les pratiques d’aménagement forestier qui peuvent comprendre l’abattage d’individus de l’espèce à cause de leur identification erronée par des propriétaires fonciers ou des autorités – soit délibérément ou par suite des mesures de gestion associées à l’agrile du frêne; l’altération des régimes de perturbations naturelles par le biais de la suppression des feux de forêt et de la gestion de l’eau; les impacts de l’élevage de bétail, y compris le broutage et le piétinement dans les milieux riverains; les activités récréatives (p. ex. les véhicules tout terrain dans les secteurs locaux), qui pourraient nuire à la régénération à cause du piétinement; et, dans l’île Middle, la nitrification des sols et les dommages aux arbres causés par le guano et les activités de nidification des Cormorans à aigrettes. (Mise à jour 2017/06/02)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Frêne bleu est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

7 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Frêne bleu Fraxinus quadrangulata au Canada (2015)

    Le frêne bleu est un arbre de dimensions moyennes, d’environ 20 m de hauteur et de jusqu’à 80 cm de diamètre. Il compte parmi les six espèces de frêne indigènes du Canada. Le tronc est droit ou irrégulier et la cime est étroite, petite et de forme arrondie. L’écorce écailleuse est de couleur claire, gris rougeâtre ou gris havane. Les feuilles sont composées et opposées; elles comportent 7 (5-11) folioles. Les rameaux sont quadrangulaires en raison de la présence de 4 crêtes ou ailerons subéreux très apparents (d’où l’épithète spécifique quadrangulata). Des grappes de petites fleurs sans pétales apparaissent au printemps à mesure que les nouvelles feuilles se déroulent. Le fruit est une samare uniséminée, habituellement tordue; son aile large porte une encoche. Le frêne bleu possède le trait distinctif de garder ses branches inférieures mortes, ce qui lui donne un aspect négligé. L’écorce interne contient une substance collante qui tourne au bleu quand elle est exposée à l’air (d’où le nom commun de l’espèce).

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Frêne bleu (2015)

    Cet arbre a une répartition limitée dans les forêts caroliniennes du sud-ouest de l’Ontario. La petite taille de la population totale que l'on retrouve dans un paysage fragmenté, combinée avec l’impact potentiel croissant du broutage par le cerf de Virginie et l’infestation de l’agrile du frêne, une espèce envahissante, exposent l’espèce à un risque de connaître d’autres déclins dans la plupart des sites. De plus, les arbres matures sur l’île Middle sont menacés par les impacts causés par les Cormorans à aigrettes nicheurs. Ces facteurs ont mené à un changement de statut, passant d’espèce « préoccupante » à « menacée ».

Plans d'actions

  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe-Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara s’applique aux terres et aux eaux situées à l’intérieur des limites des deux sites : le parc national du Canada de la Pointe-Pelée (PNPP) et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (LHNN). Ce dernier terme est utilisé pour désigner collectivement deux endroits de la région du Niagara qui comprennent trois lieux historiques nationaux, soit le lieu historique national du Canada du Fort-George, le lieu historique national du Canada du Champ-de-Bataille-du-Fort-George et le lieu historique national du Canada des Casernes-de-Butler. Le présent plan satisfait aux exigences concernant les plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP; article 47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le plan vont également entraîner des avantages pour d’autres espèces régulièrement présentes dans le PNPP et les LHNN pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.

Plans de gestion

  • Plan de gestion du frêne bleu (Fraxinus quadrangulata) au Canada (2016)

    Le ministre de l’Environnement et le ministre responsable de l’Agence Parcs Canada sont les ministres compétents en vertu de la Loi sur les espèces en péril pour la gestion du frêne bleu et ont préparé ce plan de gestion conformément à l’article 65 de la Loi sur les espèces en péril. Dans la mesure du possible, il a été préparé en collaboration avec le gouvernement de l’Ontario, conformément au paragraphe 66(1) de la Loi sur les espèces en péril.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2014-2015 (2015)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la présente année de déclaration (d’octobre 2014 à septembre 2015), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première, du 23 au 28 novembre 2014, et la deuxième, du 27 avril au 1er mai 2015. Pendant cette période, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 1 En voie de disparition : 21 Menacées : 11 Préoccupantes : 21 Données insuffisantes : 1 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 24 de ces espèces a confirmé la même situation de risque que l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2016 (2016)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 521 espèces forment la liste. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mai 2016 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2016 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017