Profil d'espèce

Arméria de l’Athabasca

Nom scientifique : Armeria maritima ssp. interior
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Saskatchewan
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2002
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Arméria de l’Athabasca

Arméria de l’Athabasca Photo 1

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Description

L’arméria de l’Athabasca est une plante herbacée vivace. L’espèce a une tige ligneuse et ramifiée, et un ou plusieurs groupes de feuilles disposées en cercle (rosettes) croissent à sa base. Des tiges florifères peuvent s’élever de chacune des rosettes; les petites fleurs qu’elles portent forment un capitule dense et presque rond. La plante croît en petits groupes ou, parfois, individuellement.

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Répartition et population

L’arméria de l’Athabasca ne pousse que dans le Nord-Ouest de la Saskatchewan, dans Athabasca Sand Dunes Wilderness Provincial Park. Là, l’espèce croît dans trois grands champs de dunes le long de la rive sud du lac Athabasca (connus sous le nom de dunes de la rivière William, de la baie Thomson et de la rivière MacFarlane). Le nombre exact d’individus et les tendances démographiques ne sont pas connus pour cette sous-espèce, mais rien n’indique que les effectifs ont connu un déclin au cours des dernières années.

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Habitat

L’habitat de l’arméria de l’Athabasca est extrêmement localisé et fragile. Il consiste en pavages de gravier dans des régions de dunes actives. Ces pavages résultant de l’action du vent sur un sol de gravier sablonneux forment notamment des landes graveleuses et rocheuses. Ces zones sont rares et la végétation qui s’y trouve est très clairsemée.

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Biologie

L’arméria de l’Athabasca est l’une des dix plantes rares n’ayant été observées que dans la région des dunes du lac Athabasca. Les semis s’établissent sur le pavage de gravier ainsi que dans les couloirs interdunaires (creux ou dépressions) humides ou mouillés. Les plantes qui croissent dans ces couloirs sont jeunes et vigoureuses; cependant, leur croissance ne peut se poursuivre dans le sable et elles se font finalement ensevelir par le déplacement des dunes et meurent. On ne trouve de vieilles plantes que sur les pavages de gravier relativement stables. D’autres recherches sur la biologie de cette plante peu commune s’imposent. La petite taille de sa population et son habitat restreint limitent l’arméria de l’Athabasca.

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Menaces

L’arméria de l’Athabasca pourrait faire face à de multiples menaces. Le tourisme augmente dans cette région, et l’incidence du camping pratiqué par les canoéistes sur son habitat devient de plus en plus importante. La dégradation de l’habitat résultant de la circulation des véhicules tout-terrain pourrait menacer l’espèce dans la région d’Uranium City, malgré l’interdiction d’utiliser ces véhicules dans les dunes. L’exploration minière est permise jusqu’à la lisière du parc. Des graines ont par ailleurs été récoltées à l’intérieur du parc, pratique incompatible avec la protection de l’habitat. Dans l’ensemble, les pressions exercées par l’exploitation minière, le tourisme et les activités récréatives, ainsi que par d’autres activités commerciales, augmentent.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

L’arméria de l’Athabasca ne bénéficie de la protection d’aucune loi provinciale mais, en 1992, la région de dunes de la rive sud du lac Athabasca est officiellement devenue le Athabasca Sand Dunes Wilderness Provincial Park. Ce parc a été divisé en trois régions, la plus grande protection étant accordée aux champs de dunes de la rivière William. Dans ces trois régions, le camping, les feux en plein air, la cueillette de plantes, l’utilisation de véhicules tout-terrain et la randonnée pédestre sur les pavages de gravier font l’objet de restrictions.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

7 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Arméria de l'Athabasca (2002)

    Espèce désignée « menacée » en avril 1981. La situation a été réexaminée, et l'espèce est passée à la catégorie de moindre risque « préoccupante » en avril 1999. La situation a été réexaminée, et le statut a été confirmé en mai 2002. Dernière évaluation fondée sur un rapport de situation existant.

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Arméria de l'Athabasca (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Plans de gestion

  • Plan de gestion plurispécifique visant les espèces des dunes de l’Athabasca, au Canada (2013)

    Le présent plan de gestion vise un groupe de sept plantes qui sont inscrites comme « espèces préoccupantes » aux termes de la Loi sur les espèces en péril (LEP) et se rencontrent dans les dunes de l’Athabasca, dans le nord de la Saskatchewan : l’achillée à gros capitules, l’arméria de l’Athabasca, la deschampsie du bassin du Mackenzie, le saule psammophile, le saule silicicole, le saule de Turnor et la tanaisie floconneuse. Les dunes de l’Athabasca sont un complexe de dunes vives et de dunes stabilisées longeant la rive sud du lac Athabasca, à l’intérieur du parc provincial Athabasca Sand Dunes, parc de 1 925 km² situé dans le coin nord-ouest de la Saskatchewan. Les sept espèces sont endémiques (non présentes ailleurs) à ce complexe de dunes, sauf pour une occurrence du saule silicicole signalée au Nunavut et une occurrence de la deschampsie du bassin du Mackenzie signalée dans les Territoires du Nord-Ouest (ces deux occurrences font l’objet d’un examen) ainsi que quelques observations faites à proximité des dunes, sur les rives du lac Athabasca.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.