Profil d'espèce

Hydrocotyle à ombelle

Nom scientifique : Hydrocotyle umbellata
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Nouvelle-Écosse
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2014
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Image de Hydrocotyle à ombelle

Hydrocotyle à ombelle Photo 1

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Description

L'Hydrocotyle à ombelle est une petite herbacée vivace. La mince tige de cette plante rampe sur le sable et le gravier. Les petites feuilles rondes sont droites ou flottantes; les feuilles qui sont au dessus de l'eau mesurent 1 cm, alors que celles qui sont sous l'eau mesurent 3 cm. Il y a parfois une petite grappe de fleurs blanches.

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Répartition et population

Au Canada, on retrouve l'Hydrocotyle à ombelle uniquement sur une portion des rives de deux lacs dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Le lac Kejimkujik se trouve dans le parc national de Kejimkujik, et le lac Wilsons se trouve dans le comté de Yarmouth, à environ 70 km au sud-ouest du lac Kejimkujik. Il y a deux colonies connues au lac Wilsons, et sept colonies sur la rive est du lac Kejimkujik. Trois de ces sept colonies ont été découvertes depuis 1985. Au lac Wilsons, une des colonies est 800 m de longueur et l'autre est de 100 m de longueur; les deux colonies ont une largeur de plusieurs mètres. La taille de ces deux colonies demeure assez stable depuis 1985. Au lac Kejimkujik, la plupart des sept colonies sont de petite taille: l'une d'elle a environ 200 m de longueur et une autre fait plus de 200 m de long. Le nombre inhabituel de sécheresses durant les étés de la dernière décennie a favorisé la plante dans le parc. En somme, les populations d'Hydrocotyle à ombelle dans le parc vont bien et connaissent même une certaine expansion.

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Habitat

L'Hydrocotyle à ombelle habite les berges composées de sable et de gravier, et se trouve tout juste au-dessus ou sous la surface de l'eau. Les fluctuations du niveau de l'eau d'une année à l'autre et au cours d'une même saison semblent essentielles à la survie de la plante, en minimisant la compétition avec les autres espèces.

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Biologie

L'Hydrocotyle à ombelle ne fleurit pas régulièrement. Au Canada, lorsque cette plante a des fleurs, elles apparaissent en août ou en septembre. L'espèce se reproduit surtout de façon asexuée, par la croissance de stolons. Un faible niveau de reproduction sexuée chez des populations de petite taille diminue la diversité génétique des populations et leur capacité de s'adapter à leur environnement.

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Menaces

La perte d'habitat est le facteur limitant principal pour l'Hydrocolyte à ombelle. L'utilisation intensive des lacs à des fins de loisirs a pour effet de changer l'habitat de cette plante. La stabilisation du niveau d'eau des lacs où l'on retrouve l'Hydrocolyte à ombelle (par l'entremise de barrages) pourrait détruire les populations de cette plante.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

L’hydrocotyle à ombelle se trouve dans le parc national Kejimkujik où elle est protégée par la Loi sur les parcs nationaux du Canada. Elle croît aussi dans la réserve naturelle du lac Wilsons.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement et plan de gestion plurispécifique pour la flore de la plaine côtière de l'Atlantique au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de la flore de la plaine côtière de l'Atlantique

  • Sherman Boates - Président/Contact - Gouv. de la Nouvelle Écosse
    Tél. : 902-679-6146  Téléc. : 902-679-6176  Envoyer un courriel
  • Samara Eaton - Président/Contact - Environnement Canada
    Tél. : 506-364-5060  Téléc. : 506-364-5062  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

11 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur L'hydrocotyle à ombelle Hydrocotyle umbellata au Canada (2014)

    L'hydrocotyle à ombelle est une plante herbacée vivace à tiges rampantes qui s'enracinent au niveau des nœuds. Les feuilles sont rondes, peu profondément lobées et larges de 1 à 5 cm. Le pétiole, dressé et fixé au centre de la feuille, mesure 5 à 20 cm chez les individus terrestres et jusqu'à 150 cm dans le cas des feuilles flottantes. Les fleurs, petites et blanches, sont réunies en une ombelle globuleuse portée à l'extrémité d'une tige dépourvue de feuilles. Aucun fruit n'a été observé chez l'espèce au Canada. Dans le sud de la Nouvelle-Écosse, l'hydrocotyle à ombelle pousse aux côtés d'un grand nombre d'autres espèces elles aussi éloignées de leur aire de répartition principale, située dans la plaine côtière de l'Atlantique. Ce groupe d'espèces est connu et apprécié par de nombreux propriétaires de chalet et résidents. Les populations d'hydrocotyle à ombelle de Nouvelle-Écosse sont les plus septentrionales au monde et se trouvent à plus de 410 km des autres populations américaines les plus proches.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Hydrocotyle à ombelle (2015)

    Cette espèce ne se trouve que dans trois localités de rivage lacustre disjointes dans le sud de la Nouvelle-Écosse, dont une localité qui a été découverte depuis la dernière évaluation. La modification et les dommages causés aux rivages par l’aménagement des rivages et les véhicules hors route représentent des menaces continues, alors que la gestion des niveaux d’eau est une menace potentielle à un lac. La hausse de la compétition par d’autres plantes, attribuable à l’eutrophisation pourrait devenir une menace importante.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement et plan de gestion plurispécifiques pour la flore de la plaine côtière de l’Atlantique au Canada (2016)

    En vertu de l’article 37 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des programmes de rétablissement à l’égard des espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et, en vertu de l’article 65 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des plans de gestion à l’égard des espèces préoccupantes. Le présent programme de rétablissement et plan de gestion servira également de plan de gestion distinct, comme l’exige la LEP (articles 65-67), pour les espèces désignées préoccupantes en vertu de la LEP qui y sont incluses. La province de la Nouvelle Écosse, Environnement Canada et Agence Parcs Canada ont mené l’élaboration du présent document, qui a été préparé en coopération ou en consultation avec de nombreux autres particuliers et organismes, y compris des organismes non gouvernementaux environnementaux, des intervenants de l’industrie, des peuples autochtones et des propriétaires de terres privées.

Plans d'actions

  • Plan d’action plurispécifique pour la flore de la plaine côtière de l’Atlantique au Canada (2016)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique est la ministre compétente en vertu de la LEP du coréopsis rose, du droséra filiforme, de l’hydrocotyle à ombelle, de la lophiolie dorée et de la sabatie de Kennedy et a élaboré le présent plan d’action pour mettre en œuvre le programme de rétablissement, conformément à l’article 47 de la LEP. La ministre responsable de l’Agence Parcs Canada est responsable de l’hydrocotyle à ombelle là où l’espèce se trouve sur des terres administrées par l’APC. Dans la mesure du possible, le plan d’action a été préparé en collaboration avec la province de la Nouvelle-Écosse, l’Équipe de rétablissement de la flore de la plaine côtière de l’Atlantique (FPCA), des organisations environnementales non gouvernementales, des parties concernées de l’industrie, des groupes autochtones et des propriétaires fonciers privés, en vertu du paragraphe 48(1) de la LEP.
  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujik (2017)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujikvise les terres et les eaux se trouvant dans les limites du parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujik (PNLHNK), y compris le parc national Kejimkujik Bord de mer. Le plan satisfait aux exigences relatives aux plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP, art.47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le présent plan profiteront également à d’autres espèces préoccupantes du point de vue de la conservation, qui fréquentent régulièrement le PNLHNK.

Plans de gestion

  • Programme de rétablissement et plan de gestion plurispécifiques pour la flore de la plaine côtière de l’Atlantique au Canada (2010)

    En vertu de l’article 37 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des programmes de rétablissement à l’égard des espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et, en vertu de l’article 65 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des plans de gestion à l’égard des espèces préoccupantes. Le présent programme de rétablissement et plan de gestion servira également de plan de gestion distinct, comme l’exige la LEP (articles 65-67), pour les espèces désignées préoccupantes en vertu de la LEP qui y sont incluses. La province de la Nouvelle Écosse, Environnement Canada et Agence Parcs Canada ont mené l’élaboration du présent document, qui a été préparé en coopération ou en consultation avec de nombreux autres particuliers et organismes, y compris des organismes non gouvernementaux environnementaux, des intervenants de l’industrie, des peuples autochtones et des propriétaires de terres privées.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2013-2014 (2014)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2013 à septembre 2014), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 24 au 29 novembre 2013, et la deuxième, du 27 avril au 2 mai 2014. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 0 En voie de disparition : 23 Menacées : 12 Préoccupantes : 20 Données insuffisantes : 0 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2015 (2015)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 521 espèces forment la liste. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 15 avril 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 15 octobre 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril

Descriptions dans la Gazette du Canada sur l'habitat essentiel

  • Description de l’habitat essentiel de l’hydrocotyle à ombelle dans le parc national Kejimkujik du Canada (2010)

    L’hydrocotyle à ombelle (Hydrocotyle umbellata) figure à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril à titre d’espèce menacée. Il s’agit d’une petite plante vasculaire faisant partie d’un groupe plus large d’espèces non reliées sur le plan taxonomique et appelé flore de la plaine côtière de l’Atlantique. L’habitat essentiel de l’hydrocotyle à ombelle est défini dans le programme de rétablissement et plan de gestion plurispécifiques pour la flore de la plaine côtière de l’Atlantique au Canada.