Profil d'espèce

Ours blanc

Nom scientifique : Ursus maritimus
Autres noms/noms précédents : Ours polaire
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Yukon, Territoires-du-Nord-Ouest, Nunavut, Manitoba, Ontario, Québec, Terre-Neuve-et-Labrador , Océan Arctique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2008
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


Recherche avancée

Liens rapides : | Photo | Description | Habitat | Biologie | Menaces | Protection | Autre protection ou statut | Programme national de rétablissement | Documents

Image de Ours blanc

Ours blanc Photo 1
Ours blanc Photo 2

Haut de la page

Description

L’ours blanc est le plus gros carnivore terrestre de la planète. Sa couleur lui procure un excellent camouflage pour chasser dans des paysages de neige et de glace. Toute blanche après la mue, sa fourrure peut paraître jaune ou blanc cassé durant l’été et reflète souvent les couleurs du ciel et de la neige. L’ours blanc est adapté à la vie en arctique. Son épaisse couche de graisse et son pelage dense et imperméable le protègent du froid. À la différence des autres ours, les pattes de l’ours blanc possèdent des coussinets entièrement recouverts d’une fourrure qui les protège contre le froid et l’aide à marcher sur la glace et la neige sans glisser. Ce maître de la banquise est parfaitement adapté à la nage grâce à son corps élancé et à ses pattes avant élargies qu’il utilise comme des pagaies. Ses pattes puissantes munies de griffes très pointues l’aident notamment à creuser, à grimper sur la glace, à défoncer le toit des tanières des phoques et à immobiliser les phoques, leurs principales proies. Son crâne et son museau sont longs et étroits, et ses oreilles sont petites. Ce grand mammifère est le plus gros de tous les ours. les mâles peuvent atteindre une longueur de 2,8 m du bout du nez au bout de la queue et un poids de 800 kg, tandis que les femelles, plus petites, ne dépassent habituellement pas 2,5 m et 400 kg.

Haut de la page

Répartition et population

L’ours blanc à une distribution circumpolaire, soit aux États-Unis (Alaska), au Canada, au Groenland, en Norvège et en Russie. Au Canada, l’espèce occupe les régions couvertes de glace du Yukon et de la mer de Béring, à l’ouest, jusqu’à Terre-Neuve-et-Labrador, à l’est, et du nord de l’île d’Ellesmere jusqu’au sud de la baie James. Les ours se trouvent surtout le long des régions côtières de l’Arctique et dans les chenaux situés entre les îles de cet océan. La population canadienne, qui représente approximativement les deux tiers de la population mondiale, est répartie en 13 unités de gestion. La durée et la fréquence des déplacements saisonniers entrepris par les ours au sein des unités de gestion varient selon la superficie de la zone occupée, la formation et la dislocation annuelle de la glace de mer, et la disponibilité de divers éléments comme la terre ferme, la glace accumulée au cours des ans et les polynies (ces étendues d’eau libre entourées de glace). Les populations de l’espèce ne peuvent persister sans glace marine saisonnière. Un déclin continu de la disponibilité saisonnière de glace marine rend probable une réduction de certaines parties de l’aire de répartition de l’espèce. En 2014, la population canadienne d’ours blancs était estimée à environ 16 000 individus. Les données sur les taux de survie et de reproduction laissent penser que deux des 13 unités de gestion (sud de la mer de Beaufort et baie de Baffin, représentant ensemble 20,2 % de la population totale) connaissent probablement un déclin à l’heure actuelle. Deux autres unités de gestion (bassin de Foxe et sud de la baie d’Hudson, représentant 21,7 % de la population totale) sont considérées comme stables et quatre unités de gestion (golfe de Boothia, nord de la mer de Beaufort, Viscount Melville et ouest de la baie d’Hudson, représentant 25,1 % de la population totale) sont probablement stables, tandis que deux autres (détroit de Davis et détroit de M’Clintock, représentant 15,0 % de la population totale) sont probablement en croissance. Le manque de données ne nous permet pas d’évaluer pour le moment les tendances des trois autres unités de gestion (bassin de Kane, détroit de Lancaster et baie Norwegian, représentant 18,0 % de la population totale). On s’attend à ce que le Canada dispose d’estimations à jour de la population pour les 13 unités de gestion d’ici 2018.

Haut de la page

Habitat

L’ours blanc fréquente la bordure sud de la banquise arctique, ces eaux couvertes de glace qui entourent le pôle Nord. On le trouve le plus communément le long des zones côtières et dans les chenaux situés entre les îles et les archipels de l’Arctique. Les caractéristiques physiques de la glace de mer et sa répartition, sont les principaux facteurs qui déterminent la qualité de l’habitat de l’ours blanc. Étant donné que dans la plupart des régions les ours blancs accèdent à leurs principales proies par la glace de mer, la répartition des ours change en fonction de l’étendue saisonnière du couvert de glace. Leur habitat est lié de façon étroite à celui de leurs proies de prédilection, les phoques annelés, qui vivent exclusivement en association avec la glace de mer pour au moins une partie de l’année. L'habitat de l'ours blanc varie selon la saison. Dans des régions où une bonne partie de la banquise fond au milieu ou à la fin de l’été, ce dégel contraint toute la population d’ours à revenir sur la terre ferme pendant de deux à quatre mois, où ils vivent des réserves de graisse accumulées. Les ours retournent sur la glace de mer à l’automne, lorsqu’elle se reforme. Les ourses creusent plutôt une tanière dans laquelle elles peuvent donner naissance à leurs oursons, généralement situées sur la terre ferme près des côtes. Les tanières sont creusées dans des amoncellements de neige entassée par le vent, ou dans la terre ou la tourbe gelée dans les régions plus au sud. Elles sont souvent situées tout près de secteurs où les densités de phoques sont élevées au printemps. On trouve aussi des tanières de naissance en mer sur des morceaux de banquise disloquée, particulièrement dans la mer de Beaufort, dans l’ouest de l’Arctique canadien. Durant l'hiver, les femelles gestantes demeurent à l’abri dans leur tanière, alors que les autres ours demeurent actifs sur la banquise. Ces animaux bien adaptés pour vivre dans l’Arctique se retirent dans des abris temporaires lorsque les conditions climatiques sont particulièrement mauvaises. Ces tanières peuvent être retrouvées à plus de 200 km au large des côtes. En provoquant des changements dans la répartition de la glace et des phoques qui se reproduisent sur la glace de mer, le réchauffement climatique influera certainement sur la répartition des ours blancs.

Haut de la page

Biologie

Les ours blancs femelles commencent à se reproduire vers l’âge de 4 à 6 ans, et ont habituellement des portées de 1 ou 2 oursons environ tous les 3 ans. Le taux de reproduction de l’espèce est très bas ce qui signifie que les populations ne peuvent se rétablir rapidement si leurs effectifs diminuent. La plupart des mâles commencent à se reproduire vers l'âge de 8 à 10 ans. Peu d'ours blancs vivent plus de 25 ans. L’accouplement a lieu à la fin d’avril et au début de mai, mais les ovules fécondés ne s’implantent qu’en octobre. Les ourses gestantes pénètrent dans les tanières de naissance vers la fin d'octobre et les oursons naissent entre novembre et le début de janvier. À la naissance, les oursons pèsent moins de 1 kg et sont couverts de poils extrêmement fins. Les oursons sont allaités à l’intérieur de la tanière et en sortiront entre la fin de février et le milieu d’avril, avec leur mère pour être amenés sur la glace de mer. Ils pèsent alors de 10 à 12 kg. Les femelles gestantes passent ainsi une grande partie de l’hiver dans leur tanière, sans s’alimenter, elles ne peuvent cesser le jeune jusqu’à ce que les petits soient assez grands pour sortir de la tanière. Il peut ainsi arriver à ces femelles de ne pas manger durant huit mois, tout en devant satisfaire les exigences énergétiques de la gestation et de l’allaitement. L’ours blanc est le plus carnivore de tous les ours. Généralement, il n’attaque pas les humains, sauf pour protéger ses petits ou s’il est affamé. Il se nourrit principalement de phoques annelés, mais capture également des phoques barbus, des phoques du Groenland, des phoques à capuchon, des phoques communs et quelquefois de jeunes morses, bélugas et narvals. Durant l’été, les ours qui demeurent sur la terre ferme vivent surtout de leurs réserves et conservent leur énergie en demeurant inactifs le plus clair de leur temps. Ils mangent à l’occasion de l’herbe et des baies. L’ours blanc n’a pas de prédateur naturel. Mais en tant que prédateur se trouvant au sommet de la chaîne alimentaire, qui se nourrit de proies se nourrissant elles-mêmes d’autres proies ayant parfois accumulées des produits chimiques dans leurs tissus. Les ours accumulent dans leurs tissus les contaminants de l’environnement pouvant avoir un effet sur leur survie et leur reproduction. L’ours blanc se déplace sur des distances beaucoup plus grandes que d’autres mammifères terrestres. Il adapte facilement ses déplacements aux conditions environnementales et à la répartition de ses proies, mais il peut aussi être vulnérable à l’activité humaine. Cependant, on sait que l’ours blanc est attiré par des sources non naturelles de nourriture, comme des ordures, et qu’il peut en venir à ne pas craindre la présence des humains, même quand il se trouve exposé à du harcèlement visant à l’éloigner, s’il peut espérer se mettre quelque chose sous la dent.

Haut de la page

Menaces

La liste des principales menaces auxquelles fait face l’ours blanc est présentée plus bas. Il est reconnu que l’incidence relative de ces menaces pour l’ours blanc pourrait changer, et que de nouvelles menaces pourraient survenir à l’avenir. Changements climatiques : Les changements environnementaux constituent la principale menace à long terme pour les ours blancs et leur habitat. Le réchauffement prévu touchant la majorité de leur aire de répartition et les réductions associées de l’étendue et de l’épaisseur des glaces de mer pluriannuelles, ainsi que la durée et l’épaisseur des glaces annuelles, sont des facteurs qui auront à la fois des incidences directes et indirectes sur les ours blancs. Les effets directs comprennent les changements dans l’habitat (c.-à-d. l’étendue et la composition de la glace de mer), tandis que parmi les effets indirects, on compte des changements à l’échelle des écosystèmes dans la disponibilité des espèces-proies (comme le phoque), la séparation des aires de mise bas terrestre et des refuges, le transfert des contaminants et le changement dans le niveau d’activité humaine. Les changements climatiques exerceront probablement une influence sur tous les menaces énumérés plus bas pour la population canadienne, et ce facteur devrait donc être considéré comme le facteur limitatif ultime pour l’espèce. Les déclins observés dans les unités de gestion de l’ouest de la baie d’Hudson et du sud de la mer de Beaufort peuvent en grande partie être attribués aux changements climatiques. Si les conditions climatiques continuent d’évoluer comme le prévoit le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) tous les populations d’ours blancs seront éventuellement touchés. Les changements dans la glace de mer n’auront pas les mêmes incidences sur l’ours blanc dans toutes les parties de son aire de répartition en même temps ou encore, de la même façon. Dans certaines parties de leur aire de répartition, les ours blanc pourraient profiter de façon temporaire, mais mais de façon importante, d’un climat plus doux. Par exemple, il est prévu que l’accès aux proies augmentera en raison de la diminution de la glace pluriannuelles. De plus, les sections nordiques de l’Arctique canadien et du nord-ouest du Groenland pourraient fournir un habitat à long terme. Récolte supérieure aux quotas établis : Un système de gestion de récolte durable existe au Canada depuis les années 1970. Des quotas de chasse ont été établis conjointement par les administrations des divers gouvernements avec les conseils de gestion des ressources fauniques en vertu des accords sur les revendications territoriales. Les quotas sont fixés à des fins de conservation à long terme des ours blancs. Les quotas canadiens comprennent toutes les mortalités anthropiques : chasse de subsistance, chasse par des non résidants, chasse illégale connue et mesures de protection de la vie humaine et des biens. Il est obligatoire de signaler toutes les prises par l’humain aux agents de conservation des provinces et des territoires. Il existe peu de preuves de chasse illicite ou non documentée au Canada. Dans les cas où des préoccupations surgissent concernant la durabilité des niveaux de chasse, les mesures de gestion coordonnées prises pas les divers gouvernements et leurs partenaires, notamment l’ajustement des niveaux de récolte totale autorisée (ou l’équivalent) pour chaque unité de gestion, devraient contribuer à la réduction ou à l’élimination de la menace de chasse non durable. Le Canada investit à l’heure actuelle environ 1,7 M$/année en activités de surveillance de ses populations d’ours blancs pour faire en sorte que les quotas établis soient fondés sur des données récentes. Contaminants: Comme l’ours blanc est un prédateur qui occupe le sommet de la chaîne alimentaire, les contaminants de l’environnement, tant les composés organiques (p.ex. les organochlorés et les produits ignifuges bromés) que les composés inorganiques (p.ex. le mercure) sont des substances ayant des incidences sur les individus, et potentiellement, au niveau de la population. D’autres contaminants associés aux déversements d’hydrocarbures en milieu marin pourraient avoir de graves incidences sur les populations locales. Les contaminants émergents sont également une source de préoccupation, et il est reconnu que les changements dans l’environnement peuvent modifier les voies de transport des contaminants. Par exemple, il est probable que le transport et la libération des contaminants dans les écosystèmes arctiques s’intensifient, à mesure que les contaminants séquestrés à dans les glaciers et le pergélisol soient libérés. Même si les incidences des polluants sur l’ours blanc ne sont que partiellement comprises, de récentes études indiquent que les contaminants ont vraisemblablement des effets physiologiques, y compris la perturbation des niveaux hormonaux, ainsi que des incidences sur le système immunitaire et reproducteur. Activité de l’industrie des ressources : L’exploration et le développement liés à l’extraction des ressources (p.ex. métaux, minéraux, pétrole et gaz) ont le potentiel de contribuer directement à la perturbation et à la mortalité des ours, notamment par la fragilisation de l’habitat et la perturbation des tanières de mise bas. Les changements dans l’environnement faciliteront probablement l’accès de l’industrie aux ressources, avec l’intensification des activités industrielles, et la fréquence des conflits entre les humains et les ours pourrait s’accroître. Navigation : Les perturbations et le risque d’accidents maritimes (p. ex. déversements) associés à l’augmentation de la navigation dans l’Arctique, y compris le réapprovisionnement des collectivités, la navigation industrielle et le tourisme, représentent des menaces grandissantes pour l’ours blanc. En outre, le changement environnemental augmentera probablement la durée des saisons de navigation et ouvrira de nouvelles voies auparavant non navigable. Conflits entre les humains et les ours : Une interaction accrue entre les humains et l’ours blanc s’observe déjà dans des collectivités du Nord. Une augmentation des conflits entre humains et ours est à prévoir avec l’augmentation du tourisme et d’autres activités humaines et la transformation des glaces de mer. Les interactions en humains et ours peuvent entraîner la destruction de la propriété, des risques pour la population humaine ainsi que pour les ours, en raison du harcèlement causé par la présence humaine et des cas de mortalité associés à la défense des personnes et de la propriété.

Haut de la page

Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Au Canada, la gestion des ours blancs relève du gouvernement fédéral, de quatre provinces (Manitoba, Ontario, Québec et Terre-Neuve-et-Labrador), de trois territoires (Yukon, Territoires du Nord Ouest et Nunavut) et des Conseils de gestion des ressources fauniques établis dans le cadre des revendications territoriales. La chasse est en grande partie gérée au moyen de régimes de quotas et conformément aux droits des peuples autochtones. Depuis 1976, la gestion des ours blancs est coordonnée à l’échelle internationale selon les termes de l’Accord sur la Conservation des Ours blancs (polaires), signé par le gouvernement fédéral au nom de l’ensemble des provinces et des territoires du Canada en 1973, ainsi que par les quatre autres pays dans lesquels se trouve l’ours blanc, soit le Groenland, la Norvège, les États-Unis et la Russie. Cet accord interdit la chasse sportive non réglementée et engage chaque signataire à mener des recherches concernant la conservation et la gestion de l’espèce, dont les résultats doivent être communiqués à l’ensemble des signataires. Les États de l’aire de répartition de l’ours blanc se réunissent tous les deux ans. Le Canada a organisé la réunion de 2011, qui a eu lieu à Iqaluit, au Nunavut. Une partie de l’habitat terrestre de l’ours blanc est protégé lorsque l’espèce se trouve dans des parcs nationaux du Canada, des parcs provinciaux de l’Ontario, ainsi que dans des réserves nationales de faune, mais ces aires protégées ne représentent qu’environ 2,9 % de l’espace occupé par l’espèce au Canada. Il y a peu d’aires protégées fédérales, provinciales ou territoriales car la majeure partie de l’aire de distribution de l’ours blanc se trouve en mer. Au Manitoba, depuis 2008, l’espèce est protégée en vertu de la Loi sur la conservation de la faune, et la chasse n’est pas permise. La désignation d’espèce menacée prévaut sur les droits de chasse ancestraux ou issus de traités des peuples autochtones. Au Manitoba, les ours blancs ne peuvent être tués qu’aux fins de protection des personnes et des biens. En Ontario, depuis 2009, l’ours blanc est désigné espèce menacée et protégé en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition, et un programme de rétablissement a été achevé. La Loi sur la protection du poisson et de la faune prévoit également la protection de l’espèce, et il n’y a pas de saison de chasse ou de piégeage. Toutefois, en vertu du Traité de la baie James (Traité no 9), les peuples autochtones résidant sur le littoral de la baie d’Hudson et de la baie James sont autorisés à chasser l’ours blanc. La récolte autorisée est de 30 ours blancs par année. Cette récolte est contrôlée par un système selon lequel la vente annuelle de peaux par permis de chasse est limitée aux seules peaux portant le seau officiel du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario. Toutefois, au cours des dernières années, les Premières nations côtières de l’Ontario ont travaillé en collaboration avec les chasseurs du Nunavut et du Nunavik, ainsi que les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux pour limiter leur prises sous le seuil autorisé de 30, pour tenir compte de la durabilité des prises collectives des unités de gestion du sud de la baie d’Hudson. Au Québec, depuis 2009, l’ours blanc est désigné espèce vulnérable en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérable. La Convention de la Baie James et du Nord québécois (1975) établit que seuls les peuples autochtones peuvent récolter l’ours blanc et leur assure l’exclusivité d’un niveau de récolte garanti de 62 ours par année, sous réserve des principes de conservation. Tout comme les Premières nations de l’Ontario, les chasseurs du Nunavik ont récemment convenu de limiter le niveau de leurs prises dans le sud de la baie d’Hudson en considération du principe de la durabilité. Le Conseil de gestion des ressources fauniques de la région marine du Nunavik développe un système de gestion pour l’ours blanc au Québec en collaboration avec les parties concernées. À Terre-Neuve-et-Labrador, depuis 2002, l’ours blanc est désigné comme espèces vulnérable en vertu de la Endangered Species Act. Dans cette province, la loi provinciale Wildlife Act et les règlements, et l’Accord sur les revendications territoriales des Inuits du Labrador constituent le cadre juridique pour la gestion de l’ours blanc. À l’intérieur de la zone visée par l’Accord sur les Inuits du Labrador, l’Office Torngat de cogestion de la faune et de la flore, en consultation avec le gouvernement du Nunatsiavut, est chargé de déterminer, de modifier et d’annuler le niveau de récolte autorisé d’ours blanc, avec les Inuits du Labrador qui ont l’exclusivité de chasse de l’ours blanc. Dans les Territoires du Nord-Ouest, l’ours blanc a été inscrit à titre d’espèce préoccupante en 2014, et un plan de gestion est en voie d’élaboration. Le Nunavut et le Yukon ne possèdent aucune désignation de l’ours blanc, mais ils ont mis en place des systèmes de gestion exhaustifs et réactifs.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

Haut de la page

Autre protection ou statut

L’ours polaire figure aussi à l’annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), qui régit le commerce international des espèces qui sont, ou pourraient être menacées par les transactions commerciales.

Haut de la page

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

18 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - l'Ours blanc (2002)

    L'ours blanc a été désigné « Non en péril » en 1986 par le COSEPAC; il a été ensuite sur classé dans la catégorie de risque plus élevé « Vulnérable » en 1991 sur la base d'un rapport qui avait été achevé en 1998. C'est la seconde mise à jour du rapport de situation sur l'espèce.
  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Ours blanc (2008)

    Espèce désignée « non en péril » en avril 1986. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en avril 1991. Réexamen et confirmation du statut en avril 1999, en novembre 2002 et en avril 2008. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d’un rapport de situation.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Ours blanc (2008)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.
  • Énoncés de réaction - Ours blanc (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Plans de gestion

Décrets

  • Décret accusant réception de l’évaluation faite conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2011)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, de l’évaluation faite conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement à l’espèce mentionnée à l’annexe ci-après.
  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2011)

    La présente modification sur recommandation du ministre de l’Environnement ajoute l’ours blanc à l’annexe 1 de la LEP en tant qu’espèce préoccupante. En vertu de la LEP, l’ajout d’une espèce à l’annexe 1 en tant qu’espèce préoccupante exige la préparation d’un plan de gestion pour l’empêcher de devenir en voie de disparition ou menacée.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    Conformément à l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le ministre de l'Environnement recommande que 43 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, soit la Liste des espèces en péril. Cette recommandation est fondée sur les évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et sur les consultations avec des gouvernements, des peuples autochtones, des conseils de gestion des ressources fauniques, des intervenants et le public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2003 (2003)

    Rapport annuel de mai 2003 au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada
  • Rapport annuel du COSEPAC - 2007 - 2008 (2008)

    Le rapport annuel de 2008 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres (2009)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 20 mars 2009 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 19 mars 2010 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.
  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Renseignements connexes

  • Résumé de la table ronde nationale sur l’ours blanc (2009)

    La table ronde nationale sur l’ours blanc a eu lieu le 16 janvier 2009 à Winnipeg, au Manitoba. Ont participé à la table ronde les représentants des territoires, des provinces, des conseils de gestion des ressources fauniques, des Inuits, des Autochtones, des Premières nations, du monde scientifique et d’autres groupes qui jouent un rôle de direction ou de conservation pour la protection des quelques 15 500 ours blancs du Canada. La table ronde sur l’ours blanc visait à sensibiliser davantage les participants aux mesures de conservation mises en œuvre par différentes parties, à faire connaître le point de vue d’un échantillon représentatif de leaders d’opinion sur les secteurs prioritaires à cibler et à établir un plateau de consultation pour inscrire l’ours blanc sur la liste des espèces en péril en vertu de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 17 mars 2017