Profil d'espèce

Renard gris

Nom scientifique : Urocyon cinereoargenteus
Autres noms/noms précédents : Grey Fox
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2015
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Image de Renard gris

Renard gris Photo 1

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Description

Le renard gris (Urocyon cinereoargenteus) présente un aspect typique d’un renard, mais son pelage est gris argenté, et une partie de la nuque, des flancs et des pattes est rougeâtre. Il possède une longue bande longitudinale foncée, sur toute la longueur du dos et de la queue. L’espèce est importante dans la phylogénie des Canidés parce qu’elle est considérée comme la plus basale de la famille des Canidés. Le renard gris est aussi l’espèce de Canidés la plus arboricole, et il peut partiellement faire tourner les os de la cheville pour faciliter la descente des arbres. (Mise à jour 2017/01/17)

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Répartition et population

Le renard gris se rencontre généralement depuis le centre sud du Canada jusqu’au nord de l’Amérique du Sud, et son aire de répartition prend de l’expansion vers le nord des États Unis et l’est des États Unis. Bien que l’espèce ait déjà été présente dans le sud de l’Ontario, elle ne se reproduirait actuellement que dans deux régions du Canada : la région de Rainy River –Thunder Bay (ci après appelée le « nord ouest de l’Ontario »), et la région de l’île Pelée, en Ontario. Dans le présent rapport, les individus observés dans le sud est du Manitoba, au Québec et au Nouveau Brunswick sont considérés comme se trouvant à l’extérieur des limites de l’aire de répartition de l’espèce ou comme des individus qui se sont dispersés ou des visiteurs ou, de manière plus appropriée, des individus dont la présence est occasionnelle et qui se sont dispersés à partir de populations voisines aux États Unis et qui n’ont probablement pas établi de populations reproductrices dans ces régions du Canada. (Mise à jour 2017/01/17)

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Habitat

La répartition de renard gris est étroitement liée aux forêts de feuillus. Le renard gris aménage sa tanière dans divers types de substrats, qui se trouvent habituellement dans des terrains couverts de broussailles denses et non loin d’une source d’eau. Il est considéré comme une espèce généraliste en matière d’habitat et tolère partiellement les perturbations humaines, bien qu’il soit plus discret que le renard roux (Vulpes vulpes) et qu’on le voit donc moins souvent que ce dernier. (Mise à jour 2017/01/17)

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Biologie

De tous les Canidés d’Amérique du Nord, c’est le renard gris qui est le plus omnivore; il consomme des matières végétales, comme des fruits, à longueur d’année. Au Canada, le renard gris se reproduirait de la mi février à la mi mars, comme il le fait dans le nord est des États Unis. La plupart des individus femelles se reproduisent au cours de leur première année, et la portée compte 3 ou 4 petits par année. Le renard gris est généralement nocturne ou crépusculaire. L’unité sociale de base comprend un mâle adulte, une femelle adulte et leur progéniture, et ce groupe maintient un domaine vital. Le rapport des sexes des adultes est généralement 1:1, et il est présumé que le renard gris est monogame. (Mise à jour 2017/01/17)

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Menaces

La mortalité due au piégeage empêcherait l’établissement de sous populations reproductrices dans une grande partie de l’aire de répartition canadienne du renard gris, à l’extérieur de l’île Pelée. Le facteur limitatif le plus important pour les populations de renards gris aux États Unis est le piégeage. Bien que l’effet de la récolte au Canada n’ait pas été déterminé, la plupart des mentions dans la majeure partie des sous populations sont liées au piégeage accidentel. En raison de la petite taille des populations, toute cause de mortalité importante, comme le taux de prédation élevé par le coyote et les maladies (y compris la maladie de Carré et la rage), pourrait devenir un facteur limitatif important. Dans les deux sous populations pour lesquelles il existe des indices de reproduction, et principalement dans la sous population du nord ouest de l’Ontario, les menaces probables pesant sur le renard gris sont la mortalité due au piégeage et la mortalité routière. L’impact global des menaces est élevé. (Mise à jour 2017/01/17)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Renard gris est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement du renard gris (Urocyon cinereoargenteus) au Canada
État d'avancement : Versions proposées affichées dans le Registre des espèces en péril

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

11 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Renard gris Urocyon cinereoargenteus au Canada (2016)

    Le renard gris (Urocyon cinereoargenteus) présente un aspect typique d'un renard, mais son pelage est gris argenté, et une partie de la nuque, des flancs et des pattes est rougeâtre. Il possède une longue bande longitudinale foncée, sur toute la longueur du dos et de la queue. L'espèce est importante dans la phylogénie des Canidés parce qu'elle est considérée comme la plus basale de la famille des Canidés. Le renard gris est aussi l'espèce de Canidés la plus arboricole, et il peut partiellement faire tourner les os de la cheville pour faciliter la descente des arbres.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - le renard gris (2002)

    Espèce désignée « préoccupante » en avril 1979. La situation a été réexaminée, et l'espèce est passée à la catégorie de risque plus élevé « menacée » en mai 2002. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Renard gris (2017)

    Ce renard du sud connaît apparemment une expansion vers le nord, mais très peu d’individus reproducteurs matures vivent au Canada. Ces animaux sont restreints à deux sous-populations, une dans la région de Rainy River – Thunder Bay, qui a une forte immigration de source externe, mais l’immigration de source externe pour l’autre région, soit l’île Pelée, est incertaine. Les menaces pesant sur les sous-populations incluent le piégeage accidentel et la mortalité sur les routes. Des animaux ont été observés au Manitoba et au Québec, mais la reproduction n’est pas apparente en ce moment. Les mentions récentes au Nouveau-Brunswick représentent probablement des animaux non reproducteurs en dispersion.
  • Énoncés de réaction - Renard gris (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement du renard gris (Urocyon cinereoargenteus) au Canada (2017)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique est le ministre compétent en vertu de la LEP à l’égard du renard gris et a élaboré ce programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec la Province de l’Ontario et la Province de Québec, en vertu du paragraphe 39(1) de la LEP.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2015-2016 (2016)

    Au cours de la dernière année, le COSEPAC a réexaminé la situation de 25 espèces sauvages; de ce nombre, la majorité (68 %) a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. Sur un total de 45 espèces évaluées, on a attribué le statut d’espèce non en péril à sept d’entre elles (deux réévaluations et cinq nouvelles évaluations). À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 724 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, ce qui comprend 320 espèces en voie de disparition, 172 espèces menacées, 209 espèces préoccupantes et 23 espèces disparues (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, on a jugé disparues 15 espèces sauvages, les données de 54 espèces sauvages ont été jugées insuffisantes et on a évalué que 177 espèces ne sont pas à risque.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2017 (2017)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et maintenant, 521 espèces forment la liste. En 2016, sur recommandation du ministre de l'Environnement, le gouverneur en conseil a approuvé des propositions d'inscription pour 44 espèces sauvages. Il est proposé que 23 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, 18 soient reclassifiées ou aient leur définition modifiée (deux espèces fauniques sont divisées en quatre), qu'une espèce soit retirée de l'annexe 1 et deux autres espèces ajoutées. Les propositions d'inscription ont été publiées dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une période de consultation publique de 30 jours et les décisions finales d'inscription pour les 44 espèces sont attendues au début de 2017.Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 11 mai 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 11 octobre 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril Résumés du COSEPAC sur les espèces terrestres admissibles pour ajout ou reclassification à l’annexe 1
  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017