Profil d'espèce

Taupe à queue glabre

Nom scientifique : Scalopus aquaticus
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2010
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Taupe à queue glabre Photo 1

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Description

La taupe à queue glabre (Scalopus aquaticus) est deux fois plus grosse qu’une souris, son corps est robuste, sa queue courte et pratiquement glabre, ses pieds antérieurs gros et larges, et son museau long, pointu et glabre. Son pelage, dense, présente une coloration qui varie du nord au sud de son aire de répartition. Elle se distingue facilement de la taupe à nez étoilé par l’absence d’appendices charnus sur le nez, et de la taupe à queue velue par l’absence de palmure entre les doigts et de poils sur la queue. (Mise à jour 2017/06/06)

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Répartition et population

Parmi toutes les taupes d’Amérique du Nord, la taupe à queue glabre est celle qui a la plus vaste aire de répartition. Elle est présente dans la plupart des États du centre et de l’est des États-Unis, dans le nord du Mexique et dans l’extrême sud du Canada. Au Canada, l’espèce n’est présente que dans le sud de l’Ontario, soit dans trois municipalités du comté d’Essex (ville d’Essex, ville de Kingsville et municipalité de Leamington) et la portion ouest du canton de Romney, dans la municipalité de Chatham-Kent. (Mise à jour 2017/06/06)

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Habitat

Dans l’ensemble de son aire, la taupe à queue glabre occupe divers milieux, depuis des bois ouverts à des champs dégagés, où le sol est suffisamment meuble pour permettre le creusage de galeries. En Ontario, l’espèce est le plus souvent observée dans des loams ou des loams sableux dans des zones boisées, et le long de haies arborées ou broussailleuses, de cours d’eau ou de fossés de drainage, où le sol est exempt de pierres, a une texture grossière et se draine rapidement en général. Dans les milieux ouverts, les galeries des taupes s’étendent généralement au-delà des zones ombragées; les champs cultivés sont rarement utilisés. On estime que la superficie d’habitat potentiel est d’environ 929 hectares au Canada. (Mise à jour 2017/06/06)

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Biologie

La taupe à queue glabre est un animal généralement solitaire qui occupe un domaine vital relativement stable toute l’année. Elle creuse deux types de galeries : des galeries proches de la surface utilisées pour son alimentation, et des galeries profondes permanentes, dont le creusage peut donner lieu à la production des monticules de déblais caractéristiques des taupinières. Les mâles ont des domaines vitaux plus étendus (1,1 ha) que ceux des femelles (0,3 ha). L’espèce est probablement polygyne et les individus se reproduisent une fois par année après avoir atteint l’âge de un an. La reproduction a lieu plus tard dans l’année sous les latitudes septentrionales. L’accouplement se produit à la fin de mars ou au début d’avril, et les portées, qui comptent de 2 à 5 petits, naissent à la fin d’avril ou au début de mai. Les taupes se nourrissent d’une vaste gamme d’invertébrés dont des vers de terre, des larves et adultes de coléoptères et des fourmis, ainsi que de matières végétales (incluant des champignons mycorhiziens). Comme leur existence est largement souterraine, elles sont habituellement peu exposées à la prédation, à moins que des prédateurs pénètrent dans leurs galeries (p. ex. des serpents ou des belettes) ou les ouvrent en creusant (canidés), ou qu’elles viennent à la surface (où elles sont vulnérables aux rapaces et à d’autres prédateurs) par suite d’une inondation ou, dans le cas des juvéniles, quand ils entreprennent de se disperser. (Mise à jour 2017/06/06)

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Menaces

La répartition de la taupe à queue glabre au Canada est probablement limitée par la répartition restreinte des types de sols qui lui conviennent. Les terres présentant des sols propices à l’espèce ont été largement modifiées ou occupées par des exploitations agricoles intensives ou des expansions résidentielles, de sorte que seule une faible part de ces terres présente aujourd’hui un couvert végétal suffisant pour les taupes. Les zones d’habitat propices à l’espèce sont souvent petites et entourées de milieux non propices. L’espèce a probablement une capacité limitée de se déplacer sur de grandes distances en milieu inhospitalier, les populations se trouvant ainsi isolées autour des zones boisées. (Mise à jour 2017/06/06)

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La taupe à queue glabre est présente dans le parc national de la Pointe-Pelée où elle est protégée en vertu de la Loi sur les parcs nationaux du Canada.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent Les inventaires démographiques annuels enregistrés depuis 1994 laissent penser que même si les populations individuelles de taupes à queue glabre ne sont pas stables d’une année à l’autre, l’ensemble de l’espèce au Canada ne connaît ni augmentation ni diminution de son nombre au fil du temps. Résumé des activités de recherche et de surveillance La taupe à queue glabre est surveillée au parc national de la Pointe-Pelée depuis 1985. Cette surveillance est une exigence de gestion annuelle depuis 1989. La population du parc national de la Pointe-Pelée est considérée comme la plus grande au Canada. Les relevés sur le terrain menés en 1997 laissent croire que la taupe à queue glabre élargit son aire de répartition dans le comté d’Essex, reprenant possession de l’habitat qui faisait autrefois partie de son aire de répartition. Les gestionnaires de Parcs Ontario déterminent à l’aide d’un système d’information géographique les routes sur lesquelles sont tuées le plus de taupes à queue glabre. Résumé des activités de rétablissement Les chercheurs déterminent les sites de mortalité sur les routes et placent des panneaux de signalisation afin de la prévenir.

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la taupe à queue glabre (Scalopus aquaticus) au Canada (2011)

    La taupe à queue glabre (Scalopus aquaticus) est deux fois plus grosse qu’une souris, son corps est robuste, sa queue courte et pratiquement glabre, ses pieds antérieurs gros et larges, et son museau long, pointu et glabre. Son pelage, dense, présente une coloration qui varie du nord au sud de son aire de répartition. Elle se distingue facilement de la taupe à nez étoilé par l’absence d’appendices charnus sur le nez, et de la taupe à queue velue par l’absence de palmure entre les doigts et de poils sur la queue.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Taupe à queue glabre (2011)

    L'aire de répartition canadienne de ce petit mammifère se limite à environ 1000 hectares près du parc national de la Pointe-Pelée, dans le sud de l'Ontario. L’espèce a une répartition restreinte et fragmentée, mais un manque d’efforts de suivi adéquat et de quantification des menaces met en évidence l’incertitude de son statut de conservation. Bien qu’il y ait certaines preuves d’un déclin, un tiers de l’habitat de l’espèce est relativement peu menacé de disparaître dans le parc. Les menaces n’ont pas été évaluées ailleurs.

Plans d'actions

  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe-Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara s’applique aux terres et aux eaux situées à l’intérieur des limites des deux sites : le parc national du Canada de la Pointe-Pelée (PNPP) et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (LHNN). Ce dernier terme est utilisé pour désigner collectivement deux endroits de la région du Niagara qui comprennent trois lieux historiques nationaux, soit le lieu historique national du Canada du Fort-George, le lieu historique national du Canada du Champ-de-Bataille-du-Fort-George et le lieu historique national du Canada des Casernes-de-Butler. Le présent plan satisfait aux exigences concernant les plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP; article 47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le plan vont également entraîner des avantages pour d’autres espèces régulièrement présentes dans le PNPP et les LHNN pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de la taupe à queue glabre (Scalopus aquaticus) au Canada (2015)

    Le ministre de l’Environnement et le ministre responsable de l’Agence Parcs Canada sont les ministres compétents en vertu de la LEP pour la taupe à queue glabre et ont élaboré ce plan de gestion conformément à l’article 65 de la LEP. Dans la mesure du possible, ce plan de gestion a été préparé en coopération avec la province de l’Ontario (ministère des Richesses naturelles et des Forêts).

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017