Profil d'espèce

Béluga Population de l'est du Haut-Arctique et de la baie de Baffin

Nom scientifique : Delphinapterus leucas
Autres noms/noms précédents : Béluga (Population de l'Est du haut Arctique et de la baie de Baffin)
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Nunavut, Océan Arctique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2004
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Béluga

Béluga Photo 1

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Description

- La Béluga (Baleine blanche) est d'un blanc très pur, ayant un front proéminent arrondi, des dents, une épaisse peau extérieure et des vertèbres du cou non soudées. - On la distingue aussi par l’absence d’une nageoire dorsale. On présume que cette peau épaisse et l'absence d'une nageoire dorsale sont des adaptations à l’eau glaciale. Ces caractéristiques se retrouve aussi chez le narwhal, qui est apparenté aux bélugas. - L'espèce est de taille moyenne comparé aux autres bélugas de l’est de l’Amérique du Nord. - Les femelles atteignent en moyenne 3,5 m de longueur et les mâles 3,6 m, mais certains atteignent 4 m et plus. - Les nouveau-nés sont bruns ou gris ardoise. - Ils ont en moyenne 1,6 m de longueur et pèsent 78 kg. - Ils deviennent bleu gris en vieillissant et par la suite, la couleur pâlit. - Ils passent au blanc vers l’âge de 6 à 11 ans. - La plupart des femelles atteignent la maturité sexuelle pendant qu’elles sont encore gris pâle. - Les mâles deviennent blancs avant d'atteindre la maturité sexuelle et en vieillissant l'extrémité des nageoires se courbe vers le haut.

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Répartition et population

En été, les bélugas de l’Est du haut Arctique du Canada se trouvent dans les eaux de l'archipel central : le détroit de Barrows, l'inlet Prince-Régent, le détroit de Peel et le détroit de Jones. Un grand nombre, jusqu'à 5 000 individus, se trouve dans les estuaires de l'île Somerset. Les bélugas migrent par le détroit de Lancaster en automne pour hiverner dans la baie de Baffin et le détroit de Davis au large de la côte ouest du Groenland.

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Habitat

Les Bélugas vivent dans les eaux froides de l'Arctique. L'habitat de cette espèce diffère à chaque saison, puisque leurs déplacements sont déterminés par la présence de glace et la quantité de poissons. Ces baleines sont habituellement retrouvées en groupes de 2 à 10 Bélugas; mais des groupes comptant plus de 10 baleines ne sont pas infréquents. En hiver, ils se retrouvent dans les chenaux et les polynyas, et, durant l'été, ils habitent les baies peu profondes et les estuaires. Les femelles avec des petits préfèrent les eaux calmes et peu profondes le long de bordures de récifs, et près d'îles et de grandes baies. L'eau en surface est plus chaude à ces endroits, et le fond est composé soit de sable, de gravier ou de boue, où l'on trouve des mollusques, des crustacés et des poissons de fond. Les adultes et les jeunes sevrés favorisent les endroits où la profondeur varie, où l'eau de surface se maintient à une température froide durant l'été, et où les fonds de récifs sont composés de sable et de gravier, alors que les fonds plus creux sont composés de boue et de matériel plus grossier.

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Biologie

Les mâles atteignent la maturité sexuelle entre l’âge de sept et neuf ans, alors que les femelles atteignent la maturité sexuelle entre l’âge de quatre et sept ans. Les bélugas se reproduisent environ tous les trois ans, habituellement vers le mois de mai. Les femelles ont un seul baleineau (mesurant environ 1,5 m de long) entre avril et le début d’août. La période de gestation dure 14 mois et demi. Les bélugas sont au sommet de la chaîne alimentaire. L’espèce se nourrit de presque 50 espèces différentes de poissons et d’invertébrés, dont le calmar, le ver à tube, le capelan, l’ogac et la morue.

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Menaces

La surexploitation est la cause principale du déclin important des populations de bélugas, y compris le déclin de la population qui hiverne au large de la côte ouest du Groenland. Même si d’autres facteurs, tels que la modification et la détérioration de l’habitat, les perturbations acoustiques causées par la circulation des navires et la contamination de l’environnement, peuvent représenter des menaces supplémentaires pour les bélugas dans d’autres zones, ils ne semblent pas peser sur la population de l’Est de l’extrême arctique et de la baie de Baffin pour le moment.

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Protection

Protection fédérale

La Loi sur les pêches, la Loi sur la marine marchande du Canada et la Loi canadienne sur la protection de l’environnement sont les principaux mécanismes législatifs régissant le déversement de substances toxiques dans les habitats aquatiques. Aucune loi ne contrôle les incidences de la circulation maritime sur les mammifères marins. Les dispositions de la Loi sur les pêches portant sur les mammifères marins interdisent le harcèlement délibéré. La Loi sur les espèces sauvages du Canada autorise le ministre fédéral de l’Environnement à créer des réserves nationales de faune, incluant des aires marines protégées jusqu'à une distance de 200 milles. La Loi sur les océans du Canada pourrait aussi permettre la création d’aires protégées. Les lignes directrices établies par Pêches et Océans identifient les sections critiques de l’aire estivale de l’espèce pour en informer les utilisateurs de bateaux. En 1989, un accord conjoint a été signé entre le Canada et le Groenland pour la conservation des bélugas et des narvals dans la région de l’Est de l’extrême arctique et dans la baie de Baffin.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Béluga, Population de l'Est du haut Arctique et de la baie de Baffin (2004)

    La population hiverne dans la baie de Baffin et à l'ouest du Groenland et pourrait être composée de deux populations distinctes. Elle est chassée intensivement dans l'ouest du Groenland. Cependant, la plupart des individus de la population hivernent dans la baie de Baffin et le haut Arctique, où ils ne sont pas chassés. Les pressions exercées par la chasse dans les eaux canadiennes sont faibles l'été.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la loi (2012)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi - Vol. 139, No. 24 (2005)

    Sur recommandation du ministre de l'Environnement, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil accuse réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (voir référence a) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l'annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2013)

    Le présent décret ajoute sept espèces et reclasse deux espèces à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Il modifie également l’annexe 1 en radiant une espèce figurant auparavant sur la liste comme une seule unité désignable, et en la remplaçant par deux unités désignables de la même espèce. Une unité désignable d’espèce terrestre, qui figure aussi sur la liste en tant qu’unité désignable plus importante, est retirée pour éviter les doublons. Ces modifications ont été appliquées à la suite d’une recommandation par le ministre de l’Environnement, agissant sur les conseils de l’autre ministre compétent, à savoir le ministre des Pêches et des Océans Canada. Un décret connexe, pris en vertu de l’article 76 de la LEP, exemptera les activités autorisées en vertu de la Loi sur les pêches des interdictions imposées par la LEP pour une période d’un an, concernant une espèce ajoutée à l’annexe 1 (truite fardée versant de l’Ouest).
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2006)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2004 (2004)

    Le rapport annuel de 2004 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation