Profil d'espèce

Ours grizzli Population des Prairies

Nom scientifique : Ursus arctos
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Alberta, Saskatchewan, Manitoba
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Non active
Statut de la LEP : Annexe 1, Disparue du pays


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Espèces apparentées

Espèce Statut
COSEPAC
Statut
sous la
LEP
Ours grizzli ( Population de l'Ouest ) Préoccupante Aucun statut

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Image de Ours grizzli

Ours grizzli Photo 1

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Taxinomie

À l’heure actuelle, la plupart des scientifiques reconnaissent deux sous-espèces d’Ursus arctos en Amérique du Nord : le kodiak de l’Alaska (Ursus arctos middendorffi), présent sur les îles Kodiak de l’Alaska, et l’ours grizzli (Ursus arctos horribilis). Les différences de taille entre les ours grizzlis dans leur aire de répartition seraient apparemment attribuables à des différences dans la quantité et la qualité des aliments disponibles, et ne correspondraient pas à une différence taxinomique. L’ours brun de l’Eurasie Ursus arctos arctos est la plus petite des trois sous-espèces.

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Description

Plus gros que l’ours noir, l’ours grizzli a le corps trapu, la tête large et la queue courte. Il porte entre les épaules une bosse distinctive, formée par les muscles de ses puissantes pattes antérieures. Il a le museau retroussé, à la différence de l’ours noir, dont le museau est incurvé vers le bas. L’ours grizzli est en général brun, mais sa couleur peut aller de presque blanc à noir, en passant par le blond. L’extrémité des jarres (poils longs et raides) de ses épaules et de son dos est souvent blanche, ce qui donne, à une certaine distance, une apparence grisée à sa fourrure. La taille de l’ours grizzli varie beaucoup. Le poids des femelles va de 100 kg environ, dans le cas de celles des populations de l’intérieur, à 200 kg à peu près pour celles des populations côtières; les mâles sont habituellement presque deux fois plus lourds que les femelles. La masse corporelle augmente beaucoup entre le printemps et l’automne, et diminue pendant l’hiver.

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Répartition et population

L’Ursus arctos est présent partout dans la région holarctique et on sait, ou croit savoir, qu’il est présent au Canada, aux États-Unis et dans au moins 42 pays d’Eurasie. Bon nombre des populations d’Eurasie sont isolées, petites et en péril. L'ours grizzli a complètement disparu des Prairies canadiennes.

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Habitat

Le grizzli est un généraliste en matière d’habitat. On le trouve aussi bien au niveau de la mer que dans des milieux alpins. Au Canada, il occupe des habitats aussi variés que les forêts pluviales tempérées côtières, la toundra arctique semi-désertique, les forêts boréales et les forêts subalpines. Pour lui convenir, l’habitat doit lui permettre de se mettre à l’abri des perturbations causées par les humains, lui fournir un approvisionnement en nourriture suffisant et lui procurer des tannières d’hivernage et de mise-bas appropriées. L’association de l’ours grizzli à un habitat est fortement saisonnière. Comme la consommation d’une grande variété de plantes est importante pour de nombreux ours grizzlis, leurs déplacements correspondent souvent à la croissance de la communauté végétale locale. Dans les régions montagneuses, la végétation émerge plus tôt dans l’année à basse altitude; les ours descendent donc de leurs aires d’hivernage pour se nourrir au printemps et retournent en haute altitude plus tard dans la saison.

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Biologie

Dans la culture de nombreux peuples autochtones, l’ours grizzli reste l’un des symboles les plus puissants, les plus populaires et les plus révérés qui soient; peu d’espèces sont en outre aussi caractéristiques des espaces sauvages du Canada dans l’esprit de beaucoup. L’ours grizzli peut passer sept mois de l’année en hibernation dans sa tanière. C’est un gros animal et il doit constituer d’importantes réserves de graisse pour survivre à l’hiver. Dans les habitats de piètre qualité, les ours se déplacent davantage à la recherche d’aliments adéquats. Les ours grizzlis des régions côtières, qui comptent parmi les plus gros, ont toutefois les plus petits domaines vitaux et peuvent, à l’automne, consommer plus de 10 kg de saumon par jour. L’ours grizzli a l’anatomie et le système digestif du carnivore type, et c’est un prédateur très efficace du wapiti, de l’orignal, du cerf et du caribou. Le plus souvent toutefois, les plantes constituent de 80 à 90 % de son régime alimentaire. Au printemps, l’espèce fréquente les zones où la végétation émerge le plus tôt et on l’observe souvent en train de creuser pour trouver les racines d’une légumineuse, le sainfouin (Hedysarum spp.). Dans la plus grande partie de son aire de répartition, les baies sont l’élément le plus important de l’alimentation de l’espèce et contribuent de manière significative à ses réserves de graisse pour l’hiver. L’ours grizzli est tout à fait opportuniste et se nourrit aussi d’insectes, de petits mammifères, de charognes et d’ordures ménagères. L’ours grizzli a sur son environnement des répercussions vastes et diversifiées. Il disperse les graines des baies et des plantes dont il se nourrit, et les détritivores tirent profit du saumon qu’il ne finit pas de manger complètement. Dans son urine et ses excréments, le grizzli redistribue sur terre l’azote dérivée du saumon. Le loup et l’ours grizzli se disputent les proies vivantes et les carcasses, et chacun vole de la nourriture à l’autre. L’ours grizzli vit en moyenne une vingtaine d’années, bien qu’on ait déjà vu des individus ayant atteint 34 ans. Les femelles donnent naissance à leurs premiers petits lorsqu’elles ont de 5 à 7 ans; la portée compte en général 1 à 3 oursons. Les petits naissent en janvier ou en février dans la tanière d’hibernation. À la naissance, les oursons ont moins de 22 cm de longueur et pèsent environ 400 grammes. Ils prennent rapidement du poids et ont atteint environ 8 kg lorsqu’ils émergent au printemps. Les oursons apprennent de leur mère de nombreux comportements complexes et restent avec elle pendant 2 à 4 ans. Les femelles ne peuvent par conséquent se reproduire que tous les 3 ou 4 ans. Il est difficile de suivre la situation du grizzli avec précision et d’évaluer la viabilité d’une population.

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Les derniers individus de la population des Prairies de l’ours grizzli ont disparu de la région des collines Cypress de la Saskatchewan et de l’Alberta vers 1900. La disparition de cette population au pays est attribuable à l’abattage par les humains et à la conversion de son habitat essentiel en zones agricoles, résidentielles et urbaines.

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Autre protection ou statut

L’ours grizzli du Canada figure à l’Annexe II de la Convention sur le commerce international et des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et est inscrit sur une des listes de l’Union mondiale pour la nature (UICN).

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de l’ours grizzli (Ursus arctos), population des Prairies, au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’ours grizzli (Ursus arctos) au Canada (2002)

    L'ours grizzli a la morphologie typique des Ursidés. Il est musculeux, robuste et de grande taille. À la différence de l'ours noir, il porte une bosse proéminente entre les épaules, son profil facial est de forme concave et les griffes des pattes antérieures sont longues. Sa fourrure peut aller du blond à différents tons de brun ou même être presque noire. En moyenne, la masse corporelle des mâles est 1,8 fois supérieure à celle des femelles. Les femelles adultes pèsent entre 100 kg, chez les populations de l'intérieur, et 200 kg, chez les populations côtières.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Ours grizzli (2002)

    L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « non en péril » en avril 1979. Division en deux populations en avril 1991 (population des Prairies et population du Nord-Ouest). La population des Prairies a été désignée « disparue du Canada » en avril 1991. Réexamen de la situation et confirmation du statut en mai 2000 et en mai 2002. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation. La population du Nord-Ouest a été désignée « préoccupante » en avril 1991. Réexamen de la situation et confirmation du statut en mai 2002. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Ours grizzli (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de l’ours grizzli (Ursus arctos), population des Prairies, au Canada (2009)

    L’ours grizzli, population des Prairies, a été désigné espèce « disparue du pays » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en 1991 et a officiellement été inscrit en juin 2003 en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’article 37 de la LEP exige que le ministre compétent élabore un programme de rétablissement pour toute espèce sauvage inscrite comme espèce disparue du pays, en voie de disparition ou menacée. Le Service canadien de la faune, Région des Prairies et du Nord, Environnement Canada, a dirigé l’élaboration du présent programme de rétablissement. Il a été établi que le rétablissement de l’ours grizzli, population des Prairies, est irréalisable pour le moment en raison du manque d’habitat convenable et des menaces qui, selon toute vraisemblance, ne peuvent être atténuées. Le programme a été élaboré en collaboration ou consultation avec les gouvernements de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba. Toutes les compétences responsables ont revu et approuvé le programme. Le contenu et le processus du programme satisfont aux exigences de la LEP (articles 39 à 41).