Profil d'espèce

Coccinelle à neuf points

Nom scientifique : Coccinella novemnotata
Taxonomie : Arthropodes
Distribution : Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2016
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Coccinelle à neuf points

Description

La coccinelle à neuf points (Coccinella novemnotata Herbst) est un petit coléoptère (4,7 à 7,0 mm) indigène en Amérique du Nord. Les adultes se reconnaissent facilement à leurs caractères morphologiques externes distinctifs : les élytres sont orange vif à rouges, avec une ligne foncée bordant la suture de chaque élytre. Les élytres sont généralement ornés de neuf points, mais la taille et le nombre de points peuvent varier. La tête et le pronotum sont noirs avec des marques blanches. Autrefois une des coccinelles les plus communes et les plus largement réparties en Amérique du Nord, cette espèce charismatique jouait un rôle important à titre d’agent de lutte biologique contre les pucerons et d’autres insectes nuisibles. (Mise à jour 2017/01/23)

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Répartition et population

La coccinelle à neuf points est une espèce largement répartie qui se rencontre dans la plupart des régions du sud du Canada bordant la frontière canado-américaine depuis l’île de Vancouver jusque dans le sud du Québec, et au nord, jusqu’à Quesnel en Colombie-Britannique, à Edmonton en Alberta, au lac Athabasca en Saskatchewan et à Roberval au Québec. Vers le sud, cette coccinelle est également présente dans la zone continentale des États-Unis presque jusqu’à la frontière mexicaine. (Mise à jour 2017/01/23)

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Habitat

La coccinelle à neuf points est une espèce généraliste en matière d’habitat qui consomme un large éventail de proies dans des habitats très divers. Elle fréquente les milieux agricoles, les jardins suburbains, les parcs, les forêts conifériennes, les forêts décidues, les prairies herbeuses, les prés, les zones riveraines et les aires naturelles isolées. Cette grande plasticité à l’égard de l’habitat témoigne de la capacité de l’espèce de s’adapter aux changements saisonniers de proies qui se produisent dans les différents types de végétation qu’elle fréquente. (Mise à jour 2017/01/23)

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Biologie

Le cycle vital de la coccinelle à neuf points comporte quatre grandes étapes : œuf, larve, nymphe et adulte. Cette espèce peut avoir deux générations par année. Les adultes de la génération printanière peuvent entrer en estivation pour échapper aux hautes températures estivales avant de redevenir actifs et de se reproduire au début de l’automne. Les adultes de la génération automnale se rassemblent pour hiberner et entrent en diapause et redeviennent actifs et se reproduisent lorsque les températures s’élèvent au début du printemps. Au Canada, la coccinelle à neuf points occupe une large niche écologique dans divers types d’habitats exposés à des régimes de température différents. On sait peu de choses sur sa capacité de dispersion en milieu naturel. En général, les coccinelles sont des insectes très mobiles qui se montrent peu fidèles à leur lieu de naissance et sont enclins à se disperser sur des distances allant de faibles à grandes. L’action conjuguée de la densité des proies et de diverses variables environnementales telles que la température, la vitesse du vent et les précipitations joue un rôle déterminant dans la dispersion de l’espèce. Cette espèce n’est pas migratrice. Elle est prédatrice tant au stade larvaire qu’à l’âge adulte et se nourrit principalement de pucerons. Elle est elle-même la proie de coccinelles introduites et d’autres invertébrés ainsi que de vertébrés et sert d’hôte à diverses espèces de parasitoïdes et de pathogènes. (Mise à jour 2017/01/23)

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Menaces

Les causes précises du déclin de la coccinelle à neuf points sont inconnues. Les menaces potentielles pesant sur l’espèce comprennent les interactions négatives avec des espèces non indigènes récemment établies, telles la coccinelle à sept points et la coccinelle asiatique, résultant de la compétition, de la prédation intraguilde et des effets indirects de l’introduction de pathogènes. Les effets directs et indirects des pesticides et des autres produits chimiques utilisés en agriculture pour lutter contre les pucerons, principales proies de l’espèce, ainsi que la perte d’habitat occasionnée par l’expansion urbaine, l’abandon des terres agricoles et d’autres perturbations humaines sont également considérés comme des menaces potentielles. (Mise à jour 2017/01/23)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la coccinelle à neuf points (Coccinella novemnotata) au Canada (2016)

    La coccinelle à neuf points (Coccinella novemnotata Herbst) est un petit coléoptère (4,7 à 7,0 mm) indigène en Amérique du Nord. Les adultes se reconnaissent facilement à leurs caractères morphologiques externes distinctifs : les élytres sont orange vif à rouges, avec une ligne foncée bordant la suture de chaque élytre. Les élytres sont généralement ornés de neuf points, mais la taille et le nombre de points peuvent varier. La tête et le pronotum sont noirs avec des marques blanches. Autrefois une des coccinelles les plus communes et les plus largement réparties en Amérique du Nord, cette espèce charismatique jouait un rôle important à titre d’agent de lutte biologique contre les pucerons et d’autres insectes nuisibles.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Coccinelle à neuf points (2017)

    Cette espèce a déjà été commune et largement répartie dans l’ensemble du sud du Canada, depuis l’île de Vancouver jusque dans le sud du Québec, en passant par les Prairies. Depuis, elle a connu un déclin considérable et est maintenant rarement observée. Malgré des efforts de recherche ciblés au cours de la dernière décennie, l’abondance de l’espèce a diminué relativement à d’autres espèces de coccinelle. Les causes précises du déclin sont inconnues. Les menaces possibles comprennent l’introduction de coccinelles non indigènes, lesquelles pourraient affecter cette espèce indigène par la compétition, la prédation intraguilde, ou l’introduction d’agents pathogènes. D’autres menaces possibles incluent la diminution de la qualité de l’habitat causée par les effets indirects de l’utilisation de pesticides/substances chimiques associés à l’agriculture pour lutter contre leurs espèces proies, l’expansion urbaine, ainsi que l’abandon des terres agricoles et la succession naturelle subséquente.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2015-2016 (2016)

    Au cours de la dernière année, le COSEPAC a réexaminé la situation de 25 espèces sauvages; de ce nombre, la majorité (68 %) a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. Sur un total de 45 espèces évaluées, on a attribué le statut d’espèce non en péril à sept d’entre elles (deux réévaluations et cinq nouvelles évaluations). À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 724 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, ce qui comprend 320 espèces en voie de disparition, 172 espèces menacées, 209 espèces préoccupantes et 23 espèces disparues (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, on a jugé disparues 15 espèces sauvages, les données de 54 espèces sauvages ont été jugées insuffisantes et on a évalué que 177 espèces ne sont pas à risque.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2017 (2017)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et maintenant, 521 espèces forment la liste. En 2016, sur recommandation du ministre de l'Environnement, le gouverneur en conseil a approuvé des propositions d'inscription pour 44 espèces sauvages. Il est proposé que 23 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, 18 soient reclassifiées ou aient leur définition modifiée (deux espèces fauniques sont divisées en quatre), qu'une espèce soit retirée de l'annexe 1 et deux autres espèces ajoutées. Les propositions d'inscription ont été publiées dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une période de consultation publique de 30 jours et les décisions finales d'inscription pour les 44 espèces sont attendues au début de 2017.Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 11 mai 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 11 octobre 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril Résumés du COSEPAC sur les espèces terrestres admissibles pour ajout ou reclassification à l’annexe 1