Profil d'espèce

Limace pygmée

Nom scientifique : Kootenaia burkei
Taxonomie : Mollusques
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2016
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Limace pygmée

Description

La limace pygmée est la seule espèce du genre nouvellement décrit Kootenaia. Comme le sous entend son nom commun, la limace pygmée est très petite, la longueur d’un adulte variant habituellement entre 9 et 14 mm. Sa couleur va du gris foncé au havane clair, et son manteau et sa queue sont densément couverts de mouchetures bleuâtres. Des taches foncées sont souvent présentes sur son manteau. Sa queue est arrondie (non carénée) avec une série de sillons longitudinaux obliques et parallèles, pouvant ressembler à de minces rayures foncées. La limace pygmée est une espèce endémique régionale qui se rencontre dans les forêts humides du nord du bassin du Columbia, où l’on trouve de nombreuses espèces végétales et animales uniques.

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Répartition et population

La répartition mondiale de la limace pygmée s’étend depuis le sud est de la Colombie Britanique, en passant par l’Idaho (Idaho Panhandle), jusqu’au nord ouest du Montana. Au Canada, la limace pygmée est présente dans les zones des chaînes de montagnes Selkirk et Purcell à l’intérieur de la région de la chaîne Columbia, dans le sud est de la Colombie Britannique. L’espèce a été observée à 44 sites dans la province; le nombre de sites pourrait continuer à augmenter grâce aux activités de recherche accrues. Environ 36 % de son aire de répartition se trouve au Canada.

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Habitat

En Colombie Britannique, les limaces pygmées sont présentes surtout dans la zone biogéoclimatique intérieure à thuya et à pruche, qui est l’une des zones les plus pluvieuses de l’intérieur de la province. Elles ont été observées dans les forêts mixtes et conifériennes humides, à des altitudes faibles à moyennes (de 580 m à 1 585 m), où elles sont communément associées aux milieux riverains le long de petits ruisseaux affluents. Les besoins clés en matière d’habitat semblent être caractérisés par un substrat très humide et par une grande quantité d’abris, notamment ceux qu’offrent les débris ligneux grossiers et les épaisses litières de feuilles. Des limaces pygmées ont été observées dans des peuplements de seconde venue de 40 à 50 ans et dans des peuplements anciens de plus de 200 ans. Le thuya géant et le peuplier de l’Ouest figurent parmi les espèces d’arbres courantes dans les sites occupés; la végétation du sous étage est souvent composée d’espèces hydrophiles, comme la ronce parviflore, le bois piquant et l’athyrie fougère femelle.

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Biologie

L’histoire naturelle de la limace pygmée est peu connue. Les limaces sont hermaphrodites, mais l’échange de sperme entre individus, plutôt que l’autofécondation, est probablement la norme. Elles pondent un petit nombre d’œufs, qui sont relativement gros (10 % ou plus de la longueur corporelle de l’adulte reproducteur). On sait que les limaces se nourrissent de lichens et de champignons, et probablement qu’elles consomment aussi de la matière organique en décomposition dans la couche d’humus. La plupart des observations en Colombie Britannique et aux États Unis ont été faites à l’automne, lorsque les limaces sont actives sur le parterre forestier. Il est probable que les jeunes et une proportion inconnue d’adultes hivernent. La durée d’une génération est d’environ 1 an. La petite taille de l’espèce pourrait lui permettre de se maintenir dans de petites parcelles d’habitat, pourvu que ses besoins en matière d’humidité et d’abri soient comblés. En général, les limaces présentent une faible capacité de dispersion si elles ne sont pas aidées par les humains ou transportées par le vent ou l’eau, mais aucun moyen de dispersion passif n’est connu pour la limace pygmée, ce qui exacerbe les effets de la fragmentation de l’habitat sur sa répartition dans le paysage.

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Menaces

La répartition canadienne de la limace pygmée témoigne probablement d’une expansion post glaciaire à partir de refuges plus au sud. Sa répartition actuelle est probablement limitée vers le nord, par une courte saison de croissance et par les hivers longs et froids, et vers l’est et l’ouest, par des types de forêts plus secs. La faible capacité de dispersion et les besoins en matière d’habitat humide limitent la vitesse avec laquelle les limaces peuvent coloniser de nouveaux milieux.

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Limace pygmée Kootenaia burkei au Canada (2017)

    La limace pygmée est la seule espèce du genre nouvellement décrit Kootenaia. Comme le sous-entend son nom commun, la limace pygmée est très petite, la longueur d'un adulte variant habituellement entre 9 et 14 mm. Sa couleur va du gris foncé au havane clair, et son manteau et sa queue sont densément couverts de mouchetures bleuâtres. Des taches foncées sont souvent présentes sur son manteau. Sa queue est arrondie (non carénée) avec une série de sillons longitudinaux obliques et parallèles, pouvant ressembler à de minces rayures foncées. La limace pygmée est une espèce endémique régionale qui se rencontre dans les forêts humides du nord du bassin du Columbia, où l'on trouve de nombreuses espèces végétales et animales uniques.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Limace pygmée (2017)

    Au Canada, cette petite limace est confinée aux forêts humides du bassin Columbia nord de la Colombie-Britannique. Elle se trouve dans les forêts humides mixtes et de conifères et est communément associée aux habitats riverains le long de petits ruisseaux. Les exigences essentielles en matière d’habitat incluent une humidité élevée du substrat avec une abondance de débris ligneux et de litière de feuilles en guise d’abri. Les menaces incluent les routes existantes et nouvelles résultant en la fragmentation, des effets de lisière accrus, et des obstacles à la dispersion; la prédation et la compétition des espèces envahissantes; l’endommagement des zones riveraines associé au pâturage du bétail; la perte et la dégradation de l’habitat liées à l’exploitation forestière; et les conséquences prévues des changements climatiques, incluant un accroissement des conditions de sécheresse ainsi qu’une augmentation du nombre d’incendies de forêt et de leur gravité.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2015-2016 (2016)

    Au cours de la dernière année, le COSEPAC a réexaminé la situation de 25 espèces sauvages; de ce nombre, la majorité (68 %) a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. Sur un total de 45 espèces évaluées, on a attribué le statut d’espèce non en péril à sept d’entre elles (deux réévaluations et cinq nouvelles évaluations). À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 724 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, ce qui comprend 320 espèces en voie de disparition, 172 espèces menacées, 209 espèces préoccupantes et 23 espèces disparues (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, on a jugé disparues 15 espèces sauvages, les données de 54 espèces sauvages ont été jugées insuffisantes et on a évalué que 177 espèces ne sont pas à risque.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2017 (2017)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et maintenant, 521 espèces forment la liste. En 2016, sur recommandation du ministre de l'Environnement, le gouverneur en conseil a approuvé des propositions d'inscription pour 44 espèces sauvages. Il est proposé que 23 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, 18 soient reclassifiées ou aient leur définition modifiée (deux espèces fauniques sont divisées en quatre), qu'une espèce soit retirée de l'annexe 1 et deux autres espèces ajoutées. Les propositions d'inscription ont été publiées dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une période de consultation publique de 30 jours et les décisions finales d'inscription pour les 44 espèces sont attendues au début de 2017.Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 11 mai 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 11 octobre 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril Résumés du COSEPAC sur les espèces terrestres admissibles pour ajout ou reclassification à l’annexe 1