Profil d'espèce

Pseudocyphellie des forêts surannées

Nom scientifique : Pseudocyphellaria rainierensis
Taxonomie : Lichens
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2010
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Pseudocyphellie des forêts surannées Photo 1

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Description

La pseudocyphellie des forêts surannées (Pseudocyphellaria rainierensis Imsh.) est un macrolichen caractéristique. Le thalle est entouré de grands lobes qui pendent à la manière de rideaux et dont la marge est lacérée ainsi que lobulée à isidiée. La face supérieure du thalle est bleu verdâtre pâle; la face inférieure est parsemée de pseudo-cyphelles ayant l’aspect de petits points blancs. Le lichen a pour photobiontes une algue verte et une cyanobactérie, cette dernière formant des céphalodies internes. (Mise à jour 2017/05/30)

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Répartition et population

La pseudocyphellie des forêts surannées est endémique à l’ouest de l’Amérique du Nord, où elle pousse dans des régions côtières humides depuis le sud-est de l’Alaska, à une latitude de 58 °N, jusqu’à l’Orégon, à une latitude de 43 °N. Dans les parties nord de son aire, l’espèce est confinée à une bande littorale de quelques kilomètres de largeur; dans le sud du Canada, elle pénètre un peu plus loin vers l’intérieur. Dans les États de Washington et de l’Orégon, l’espèce est à peu près absente du littoral et se rencontre plutôt le long du versant des monts Cascades qui est exposé aux vents dominants. (Mise à jour 2017/05/30)

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Habitat

Au Canada, la pseudocyphellie des forêts surannées colonise les branches et le tronc de conifères, dans des forêts anciennes écologiquement stables situées à une altitude basse à moyenne, particulièrement dans des sites recevant un enrichissement exceptionnel en éléments nutritifs. Un tel enrichissement peut se produire dans trois situations : (1) dans la zone de dégouttement de grands cyprès jaunes d’âge avancé, généralement sur un versant; (2) dans la zone de réception d’éléments nutritifs située en pied de pente à la base de versants, particulièrement dans les localités à substratum calcaire; (3) sur le littoral d’anses abritées, où les arbres sont exposés à une bonne circulation d’air mais protégés des vents de tempête. La première de ces situations semble avoir le plus d’importance dans la partie nord de l’aire de répartition, où les conditions climatiques convenant à la pseudocyphellie des forêts surannées recoupent les formations rocheuses très acides du Coastal Crystalline Belt. Plus au sud, dans le sud de la Colombie-Britannique et les régions du nord-ouest des États-Unis situées à proximité, les localités de pied de pente ont davantage d’importance pour l’espèce; dans ces localités, de grands cyprès jaunes d’âge avancé tirent les éléments nutritifs du sol jusque dans l’étage supérieur, ce qui assure les riches conditions nutritives requises pour que la pseudocyphellie des forêts surannées réussisse à s’établir. (Mise à jour 2017/05/30)

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Biologie

La pseudocyphellie des forêts surannées est une espèce asexuée qui se reproduit par production et dissémination de fragments de thalle, principalement sous la forme de lobules marginaux, ce qui constitue sans doute une adaptation pour la colonisation rapide des branches de conifère enrichies en éléments nutritifs, lesquelles sont souvent envahies par des mousses. Comme les lobules marginaux sont relativement lourds, ils ne sont probablement disséminés qu’à de faibles distances à partir du thalle parent. Ceci doit contribuer, avec l’exigence très contraignante d’un microsite enrichi en éléments nutritifs, à la répartition très discontinue de l’espèce. Le taux de dispersion vers de nouveaux arbres hôtes doit donc être très faible; il semble même que l’intervalle de dispersion du lichen au sein d’un même peuplement forestier pourrait se mesurer en centaines d’années. L’ombre profonde et le plein soleil sont tous deux nuisibles à l’espèce, qui a besoin d’un peuplement forestier à la fois stable, humide et clair pour trouver les conditions écologiques convenant à son établissement et à sa croissance. Les forêts anciennes sont donc d’importance cruciale pour sa persistance à long terme. (Mise à jour 2017/05/30)

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Menaces

Au Canada, la pseudocyphellie des forêts surannées est confinée aux forêts pluviales tempérées âgées de plus de 200 ou 300 ans environ. À l’intérieur de ces forêts, l’espèce est confinée aux branches et au tronc de conifères poussant dans les milieux exceptionnellement enrichis en éléments nutritifs, notamment dans des zones de pied de pente réceptrices d’éléments nutritifs et dans la zone de dégouttement de grands cyprès jaunes d’âge avancé. Comme ces types de milieux ne se rencontrent que dans les forêts très anciennes, celles-ci sont manifestement essentielles à la survie à long terme de l’espèce. Par conséquent, toute activité humaine et tout processus naturel qui entraînent la destruction ou une réduction appréciable des forêts anciennes constituent des menaces importantes pour la pseudocyphellie des forêts surannées. Dans le nord de l’île de Vancouver, les forêts anciennes se trouvant à l’intérieur des limites horizontales et altitudinales de la répartition de l’espèce ont subi des coupes sur près de la moitié de leur superficie d’origine, dans la plupart des cas au cours des 25 dernières années. Par conséquent, dans cette région de forêts pluviales où les incendies sont rares, l’exploitation forestière pratiquée à une échelle industrielle constitue de loin la principale cause du déclin de la pseudocyphellie des forêts surannées, d’une part en détruisant directement l’habitat de l’espèce et d’autre part, à long terme, en fragmentant encore davantage les derniers îlots de forêt ancienne. (Mise à jour 2017/05/30)

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

10 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • COSEPAC - Sommaire de l’évaluation et Rapport de situation : Pseudocyphellie des forêts surannées Pseudocyphellaria rainierensis (2010)

    Sommaire de l’évaluation – Avril 2010 Nom commun Pseudocyphellie des forêts surannées Nom scientifique Pseudocyphellaria rainierensis Statut Préoccupante Justification de la désignation Ce lichen foliacé arboricole est endémique aux vieilles forêts pluviales de l’ouest de l’Amérique du Nord. Au Canada, l’espèce se limite à des secteurs bordant ou avoisinant le littoral sud de la Colombie-Britannique. La récente découverte de mentions additionnelles a seulement permis d’élargir légèrement l’aire d’occurrence connue, et l’espèce demeure menacée par la perte continue des vieilles forêts causée par la coupe à blanc. La faible capacité de dispersion de ses propagules lourds contribue à sa rareté, tout comme sa répartition restreinte aux milieux très riches en éléments nutritifs, comme les zones de dégouttement des vieux cyprès jaunes, les pieds de talus et les forêts littorales abritées. Ce lichen présente une répartition généralement discontinue et ne colonise qu’un très faible nombre d’arbres dans les peuplements où il est établi. Répartition Colombie-Britannique Historique du statut Espèce désignée « préoccupante » en avril 1996. Réexamen et confirmation du statut en avril 2010.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Pseudocyphellie des forêts surannées (2010)

    Ce lichen foliacé arboricole est endémique aux vieilles forêts pluviales de l’ouest de l’Amérique du Nord. Au Canada, l’espèce se limite à des secteurs bordant ou avoisinant le littoral sud de la Colombie-Britannique. La récente découverte de mentions additionnelles a seulement permis d’élargir légèrement l’aire d’occurrence connue, et l’espèce demeure menacée par la perte continue des vieilles forêts causée par la coupe à blanc. La faible capacité de dispersion de ses propagules lourds contribue à sa rareté, tout comme sa répartition restreinte aux milieux très riches en éléments nutritifs, comme les zones de dégouttement des vieux cyprès jaunes, les pieds de talus et les forêts littorales abritées. Ce lichen présente une répartition généralement discontinue et ne colonise qu’un très faible nombre d’arbres dans les peuplements où il est établi.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas satisfait à l’article 47 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), qui exige l’élaboration d’un plan d’action pour les espèces présentes à l’intérieur des limites de ce site nécessitant un plan d’action. Ce plan d’action sera mis à jour afin d’inclure toutes les mesures de conservation et de rétablissement des espèces marines en péril après l’achèvement du premier plan directeur intégré pour la terre, la mer et les gens concernant la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation, et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (ci­après appelé Gwaii Haanas). Les mesures décrites dans ce plan profiteront également à d’autres espèces avec des préoccupations de conservation, qui sont régulièrement présentes sur le site.

Plans de gestion

  • Plan de gestion pour la pseudocyphellie des forêts surannées (Pseudocyphellaria rainierensis) au Canada (2017)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de Parcs Canada est le ministre compétente en vertu de la LEP à l’égard de la pseudocyphellie des forêts surannées et a élaboré la composante fédérale (partie 1) du présent plan de gestion, conformément à l’article 65 de la LEP. Dans la mesure du possible, le plan de gestion a été préparé en collaboration avec la Province de la Colombie-Britannique. L’article 69 de la LEP autorise le ministre à adopter en tout ou en partie un plan existant pour l’espèce si le ministre estime qu’un plan existant s’applique à l’égard d’une espèce sauvage et comporte les mesures voulues pour la conservation de l’espèce. La Province de la Colombie-Britannique a remis le plan de gestion de la pseudocyphellie des forêts surannées ci-joint (partie 2), à titre d’avis scientifique, aux autorités responsables de la gestion de l’espèce en Colombie-Britannique. Ce plan de gestion a été préparé en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada et l’Agence Parcs Canada.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2011)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2012)

    L’objet du Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril est d’ajouter 18 espèces à l’annexe 1, la Liste des espèces en péril (la Liste), et de changer la classification de 7 espèces inscrites, aux termes du paragraphe 27(1) de la LEP. Cette modification est proposée à la suite de la recommandation du ministre de l’Environnement à la lumière d’évaluations scientifiques qu’a faites le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), et à la suite de consultations tenues auprès des gouvernements, des peuples autochtones, des intervenants et du public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 (2010)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la fonction première du COSEPAC est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages et a revu le statut de 79 espèces (espèces, sous-espèces, populations). Lors de la réunion de novembre 2009, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 28 espèces sauvages. À sa réunion d’avril 2010, le Comité a évalué ou revu la classification de 51 espèces sauvages additionnelles (espèces, sous-espèces, populations). Le COSEPAC a revu la classification de 32 espèces sauvages déjà inscrites à l’annexe 1 de la LEP et leur statut a été confirmé (disparue du pays - espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs -, en voie de disparition, menacée ou préoccupante). Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2009-2010 sont les suivants : Disparues du pays : 6 En voie de disparition : 39 Menacées : 16 Préoccupantes : 17 Données insuffisantes : 1 Le présent rapport présente au ministre le statut de 46 espèces nouvellement désignées comme disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes et remplit les obligations du COSEPAC stipulées aux articles 25 et 26 de la Loi sur les espèces en péril. Un résumé complet et détaillé de l’évaluation de chaque espèce et la justification de la désignation de chacune d’entre elles se trouvent à l’annexe I du rapport. Depuis sa création, le COSEPAC a évalué 602 espèces sauvages correspondant à diverses catégories de risque, dont 262 en voie de disparition, 151 menacées, 166 préoccupantes et 23 disparues du pays. Au total, 13 espèces ont été désignées comme espèces disparues. À ce jour, 46 espèces sauvages ont été inscrites dans la catégorie « données insuffisantes » et 166 espèces ont été désignées comme « non en péril ». L’année en cours a été particulièrement productive pour le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC. En avril 2010, le COSEPAC a approuvé les Lignes directrices des procédures et des protocoles relatifs aux connaissances traditionnelles autochtones. Ces lignes directrices établissent des principes clairs ayant été convenus quant à la collecte de connaissances traditionnelles autochtones dans l’accomplissement de la mission du COSEPAC prescrite au paragraphe 15(2) de la LEP (voir l’annexe III du rapport ci-joint). Nous sommes reconnaissants aux aînés des collectivités et aux experts pour l’aide généreuse et l’enthousiaste qu’ils ont apportés au Sous-comité dans la préparation des protocoles sur les CTA.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Novembre 2010 (2010)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 février 2011 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 4 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017