Profil d'espèce

Toxolasme nain

Nom scientifique : Toxolasma parvum
Taxonomie : Mollusques
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2013
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Toxolasme nain

Toxolasme nain Photo 1

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Description

Le toxolasme nain (Toxolasma parvum) fait partie des 54 espèces de moules d'eau douce du Canada. Il s'agit d'une espèce de moule petite et rare, mesurant généralement moins de 4 centimètres de long, mais pouvant atteindre 5,5 centimètres. Il s'agit de la seule moule du genre Toxolasma présente au Canada, et elle se distingue par les caractéristiques suivantes : La coquille est épaisse, de forme elliptique ou ovale; la coquille externe est arrondie, lisse comme du tissu; l'extrémité antérieure (devant) est arrondie tandis que son extrémité postérieure (derrière) est également arrondie chez les mâles, mais carrée chez les femelles; la couleur de la coquille va du brun au noir brunâtre avec des raies vertes sur la partie dorsale; l'intérieur de la coquille (nacre) est brillant, blanc ou blanc-bleuâtre; la partie en relief sur le dessus de sa coquille (le sommet) est légèrement élevée au-dessus de la ligne de charnière et présente 4 à 6 gros bourrelets concentriques; et les dents de la charnière sont bien développées, mais compressées (des dents pseudocardinales fines, semblables à des dents de scie, et des dents latérales longues, fines et droites).

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Répartition et population

Le toxolasme nain est présent uniquement en Amérique du Nord; son aire de répartition est vaste, s'étendant du golfe du Mexique au bassin des Grands Lacs. Au Canada, le toxolasme nain était présent dans le sud de l'Ontario, dans le bassin versant des lacs Sainte-Claire, Érié et Ontario. Disparu de 44 % de son aire de répartition historique, à l'heure actuelle, le toxolasme nain n'est présent que dans la rivière Sydenham, le cours inférieur de la rivière Thames (rivière Baptiste) ainsi que les rivières Ruscom, Belle, Grand et Welland, et les ports de Jordan et de Hamilton (Sunfish Pond, Cootes Paradise et le ruisseau Grindstone). Aux États-Unis, le toxolasme nain est toujours présent dans 22 états, mais on estime qu'il a disparu des États de Géorgie et de New York, qu'il est gravement en péril en Pennsylvanie, en péril au Michigan et vulnérable en Indiana et au Wisconsin.

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Habitat

Le toxolasme nain est présent dans tout un éventail d'habitats : les petites et grandes rivières, les zones humides ainsi que dans les eaux peu profondes des lacs, des étangs et des réservoirs. Il préfère s'enfouir dans des substrats meubles (fonds de rivières et de lacs) de vase, de sable, de limon ou de gravier fin.

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Biologie

Le toxolasme nain a une courte durée de vie : son âge maximal est de 12 ans. Il peut être hermaphrodite, car toutes les moules de l'espèce possèdent des gonades masculines et féminines). Le frai a lieu de juin à août et les glochidies (larves) sont libérées au mois de juillet suivant. Comme c'est le cas pour la plupart des autres moules d'eau douce, les glochidies du toxolasme nain mènent une vie parasitaire sur les poissons. Les moules adultes attirent les poissons avec des filaments en forme de vers sur leur coquille et libèrent les glochidies dans une substance mocoïde qui ressemblent à de la nourriture. Lorsque le poisson prend une bouchée, il provoque la rupture des muqueuses, ce qui libère les glochidies qui s'accrochent ensuite aux branchies du poisson-hôte. Elles y demeurent jusqu'à ce qu'elles deviennent des juvéniles autonomes, après quoi elles se détachent pour s'enfouir dans le substrat. Les toxolasmes nains adultes sont essentiellement sessiles (ils demeurent au même emplacement) et ne se déplaceront que de quelques mètres sur le substrat au cours de leur vie. Les poissons-hôtes les plus fréquents de cette espèce de moule au Canada sont le raseux-de-terre noir (Etheostoma nigrum), le crapet vert (Lepomis cyanellus) et le crapet arlequin (Lepomis macrochirus). Comme toutes les espèces de moules d'eau douce, le toxolasme nain filtre la nourriture présente dans l'eau. Les bactéries et les algues constituent ses sources primaires de nourriture.

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Menaces

Parmi les menaces graves qui pèsent sur le toxolasme nain, il faut compter la perte d'habitat et la pollution croissante des eaux où il vit et s'alimente. Les activités municipales, agricoles et industrielles peuvent causer une élévation du niveau de sédiments, de nutriments et de contaminants qui peuvent boucher les branchies des moules, perturber la respiration et la reproduction et dégrader la qualité de l'habitat. Le dragage du lit des cours d'eau aux fins de transport constitue une possible menace qui peut mener à la destruction de l'habitat, voire la disparition de l'espèce de l'habitat; le développement résidentiel et commercial ainsi que la construction de barrages peuvent avoir les mêmes effets. Des espèces envahissantes comme les moules zébrées et quagga peuvent coloniser en grand nombre l'habitat du toxolasme nain et avoir une incidence négative sur l'alimentation, la respiration, les déplacements et la reproduction de l'espèce. Une autre espèce envahissante, le gobie à taches noires, peut aussi entrer en concurrence avec le toxolasme nain pour la nourriture et les poissons-hôtes.

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Protection

Protection fédérale

Au Canada, l'espèce a été désignée comme une espèce en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Pour obtenir davantage de renseignements sur la LEP, notamment pour savoir comment elle protège les espèces, consultez www.especesaquatiquesenperil.gc.ca ou le Registre public des espèces en péril : www.registrelep.gc.ca.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Autre protection ou statut

Plusieurs espèces de moules sont protégées aux termes de la Loi sur les espèces en péril du Canada et de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario, notamment l’obovarie ronde (Obovaria subrotunda), le ptychobranche réniforme, l’épioblasme ventrue, l’épioblasme tricorne, la pleurobème ronde, la mulette du necture, la villeuse haricot et la lampsile fasciolée. Le toxolasme nain pourrait donc bénéficier indirectement de la protection accordée à ces autres espèces ou des mesures mises en œuvre (recherche, intendance, sensibilisation, etc.) dans le cadre des programmes de rétablissement visant les espèces ci-dessus. En plus, la collecte de moules d’eau douce exige un permis délivré par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, aux termes de la Loi de 1997 sur la protection du poisson et de la faune.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Toxolasme nain (2013)

    Cette espèce a une aire de répartition passablement restreinte au Canada, étant confinée aux affluents des lacs Sainte-Claire, Érié et Ontario. Les populations autrefois trouvées dans les eaux libres canadiennes du lac Sainte-Claire, du lac Érié et de la rivière Détroit ont disparu. Dans l’ensemble, l’espèce a disparu de 40 % de son ancienne aire de répartition au Canada. L’invasion de l’habitat d’eau douce par les moules exotiques zébrée et quagga, couplée à la pollution provenant du développement urbain et de la sédimentation, sont la principale cause de la disparition des populations et de la réduction de l’aire de répartition.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Toxolasme nain - Consultations sur l’inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril (2014)

    Le toxolasme nain a récemment été évaluée comme étant une espèce en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Avant de décider si cette espèce sera protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril, Pêches et Océans Canada souhaite obtenir votre opinion, vos commentaires et suggestions au sujet des répercussions écologiques, culturelles et économiques possibles de son inscription ou non-inscription.