Profil d'espèce

Salamandre tigrée de l’Est Population des Prairies

Nom scientifique : Ambystoma tigrinum
Taxonomie : Amphibiens
Distribution : Manitoba
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2013
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Salamandre tigrée de l’Est

Description

La salamandre tigrée de l’Est est une grande salamandre fouisseuse au corps robuste, qui compte parmi les plus grandes salamandres terrestres d’Amérique du Nord. Les adultes se reconnaissent à leurs taches vert olive à jaune, sur le dos et les côtés, sur un fond généralement vert olive plus foncé ou même gris ou brun. La tête en vue dorsale est ronde, les yeux sont assez petits et le ventre foncé est marqué de taches jaunes. Récemment, en se fondant sur des observations génétiques et morphologiques, il a été établi que la salamandre tigrée de l’Est constituait une espèce distincte des autres salamandres tigrées. Ainsi, une bonne partie des ouvrages scientifiques sur les salamandres tigrées ne font pas de distinction entre la salamandre tigrée de l’Est et celle qui est maintenant connue sous le nom de salamandre tigrée de l’Ouest, et qui comprend la sous-espèce du nord des Prairies, la salamandre tigrée de Gray. (Mise à jour 2017/08/31)

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Répartition et population

En Amérique du Nord, la salamandre tigrée de l’Est est présente presque partout dans l’est des États-Unis. Au Canada, sa présence a été constatée dans quelques sites éparpillés du sud-est du Manitoba et a fait l’objet d’une mention historique (1915) dans l’extrême sud de l’Ontario, occupant respectivement l’écozone des Prairies et l’écozone carolinienne. Ces deux populations correspondent à des expansions distinctes de l’aire de répartition postglaciaire au Canada et sont considérées comme des unités désignables séparées. (Mise à jour 2017/08/31)

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Habitat

La salamandre tigrée de l’Est occupe des zones de sol sableux ou meuble (friable) aux alentours de plans d’eau, exempts de poisson, permanents ou semi-permanents qui constituent des lieux de reproduction. Ces sites de reproduction aquatiques ont généralement un fond meuble et peuvent ou non présenter une végétation émergente abondante; en outre, ils doivent contenir de l’eau pendant au moins les trois à sept mois nécessaires au développement des larves jusqu’à leur métamorphose. Les adultes aquatiques néoténiques (c.-à-d. qui ont atteint la maturité sexuelle, mais ont conservé la forme larvaire) ont besoin de milieux humides permanents, exempts de poisson. Les individus adultes terrestres de la salamandre tigrée de l’Est s’enfouissent dans les sols meubles profonds à l’aide de leurs membres antérieurs; on les trouve plutôt dans le voisinage des prairies et de la savane et à l’orée des terrains boisés, près des lieux de reproduction, et moins souvent dans les forêts à couvert fermé. (Mise à jour 2017/08/31)

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Biologie

Les salamandres tigrées de l’Est qui vivent dans les sites plus au nord se reproduisent dans les milieux humides, après les pluies chaudes du printemps, dans les premières semaines qui suivent le déglacement. Pour atteindre ces sites de reproduction, les adultes migrent depuis les sites d’hivernage terrestres. Les femelles pondent des masses d’œufs de couleur foncée sous la surface de l’eau. Les mâles atteignent leur maturité sexuelle en 2 ans, alors qu’il faut de 3 à 5 ans pour les femelles. La durée d’une génération est d’environ 5 ans. La salamandre tigrée de l’Est chasse à l’affût en utilisant la vue; elle se nourrit d’une grande variété d’invertébrés aquatiques et terrestres, de têtards et d’autres salamandres. À son tour, la salamandre tigrée de l’Est représente une proie pour divers prédateurs tels que les poissons et les invertébrés ainsi que les couleuvres rayées et les corneilles. (Mise à jour 2017/08/31)

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Menaces

Comme la plupart des amphibiens dont les adultes et les larves ont des besoins différents en matière d’habitat, la salamandre tigrée de l’Est doit composer avec les menaces et les facteurs limitatifs qui marquent les habitats aquatiques et terrestres par suite des modifications importantes du milieu. Lorsqu’elles se dirigent vers les étangs de reproduction ou en reviennent, les salamandres tigrées de l’Est sont vulnérables à la mortalité sur les routes. La perte ou la dégradation des habitats terrestres et aquatiques dont a besoin la salamandre tigrée de l’Est, de même que des voies migratoires entre ces habitats, ont des effets négatifs sur la persistance à long terme des populations. En se nourrissant des larves aquatiques, les poissons introduits dans les étangs de reproduction de la salamandre tigrée de l’Est auront pour effet de réduire ou d’éliminer les populations. La fréquence accrue des sécheresses a réduit les populations dans le sud-ouest de son aire de répartition aux États-Unis. Bien qu’elles soient adaptées à la vie dans des milieux semi-arides, les salamandres tigrées sont vulnérables aux sécheresses prolongées sur plusieurs années qui réduisent la reproduction et peuvent perturber la structure des populations dans le paysage. Les agents infectieux émergents, comme les ranavirus et les champignons chytrides, représentent des menaces possibles. (Mise à jour 2017/08/31)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Salamandre tigrée de l’Est Ambystoma tigrinum au Canada (2014)

    La salamandre tigrée de l’Est est une grande salamandre fouisseuse au corps robuste, qui compte parmi les plus grandes salamandres terrestres d’Amérique du Nord. Les adultes se reconnaissent à leurs taches vert olive à jaune, sur le dos et les côtés, sur un fond généralement vert olive plus foncé ou même gris ou brun. La tête en vue dorsale est ronde, les yeux sont assez petits et le ventre foncé est marqué de taches jaunes. Récemment, en se fondant sur des observations génétiques et morphologiques, il a été établi que la salamandre tigrée de l’Est constituait une espèce distincte des autres salamandres tigrées. Ainsi, une bonne partie des ouvrages scientifiques sur les salamandres tigrées ne font pas de distinction entre la salamandre tigrée de l’Est et celle qui est maintenant connue sous le nom de salamandre tigrée de l’Ouest, et qui comprend la sous-espèce du nord des Prairies, la salamandre tigrée de Gray.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Salamandre tigrée de l’Est, Population des Prairies (2015)

    Cette salamandre n’est présente qu’à six sites au Canada au sein d’un paysage modifié par la production de bétail, les pâturages et les cultures fourragères, et qui est traversé par des routes. Il existe des observations récentes pour un seul de ces sites, et l’espèce pourrait être disparue d’un site. La persistance des populations est précaire, en raison de la petite aire de répartition canadienne de cette salamandre, de l’isolement des populations et de la tendance des effectifs à fluctuer considérablement d’une année à l’autre, tendance qui est exacerbée par la fréquence de plus en plus grande des sécheresses et d’autres événements météorologiques graves.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2013-2014 (2014)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2013 à septembre 2014), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 24 au 29 novembre 2013, et la deuxième, du 27 avril au 2 mai 2014. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 0 En voie de disparition : 23 Menacées : 12 Préoccupantes : 20 Données insuffisantes : 0 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2015 (2015)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 521 espèces forment la liste. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 15 avril 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 15 octobre 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril