Profil d'espèce

Gomphe riverain Population des plaines des Grands Lacs

Nom scientifique : Stylurus amnicola
Autres noms/noms précédents : Gomphe riverin (Population des plaines des Grands Lacs)
Taxonomie : Arthropodes
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2012
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


Recherche avancée

Liens rapides : | Description | Habitat | Biologie | Menaces | Protection | Programme national de rétablissement | Documents

Image de Gomphe riverain

Description

Le gomphe riverain (Stylurus amnicola) est une libellule appartenant à la famille des Gomphidés. En anglais, les membres du genre Stylurus sont appelés hanging clubtails (littéralement : gomphes suspendus) en allusion à leur habitude de se suspendre à la verticale lorsqu’ils se perchent sur la végétation en bordure des cours d’eau. Le gomphe riverain est une petite libellule (47 à 49 mm de long) au corps effilé et à l’abdomen renflé à l’extrémité. La partie antérieure du thorax est ornée d’une étoile à trois branches caractéristique qui distingue cette espèce des autres membres du genre Stylurus. L’abdomen est noirâtre, avec de petites tâches dorsales jaunes et de grandes tâches latérales jaunes à son extrémité. Les femelles portent des tâches jaunes sur les flancs de leur abdomen. Les pattes postérieures sont en grande partie noires. Les larves se distinguent par leur petite taille ainsi que par la forme de leurs segments abdominaux et de leurs pièces buccales. Cette espèce peut servir d’indicateur environnemental. (Mise à jour 2017/08/04)

Haut de la page

Répartition et population

Le gomphe riverain est présent dans l’est de l’Amérique du Nord, du sud du Québec et du Manitoba jusque dans le sud de la Louisiane. L’aire de répartition canadienne du gomphe riverain est divisée en trois régions distinctes : 1) les vallées de la rivière des Outaouais et du Saint-Laurent au Québec; 2) la côte centre-nord du lac Érié en Ontario; 3) le sud-est du Manitoba. (Mise à jour 2017/08/04)

Haut de la page

Habitat

À l’état larvaire, le gomphe riverain fréquente une grande variété de cours d’eau allant du fleuve Saint-Laurent à de petits ruisseaux. Les larves sont habituellement observées dans des microhabitats à courant faible à modéré et à fond de sable fin ou de limon convenant à leurs mœurs fouisseuses. Les adultes s’éloignent de leur cours d’eau natal après leur émergence pour s’alimenter dans le couvert forestier et parmi la végétation riveraine. Tout comme c’est le cas pour les autres espèces de libellules qui fréquentent les cours d’eau, la régulation du niveau de l’eau, la pollution et la présence d’espèces envahissantes représentent une menace pour l’habitat de ce gomphe. (Mise à jour 2017/08/04)

Haut de la page

Biologie

Les larves passent l’essentiel de leur temps enfouies immédiatement sous la surface des sédiments, au fond de l’eau. Elles respirent par l’extrémité de leur abdomen, qu’elles dressent au-dessus des sédiments. La vie larvaire dure probablement au moins deux ans, et l’émergence survient à la fin de juin ou au début de juillet. Les adultes fraîchement émergés s’éloignent des environs immédiats de leur cours d’eau natal pour échapper aux prédateurs jusqu’à ce que leur exosquelette durcisse et leur permette de mieux voler. Les adultes sont présents du milieu de juillet au début août et atteignent leur abondance maximale au milieu de juillet. Les mâles patrouillent rapidement au-dessus du cours d’eau jusqu’à ce qu’ils trouvent une femelle. Après l’accouplement, les femelles déposent leurs œufs à la surface du cours d’eau, dans le courant. Les larves chassent à l’affût, cachées dans les sédiments, et capturent leurs proies à l’aide de leur labium préhensile. Les adultes sont probablement des prédateurs généralistes et opportunistes qui se nourrissent de petits insectes volants. Les prédateurs du gomphe riverain comprennent diverses espèces de poissons, d’oiseaux, de grenouilles, de mammifères et d’insectes, dont d’autres libellules. (Mise à jour 2017/08/04)

Haut de la page

Menaces

Les principales menaces qui pèsent sur le gomphe riverain en Ontario, la province où les menaces sont les mieux connues, comprennent le prélèvement d’eau à des fins d’irrigation, la pollution de l’eau et les espèces envahissantes. Par ailleurs, le développement croissant entraîne une destruction de l’habitat et accroît la vulnérabilité de l’espèce à divers prédateurs comme les ratons laveurs et de nombreuses espèces d’oiseaux qui profitent de la présence humaine et trouvent à nicher et à s’alimenter dans les lieux aménagés par les humains. Certaines de ces menaces existent également au Québec et au Manitoba, mais leur impact semble moindre. (Mise à jour 2017/08/04)

Haut de la page

Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

Haut de la page

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • COSEWIC Assessment and Status Report on the Riverine Clubtail Stylurus amnicola in Canada (2013)

    Le gomphe riverain (Stylurus amnicola) est une libellule appartenant à la famille des Gomphidés. En anglais, les membres du genre Stylurus sont appelés hanging clubtails (littéralement : gomphes suspendus) en allusion à leur habitude de se suspendre à la verticale lorsqu’ils se perchent sur la végétation en bordure des cours d’eau. Le gomphe riverain est une petite libellule (47 à 49 mm de long) au corps effilé et à l’abdomen renflé à l’extrémité. La partie antérieure du thorax est ornée d’une étoile à trois branches caractéristique qui distingue cette espèce des autres membres du genre Stylurus. L’abdomen est noirâtre, avec de petites tâches dorsales jaunes et de grandes tâches latérales jaunes à son extrémité. Les femelles portent des tâches jaunes sur les flancs de leur abdomen. Les pattes postérieures sont en grande partie noires. Les larves se distinguent par leur petite taille ainsi que par la forme de leurs segments abdominaux et de leurs pièces buccales. Cette espèce peut servir d’indicateur environnemental.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Gomphe riverain, Population des plaines des Grands Lacs (2013)

    Cette population de libellules est restreinte à deux petits ruisseaux qui se jettent dans le lac Érié. L’impact d’une variété de menaces a été déterminé comme étant très élevé, suggérant qu’il pourrait y avoir un déclin considérable au cours de la prochaine décennie. Les menaces incluent le retrait d’eau des ruisseaux, la pollution, et les espèces exotiques envahissantes de poissons qui se nourriraient des larves de libellules.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres – Décembre 2013 (2013)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et la planification de rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient de sa planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 518 espèces forment la liste Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 23 mars 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 23 octobre 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.