Profil d'espèce

Criquet de l'armoise

Nom scientifique : Hypochlora alba
Taxonomie : Arthropodes
Distribution : Alberta, Saskatchewan, Manitoba
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Criquet de l'armoise

Description

Le Hypochlora alba, ou criquet de l’armoise, est généralement connu au Canada sous le nom anglais de Greenish-White Grasshopper. Aux États-Unis, il est communément appelé Sagebrush Grasshopper, Cudweed Sagewort Grasshopper ou Cudweed Grasshopper, en allusion à sa plante hôte principale, l’armoise de l’Ouest, avec laquelle il est étroitement associé. Le criquet de l’armoise est un petit criquet qui ne vole pas. Les larves du dernier stade et les mâles adultes mesurent généralement entre 1,1 et 1,5 cm de longueur, mais les femelles adultes peuvent atteindre 2,0 cm. Le criquet de l’armoise appartient à la sous-famille des Mélanoplinés et à la famille des Acrididés. Le corps est vert laiteux clair avec de petites taches ou mouchetures vertes et des bandes longitudinales blanches. (Mise à jour 2017/07/27)

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Répartition et population

Le criquet de l’armoise se rencontre dans des prairies mixtes sèches relativement peu perturbées, dans la région des Grandes Plaines d’Amérique du Nord. Son aire de répartition s’étend sur une étroite bande de prairie depuis le sud des Prairies canadiennes jusqu’au nord du Texas. Il y est apparemment confiné aux régions où pousse sa plante hôte, l’armoise de l’Ouest. Il se rencontre uniquement à faible altitude, où il peut boucler son développement et se reproduire. Historiquement, l’aire de répartition canadienne du criquet de l’armoise englobait le sud-est de l’Alberta, le sud de la Saskatchewan jusqu’aux dunes Great Sand Hills vers le nord, et l’extrême-sud-ouest du Manitoba. Après 1980, un déclin du nombre de sites occupés dans l’Ouest a été constaté. (Mise à jour 2017/07/27)

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Habitat

Le criquet de l’armoise se rencontre principalement dans des pâturages et des prairies où pousse sa principale plante hôte, l’armoise de l’Ouest (et dans certains cas ses plantes hôtes secondaires), dans les écorégions de la prairie mixte et de la prairie mixte sèche, dans le nord des Grandes Plaines et le sud des Prairies canadiennes. L’habitat du criquet de l’armoise comprend des pâturages et des terres incultes en bordure de routes, de clôtures, de cours d’eau, de terrains perturbés et de haies brise-vent. L’armoise de l’Ouest est une herbacée à fleurs bleues et à feuillage argenté de la famille des Astéracées qui atteint généralement une hauteur de 20 à 50 cm. Cette plante contient de fortes concentrations de terpénoïdes et est par conséquent très rarement utilisée comme source de nourriture par d’autres insectes. Le criquet de l’armoise l’utilise comme plante hôte à toutes les étapes de son développement, et la présence de cette plante est donc essentielle à sa reproduction. Une analyse des menaces donne à croire à un déclin de l’habitat. (Mise à jour 2017/07/27)

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Biologie

Le criquet de l’armoise hiberne à l’état d’embryon partiellement développé dans de petites oothèques déposées près de la surface du sol à proximité de la plante hôte. L’embryon poursuit son développement lorsque le sol se réchauffe au printemps. L’éclosion survient plus tardivement que chez la plupart des autres espèces de criquets, habituellement à la mi-juillet au Canada. La vie larvaire est ponctuée de cinq stades, et les adultes apparaissent généralement en août. Vers la mi-août, les populations sont habituellement composées d’adultes à 80 %. Comme chez d’autres espèces de criquets, des adaptations comportementales ont apparemment permis à l’espèce d’étendre son aire de répartition vers des régions légèrement plus fraîches. Par exemple, les larves du dernier stade et les adultes peuvent élever leur température corporelle en s’installant sur leur plante hôte perpendiculairement aux rayons du soleil, les pattes souvent soulevées et éloignées du corps. (Mise à jour 2017/07/27)

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Menaces

Selon une analyse de six faibles menaces peu documentées (1) conversion des parcours en prairies artificielles à agropyre à crête; 2) installation de conditions plus chaudes et plus humides; 3) épandages et dérive de pesticides; 4) aménagement de barrages et de réservoirs et modification des régimes d’irrigation; 5) exploration pétrolière et gazière; 6) surpâturage favorisant la colonisation de l’habitat par des plantes envahissantes dominantes), l’impact continu des menaces sur l’habitat du criquet de l’armoise semble moyen. (Mise à jour 2017/07/27)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Criquet de l’armoise (Hypochlora alba) au Canada (2013)

    Le Hypochlora alba, ou criquet de l’armoise, est généralement connu au Canada sous le nom anglais de Greenish-White Grasshopper. Aux États-Unis, il est communément appelé Sagebrush Grasshopper, Cudweed Sagewort Grasshopper ou Cudweed Grasshopper, en allusion à sa plante hôte principale, l’armoise de l’Ouest, avec laquelle il est étroitement associé. Le criquet de l’armoise est un petit criquet qui ne vole pas. Les larves du dernier stade et les mâles adultes mesurent généralement entre 1,1 et 1,5 centimètres de longueur, mais les femelles adultes peuvent atteindre 2,0 centimètres. Le criquet de l’armoise appartient à la sous-famille des Mélanoplinés et à la famille des Acrididés. Le corps est vert laiteux clair avec de petites taches ou mouchetures vertes et des bandes longitudinales blanches.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Criquet de l'armoise (2013)

    Cette espèce distinctive est restreinte à la prairie mixte sèche dans l’extrême sud de la Saskatchewan et dans le sud-ouest du Manitoba. La majeure partie de la population canadienne se trouve dans quelques sites seulement; de très petites populations se trouvant dans un grand nombre d'entre eux. Il y a des indications qu’il y a eu un déclin dans la partie ouest de l’aire de répartition. Un certain nombre de menaces ont été documentées incluant la conversion de prairies en prairies artificielles, l’utilisation de pesticides et le surpâturage. Le réétablissement de populations perdues et l’immigration de source externe sont limités par le fait que cette espèce est principalement incapable de vol, bien qu’une partie de l’habitat canadien soit continue avec l’habitat de l’autre côté de la frontière.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres – Décembre 2013 (2013)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et la planification de rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient de sa planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 518 espèces forment la liste Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 23 mars 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 23 octobre 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.