Profil d'espèce

Pica à collier

Nom scientifique : Ochotona collaris
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Yukon, Territoires-du-Nord-Ouest, Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2011
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Pica à collier

Description

Le pica à collier (Ochotona collaris) est un petit (~ 160 g) lagomorphe non grégaire des milieux alpins. C’est l’une des deux espèces de pica présentes en Amérique du Nord, avec le pica d’Amérique (O. princeps). Le pica à collier est de couleur gris terne, avec des plaques gris pâle sur la nuque et les épaules qui forment un collier incomplet autour du cou. Il n’y a aucun dimorphisme évident entre les sexes. Les picas sont considérés comme des indicateurs des changements climatiques en raison de leur sensibilité avérée aux régimes climatiques. (Mise à jour 2017/08/10)

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Répartition et population

Au Canada, le pica à collier est surtout présent dans les régions montagneuses du Yukon, et son aire de répartition s’étend jusque dans le nord de la Colombie-Britannique et dans les Territoires du Nord-Ouest, à l’ouest du fleuve Mackenzie. À l’extérieur du Canada, on le trouve dans le sud et le centre de l’Alaska. Au Canada, le pica à collier compte une unité désignable. (Mise à jour 2017/08/10)

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Habitat

Le pica à collier habite principalement les champs rocheux alpins (talus d’éboulis) entrecoupés de prairies. L’association talus-prairies lui permet de s’alimenter (prairie) et de s’abriter des prédateurs et des conditions météorologiques défavorables (talus). Le pica à collier limite ses déplacements aux parcelles de talus et se tient généralement à moins de 10 m du bord des talus lorsqu’il part en quête de nourriture dans les prairies. Les densités de population sont généralement plus élevées sur les pentes sud, probablement parce que la production primaire y est plus élevée. (Mise à jour 2017/08/10)

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Biologie

Le pica à collier est un herbivore généraliste qui procède à deux collectes de nourriture durant l’été. La première est consommée immédiatement, alors que la deuxième est conservée dans un « garde-manger » à l’intérieur du talus pour être consommée durant l’hiver. Le pica défend un territoire individuel (d’un rayon d’environ 15-25 m) et est polygame. Il atteint la maturité sexuelle après son premier hiver et, après une période de gestation de 30 jours, la femelle donne naissance à 3 ou 4 petits dans un nid installé dans le talus. La majorité des mises bas ont lieu à la mi-juin. Les jeunes sortent pour la première fois de la tanière 30 jours après leur naissance et se dispersent au bout de quelques jours. Ils atteignent presque leur taille adulte au cours du premier été, puis doivent établir un territoire et se constituer un garde-manger avant l’hiver. Les adultes se montrent très fidèles à leur territoire une fois qu’il est établi. On a associé d’une part, le taux de survie annuelle et, d’autre part, les conditions hivernales et le moment au printemps où le petit mammifère commence à constituer son garde-manger pour l’hiver. Le principal prédateur du pica à collier est l’hermine; le renard roux et les oiseaux de proie sont des prédateurs occasionnels. Le pica vit rarement plus de quatre ans, et la durée d’une génération est d’un peu plus de deux ans. (Mise à jour 2017/08/10)

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Menaces

Vu l’éloignement de l’aire de répartition du pica à collier au Canada, l’habitat et les effectifs de l’espèce ont connu très peu de perturbations directes, et on s’attend à ce que la situation demeure la même au cours des prochaines décennies. La principale menace qui plane sur les populations de picas à collier est probablement le réchauffement climatique, dont les effets se font déjà sentir dans la région nordique que fréquente le pica et qui est caractérisée par un climat subarctique sec. Les disparitions locales du pica d’Amérique et l’avancée en altitude de son aire de répartition ont été documentées pour l’intérieur du Grand Bassin des États-Unis, mais on ne sait pas dans quelle mesure ces données s’appliquent au pica à collier, puisqu’il faut tenir compte de certaines différences dans l’habitat des deux espèces et d’autres incertitudes. Les risques les plus probables pour la pérennité du pica à collier sont liés aux effets directs des conditions météorologiques, de température et d’humidité, ainsi qu’aux changements qui surviennent dans l’habitat. Les conditions de survie idéales pour le pica à collier sont des conditions fraîches et sèches; un changement dans l’une ou l’autre direction (c.–à–d. hausse des températures ou temps froid et humide) expose l’espèce à la mort. Certaines pertes d’habitat alpin adéquat peuvent survenir en raison a) de changements dans la composition spécifique des communautés végétales alpines; b) de l’avancée de la limite des arbres; c) parce que le climat devient physiologiquement intolérable pour l’espèce. Une perte d’habitat alpin augmenterait la distance entre les parcelles propices au pica, réduisant probablement le flux génétique, l’immigration de source externe et la persistance de l’espèce à l’échelle régionale. (Mise à jour 2017/08/10)

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le pica à collier (Ochotona collaris) au Canada (2012)

    Le pica à collier (Ochotona collaris) est un petit (~ 160 g) lagomorphe non grégaire des milieux alpins. C’est l’une des deux espèces de pica présentes en Amérique du Nord, avec le pica d’Amérique (O. princeps). Le pica à collier est de couleur gris terne, avec des plaques gris pâle sur la nuque et les épaules qui forment un collier incomplet autour du cou. Il n’y a aucun dimorphisme évident entre les sexes. Les picas sont considérés comme des indicateurs des changements climatiques en raison de leur sensibilité avérée aux régimes climatiques.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Pica à collier (2013)

    Cette petite espèce apparentée au lapin est une relique béringienne qui est restreinte aux talus d'éboulis dans les zones alpines dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, dans le Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest. Cette région comprend plus de la moitié de l'aire de répartition mondiale de l’espèce et subit des changements liés au climat dans l’habitat, la température et les précipitations à une vitesse plus élevée que partout ailleurs au Canada. Une sensibilité démontrée à la variabilité du climat, associée à une faible capacité de dispersion et à la nature naturellement fragmentée de ses populations augmentent la vulnérabilité de ce petit mammifère aux changements climatiques. L’espèce est bien étudiée dans une partie très limitée de son aire de répartition, cependant l’information de base sur les tendances démographiques à l’échelle de l’aire de répartition ainsi qu’une compréhension claire de l'étendue et de la gravité des répercussions climatiques sur l’espèce et son habitat dans les prochaines décennies sont limitées. Toutefois, la meilleure information disponible suggère que l’espèce peut être particulièrement sensible à un changement climatique, incluant des augmentations concomitantes dans la variabilité des précipitations, menant ainsi à une diminution de la disponibilité de l’habitat. Le potentiel de répercussions négatives des changements climatiques sur la persistance de l’espèce à long terme est important.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement et en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence le Gouverneur général en conseil prend le Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.