Profil d'espèce

Meunier des montagnes Populations du Pacifique

Nom scientifique : Catostomus platyrhynchus
Taxonomie : Poissons
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2010
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Meunier des montagnes

Description

Le meunier des montagnes (Catostomus platyrhynchus) est un poisson benthique d'eau douce appartenant à la famille des Catostomidae (meuniers). Il est reconnaissable par son corps allongé et cylindrique, dont la couleur varie de vert foncé à gris ou brun; son ventre est de jaune pâle à blanc. Des taches noires sont souvent visibles sur les côtés, et une ligne latérale droite (de verte à noire) est également présente. Durant la saison de frai, cette ligne devient rouge et des tubercules nuptiaux (protubérances charnues) apparaissent à la surface du corps. La bouche du meunier des montagnes est large et ventrale, avec une large lèvre supérieure et une lèvre inférieure en forme de paire d'ailes. Les lèvres sont recouvertes de protubérances charnues appelées papilles. Des dentelures aux coins de la bouche et une entaille incomplète sur la lèvre inférieure aident à distinguer cette population de la majorité des autres meuniers. Le meunier des montagnes a une nageoire dorsale, une nageoire caudale, une nageoire anale, deux nageoires pectorales et deux nageoires pelviennes. Les adultes mesurent habituellement de 127 à 152 mm de longueur.

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Répartition et population

Il existe trois unités désignables (UD; unités importantes de l'espèce qui sont distinctes et évoluent différemment) au Canada : les populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson, les populations de la rivière Milk (présentes en Saskatchewan et en Alberta) et les populations du Pacifique (présentes en Colombie-Britannique). Les populations du Pacifique vivent dans la rivière Similkameen et ses affluents, notamment le réseau du fleuve Columbia, la rivière Thompson Nord, le bas Fraser et potentiellement au point de confluence des rivières Salmo et Pend d'Oreille. À l'heure actuelle, on ne dispose d'aucune estimation de l'abondance des populations du Pacifique.

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Habitat

On connaît mal les exigences en matière d'habitat des populations canadiennes; on se sert donc souvent des données tirées d'études menées dans d'autres régions en tant que données indicatrices. L'espèce préfère les petits cours d'eau (p. ex., 2-10 m de largeur et < 1 m de profondeur), mais on a déjà observé des individus dans des lacs et de grands cours d'eau à quelques reprises. La clarté de l'eau (de claire à turbide) et l'élévation du cours d'eau (20-800 m) varient grandement en fonction des habitats. Les poissons vivent généralement le long des rivages, où la couverture est plus abondante; cependant, la végétation plus grande, notamment du potamot, du chara, des algues et du cresson, ne s'y trouve que parfois. Des études menées au Montana indiquent que la composition du substrat varie fortement, mais que les galets semblent constituer le type de substrat le plus commun.

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Biologie

Le meunier des montagnes se nourrit principalement de plancton, de petits invertébrés et de matière organique microscopique recueillis à la surface de rochers. Le frai se produit vers la fin du printemps et le début de l'été; les femelles pondent généralement entre 990 et 3 710 œufs, qui éclosent environ deux semaines plus tard. Les jeunes de l'année mesurent en moyenne entre 30 et 64 mm de longueur.

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Menaces

Les menaces pour les populations du Pacifique comprennent : • la disponibilité et l'utilisation de l'eau de même que le changement climatique; • la canalisation et l'envasement; • les barrages et la régularisation du débit; • la toxicité (p. ex., déversements de produits chimiques); • les espèces exotiques. La répartition naturellement fragmentée du meunier des montagnes rend cette espèce plus vulnérable aux effets cumulatifs d'un grand nombre de menaces, plutôt qu'aux effets d'une seule grande menace. Les populations de la rivière Similkameen semblent être les plus touchées par la dégradation de l'habitat attribuable aux activités minières et d'aménagement des terres.

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Protection

Protection fédérale

Au Canada, l'espèce bénéficie de la protection accordée par la Loi sur les pêches, et on envisage actuellement de l'inscrire à la liste des espèces préoccupantes en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Pour obtenir davantage de renseignements sur la LEP, notamment pour savoir comment elle protège les espèces, consultez le site Internet www.especesaquatiquesenperil.ca ou le Registre public des espèces en péril : www.registrelep.gc.ca.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Autre protection ou statut

À l'échelle provinciale, le meunier des montagnes est inscrit à la liste bleue de la Colombie-Britannique.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le meunier des montagnes (Catostomus platyrhynchus) au Canada (2011)

    Le meunier des montagnes est un petit poisson de fond (habituellement moins de 250 mm de longueur à la fourche) qui vit en Amérique du Nord dans les régions montagneuses de l’Ouest et dans l’extrême ouest des Grandes Plaines. Il est doté d’une bouche infère présentant des « bosses charnues » (papilles) caractéristiques sur les lèvres. Le corps est allongé, cylindrique et quelque peu comprimé vers la queue. Les données de génétique moléculaire et la répartition de l’espèce parmi trois zones biogéographiques nationales d’eau douce (ZBNED) ont permis de recenser trois unités désignables (UD) au Canada (l’UD Saskatchewan‑Nelson, l’UD Missouri et l’UD Pacifique).

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Meunier des montagnes, Populations du Pacifique (2011)

    Ce petit poisson d’eau douce a une répartition éparse dans les bassins versants des rivières Thompson Nord, du Bas-Fraser et Similkameen en Colombie-Britannique. Il a une petite zone d’occupation et un nombre de localités limité dans chacune de ces zones. Il est probable que la qualité de son habitat continuera de diminuer dans environ plus de 40 % de son aire de répartition canadienne, à cause de l'extraction d'eau de plus en plus importante dans le bassin versant de la rivière Similkameen, qui pourrait être exacerbée par les changements climatiques.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2016)

    Le ministre des Pêches et des Océans a préparé des avis relatifs à l’inscription pour les 15 espèces aquatiques présentées au GC. Ces avis servent de fondement aux recommandations d’inscription du ministre de l’Environnement à l’intention du GC. Treize des quinze espèces sont traitées dans le décret proposé modifiant l’annexe 1 de la LEP.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.