Profil d'espèce

Meunier des montagnes Populations du Pacifique

Nom scientifique : Catostomus platyrhynchus
Taxonomie : Poissons
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2010
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Meunier des montagnes

Description

Le meunier des montagnes (Catostomus platyrhynchus) est un petit poisson benthique d'eau douce au corps allongé et cylindrique. Sa couleur varie de vert foncé à gris ou brun et son ventre est de jaune pâle à blanc. L'espèce a une ligne latérale droite, d'une couleur oscillant entre le vert et le noir, sur ses côtés. Durant la saison de frai, cette ligne devient rouge et des protubérances charnues apparaissent à la surface du corps. La bouche du meunier des montagnes est ventrale et sa lèvre supérieure est large et recouverte de protubérances charnues appelées papilles. Le meunier des montagnes mesure habituellement de 127 à 152 mm de longueur. (Mise à jour 2017/05/17)

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Répartition et population

Le meunier des montagnes vit dans des habitats d'eau douce dans les régions montagneuses de l'Ouest et dans les grandes plaines les plus à l'ouest de l'Amérique du Nord. Il existe trois unités désignables de cette espèce au Canada et celles-ci sont distinctes et importantes sur le plan de leur évolution. Il s'agit des populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson, des populations de la rivière Milk et des populations du Pacifique. Les populations du Pacifique se trouvent en Colombie-Britannique dans la rivière Similkameen et ses affluents (bassin du fleuve Columbia), dans la rivière Thompson Nord et dans le bas Fraser. À l'heure actuelle, l'abondance des populations demeure inconnue. (Mise à jour 2017/05/17)

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Habitat

En Colombie-Britannique, le meunier des montagnes est associé aux eaux froides, aux courants forts et aux substrats rocheux. Il vit dans de petits cours d'eau claire en montagne ainsi que dans des rivières plus grandes et troubles. Durant l'été, le meunier des montagnes semble préférer les fosses et les bassins plus profonds. (Mise à jour 2017/05/17)

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Biologie

Les renseignements sur la biologie du meunier des montagnes en Colombie-Britannique sont limités. Partout en Amérique du Nord, le frai du meunier des montagnes a lieu à la fin du printemps et au début de l'été. Les œufs sont éparpillés sur le substrat et éclosent généralement en deux semaines. Les femelles plus âgées et de plus grande taille produisent plus d'œufs. Les populations de meunier des montagnes du Pacifique atteignent normalement la maturité sexuelle à quatre ou cinq ans. Cette espèce se nourrit de plancton, de petits invertébrés et de matière organique qu'elle recueille à la surface de rochers. Le meunier des montagnes compte parmi ses prédateurs des oiseaux, des mammifères et d'autres poissons. (Mise à jour 2017/05/17)

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Menaces

La plupart des menaces pour les populations de meunier des montagnes du Pacifique se rapportent à la perte et à la dégradation de l'habitat associées à l'agriculture, à l'extraction des ressources et à l'utilisation des terres à des fins commerciales et industrielles. Plus précisément, ces populations sont menacées par la disponibilité et l'utilisation de l'eau, la canalisation, la sédimentation, les barrages et la régularisation du débit d'eau, la toxicité, les espèces aquatiques envahissantes et le changement climatique. (Mise à jour 2017/05/17)

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Équipe de rétablissement

Programme des espèces en péril, Région du Pacifique - Mountain Sucker

  • DFO Pacific Region - MPO région du Pacifique - Président/Contact - Pêches et Océans Canada
    Tél. : 604-666-7907  Envoyer un courriel

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Progrès et activités de rétablissement

Un plan de gestion doit être élaboré pour l'espèce et il doit comprendre les mesures de conservation connexes qu'il faudra prendre. Des initiatives de rétablissement destinées à d'autres espèces, qui ont des aires de répartition qui se chevauchent, comme le chabot du Columbia et l'esturgeon blanc, pourraient également procurer des avantages pour les populations de meunier des montagnes du Pacifique. (Mise à jour 2017/05/17)

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le meunier des montagnes (Catostomus platyrhynchus) au Canada (2011)

    Le meunier des montagnes est un petit poisson de fond (habituellement moins de 250 mm de longueur à la fourche) qui vit en Amérique du Nord dans les régions montagneuses de l’Ouest et dans l’extrême ouest des Grandes Plaines. Il est doté d’une bouche infère présentant des « bosses charnues » (papilles) caractéristiques sur les lèvres. Le corps est allongé, cylindrique et quelque peu comprimé vers la queue. Les données de génétique moléculaire et la répartition de l’espèce parmi trois zones biogéographiques nationales d’eau douce (ZBNED) ont permis de recenser trois unités désignables (UD) au Canada (l’UD Saskatchewan‑Nelson, l’UD Missouri et l’UD Pacifique).

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Meunier des montagnes, Populations du Pacifique (2011)

    Ce petit poisson d’eau douce a une répartition éparse dans les bassins versants des rivières Thompson Nord, du Bas-Fraser et Similkameen en Colombie-Britannique. Il a une petite zone d’occupation et un nombre de localités limité dans chacune de ces zones. Il est probable que la qualité de son habitat continuera de diminuer dans environ plus de 40 % de son aire de répartition canadienne, à cause de l'extraction d'eau de plus en plus importante dans le bassin versant de la rivière Similkameen, qui pourrait être exacerbée par les changements climatiques.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement et en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence le Gouverneur général en conseil prend le Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.