Profil d'espèce

Verge d'or voyante Population boréale

Nom scientifique : Solidago speciosa
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2010
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Espèces apparentées

Espèce Statut
COSEPAC
Statut
sous la
LEP
Verge d'or voyante Non active En voie de disparition

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Image de Verge d'or voyante

Description

La verge d’or voyante(Solidago speciosa) est une plante vivace de la famille des Astéracées. Chaque plante possède jusqu’à 30 tiges, qui peuvent atteindre 1,5 m de hauteur. Les tiges sont normalement non ramifiées, lisses et de couleur rougeâtre et possèdent des feuilles alternes et lancéolées. L’inflorescence est une panicule grande et voyante mesurant jusqu’à 30 cm de longueur, composée de nombreux petits capitules jaune vif. Les branches de la panicule sont dressées, alors qu’elles sont courbées vers le bas chez les autres grandes espèces de la verge d’or. En Ontario, la floraison débute à la fin août ou au début septembre et se poursuit jusqu’à la mi-octobre. Il existe deux sous-espèces reconnues de S. speciosa, mais seule la sous-espèce speciosa est observée au Canada. On reconnaît actuellement deux variétés de cette sous-espèce (variété speciosa et variété rigidiuscula), mais celles-ci sont difficiles à distinguer et possèdent des aires de répartition qui se chevauchent aux États-Unis. Au Canada, seul le S. speciosa var. rigidiuscula a été signalé. Cependant, le présent rapport fait état d’une population du S. speciosa située dans le nord-ouest de l’Ontario, près de Kenora, dont les individus possèdent des caractères morphologiques différents de ceux de l’île Walpole. Par conséquent, le statut taxinomique du Solidago speciosa doit faire l’objet de plus amples recherches. La verge d’or voyante est une plante ornementale qui connaît une grande popularité dans le commerce horticole aux États-Unis, comme en font foi les annonces en ligne de fournisseurs de cinq États. On se sert de diverses parties de la plante pour fabriquer des décoctions utilisées à des fins médicinales. La verge d’or voyante, lorsqu’infectée par un champignon de la rouille (Coleosporium sp.), peut causer des troubles de santé, voire la mort, chez les bovins et les chevaux. (Mise à jour 2017/08/30)

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Répartition et population

On rencontre le Solidago speciosa dans la majeure partie de l’est des États-Unis ainsi que dans certaines régions du Montana, du Wyoming et du Colorado. Au Canada, le S. speciosa est présent uniquement dans la réserve indienne Walpole Island (RIWI), située dans le sud-ouest de l’Ontario, et dans un site situé au nord-ouest de Kenora. Cette dernière population, qui n’a été découverte que récemment, vient étendre considérablement l’aire de répartition totale de l’espèce vers le nord. Un pourcentage bien inférieur à 1 % de l’aire de répartition totale de l’espèce se trouve au Canada. (Mise à jour 2017/08/30)

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Habitat

La population du nord-ouest de l’Ontario pousse sur une pente dégagée exposée au sud, où la végétation est dominée par le stipe à balai et le barbon de Gérard ainsi que par le pin gris, le pin rouge et le pin blanc dans la partie supérieure de la pente. (Mise à jour 2017/08/30)

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Biologie

La verge d’or voyante est une plante vivace qui se reproduit principalement par voie sexuée. Sa longévité à l’état sauvage est inconnue, mais on sait que les plantes cultivées en jardin vivent plusieurs années. Les individus, dont la taille varie, peuvent produire de 1 à 30 tiges florifères, voire plus. La verge d’or voyante, dont le pollen est lourd et collant, est pollinisée par une grande variété d’insectes, dont les abeilles, les guêpes, les diptères, les coléoptères et les papillons. Les chenilles de nombreuses espèces de papillons nocturnes se nourrissent de diverses parties de la plante. Parmi les autres insectes qui se nourrissent de la plante, on compte des cicadelles, des punaises de la famille des Tingidés et de celle des Miridés ainsi que des coléoptères. (Mise à jour 2017/08/30)

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Menaces

Aucune menace manifeste ne pèse sur l’UD boréale. (Mise à jour 2017/08/30)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la verge d'or voyante (Solidago speciosa) au Canada (2011)

    La verge d’or voyante(Solidago speciosa) est une plante vivace de la famille des Astéracées. Chaque plante possède jusqu’à 30 tiges, qui peuvent atteindre 1,5 m de hauteur. Les tiges sont normalement non ramifiées, lisses et de couleur rougeâtre et possèdent des feuilles alternes et lancéolées. L’inflorescence est une panicule grande et voyante mesurant jusqu’à 30 cm de longueur, composée de nombreux petits capitules jaune vif. Les branches de la panicule sont dressées, alors qu’elles sont courbées vers le bas chez les autres grandes espèces de la verge d’or. En Ontario, la floraison débute à la fin août ou au début septembre et se poursuit jusqu’à la mi?octobre.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Verge d'or voyante, Population boréale (2011)

    Une population morphologiquement et écologiquement distincte a récemment été trouvée dans une seule localité dans le nord-ouest de l'Ontario. Elle est géographiquement distincte de la population des plaines des Grands Lacs. Cette petite population pourrait seulement comprendre environ 1000 individus. Les petites populations ainsi restreintes géographiquement sont potentiellement vulnérables à des événements fortuits défavorables.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2011 (2011)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 8 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 8 novembre 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.