Profil d'espèce

Sébaste à bouche jaune

Nom scientifique : Sebastes reedi
Taxonomie : Poissons
Distribution : Océan Pacifique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2010
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Sébaste à bouche jaune

Taxinomie

Poissons

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Description

Le sébaste à bouche jaune est au nombre de plus de 35 espèces de sébastes qui vivent dans les eaux marines le long de la côte de la Colombie-Britannique. Il ressemble au sébaste à longue mâchoire et, avant le milieu des années 1970, ces deux espèces étaient classées en anglais sous les noms « red rockfish » et « ocean perch ». Les sébastes adultes sont essentiellement rouges, avec des taches noires sur le dos, et l'espèce se distingue des autres espèces de sébastes par ses marques jaunes, rouges et noires dans la bouche.

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Répartition et population

Le sébaste à bouche jaune est présent du nord du golfe d'Alaska jusqu'au nord de la Californie. L'espèce se trouve en abondance surtout entre le sud-est de l'Alaska et l'Oregon. En Colombie-Britannique, c'est dans le détroit de la Reine-Charlotte qu'il semble se concentrer le plus.

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Habitat

Le sébaste à bouche jaune vit le long de la pente continentale à des profondeurs comprises entre 100 et 430 m. On estime que la zone d'occupation du sébaste à bouche jaune dans les eaux canadiennes couvre une superficie variant entre 11 000 et 34 000 km². Compte tenu du fait que cette espèce a une nette préférence pour les profondeurs et les substrats rocheux, on estime la superficie de son habitat potentiel à 48 000 km² au Canada.

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Biologie

Le cycle biologique du sébaste à bouche jaune demeure en grande partie inconnu, mais il est probablement semblable à celui d'autres espèces Sebastes, c'est¬à¬dire qu'il libère des larves qui restent pendant des mois des larves nageuses pélagiques avant de se déposer au fond et devenir juvéniles. Dans les eaux de la Colombie-Britannique, la libération des larves survient de février à juin. Les mâles atteignent 50 % de maturité à 37 cm de longueur, et les femelles à 38 cm. La longueur maximale de l'espèce est d’environ 54 cm.

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Menaces

La pêche commerciale constitue la principale menace pour le sébaste à bouche jaune. L'espèce est essentiellement capturée par chalutage pélagique et chalutage par le fond en Colombie-Britannique. Les caractéristiques du cycle biologique du sébaste, c'est-à-dire une croissance lente, une grande longévité et une maturité sexuelle tardive, le rendent vulnérable à la surpêche, à la perte d'habitat causée par le chalutage de fond et aux changements environnementaux néfastes.

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Autre protection ou statut

Initiatives de rétablissement Au cours des dernières années, plusieurs réalisations ont contribué au rétablissement de l'espèce. Les mesures de gestion actuellement en place pour la pêche au sébaste à bouche jaune comprennent des quotas individuels transférables (QIT) et un total autorisé des captures (TAC). Ces mesures s'appuient sur des avis scientifiques et le Cadre pour la pêche durable (CPD). Tous les bateaux doivent faire l'objet d'une vérification complète en mer et à quai et rendre compte de tous les sébastes remis à l'eau et conservés.

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Équipe de rétablissement

MPO Région du Pacifique

  • DFO Pacific Region - MPO région du Pacifique - Président/Contact - Pêches et Océans Canada
    Tél. : 604-666-7907  Envoyer un courriel

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Progrès et activités de rétablissement

Au cours des dernières années, plusieurs réalisations ont contribué au rétablissement de l'espèce. Les mesures de gestion actuellement en place pour la pêche au sébaste à bouche jaune comprennent des quotas individuels transférables (QIT) et un total autorisé des captures (TAC). Ces mesures s'appuient sur des avis scientifiques et le Cadre pour la pêche durable (CPD). Tous les bateaux doivent faire l'objet d'une vérification complète en mer et à quai et rendre compte de tous les sébastes remis à l'eau et conservés.

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le sébaste à bouche jaune (Sebastes reedi) au Canada (2010)

    Le sébaste à bouche jaune est au nombre de plus de 35 espèces de sébastes qui vivent dans les eaux marines le long de la côte de la Colombie-Britannique et de plus de 60 espèces qui se trouvent le long de la côte pacifique de l'Amérique du Nord. Il ressemble au sébaste à longue mâchoire. Par ailleurs, avant le milieu des années 1970, ces deux espèces étaient classées en anglais : « red rockfish » ou « ocean perch ». Le sébaste à bouche jaune porte également les noms vernaculaires anglais de « reedi », « red eye », « red snapper » et « rockcod ». Il se distingue des autres espèces de sébastes par des marques jaunes, rouges et noires dans la bouche. Les sébastes adultes sont essentiellement rouges, avec des taches noires sur le dos. Aucune étude génétique sur des populations de sébastes à bouche jaune n'a été réalisée. D'ailleurs, le présent rapport considère que tous les individus qui vivent au large de la Colombie-Britannique appartiennent à une seule et même population.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • COSEPAC - Sommaire de l’évaluation et Rapport de situation : Sébaste à bouche jaune Sebastes reedi (2010)

    Sommaire de l’évaluation – Avril 2010 Nom commun Sébaste à bouche jaune Nom scientifique Sebastes reedi Statut Menacée Justification de la désignation À l’instar d’autres espèces de sébastes, cette espèce longévive (âge maximal de 100 ans) à croissance lente (durée de génération de 30 ans) est vulnérable à la pêche commerciale. Des relevés de navires de recherche indiquent que l’abondance a connu un déclin considérable au cours des 40 dernières années (1,5 génération). Alors que les relevés contemporains conçus spécifiquement pour les espèces de poisson de fond indiquent une période récente (5 années) de stabilité relative, il n’est pas clair que le déclin ait cessé. La période de déclin initiale s’est produite avec l’exploitation de la pêche commerciale de cette espèce et d’autres espèces de sébastes. Bien que cela soit considéré normal pour une population nouvellement exploitée, le déclin total de l’abondance est inféré comme étant bien au-delà de ce qui est considéré comme étant optimal pour une population exploitée. L’absence de tout événement de fort recrutement au cours des 20 dernières années est également une préoccupation. L’espèce est un élément important de la pêche commerciale de la Colombie-Britannique. La pêche continue de représenter une menace et il n’y a pas de point de référence limite établi pour gérer la pêche de façon prudente. Répartition Océan Pacifique Historique du statut Espèce désignée « menacée » en avril 2010.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Sébaste à bouche jaune (2010)

    À l’instar d’autres espèces de sébastes, cette espèce longévive (âge maximal de 100 ans) à croissance lente (durée de génération de 30 ans) est vulnérable à la pêche commerciale. Des relevés de navires de recherche indiquent que l’abondance a connu un déclin considérable au cours des 40 dernières années (1,5 génération). Alors que les relevés contemporains conçus spécifiquement pour les espèces de poisson de fond indiquent une période récente (5 années) de stabilité relative, il n’est pas clair que le déclin ait cessé. La période de déclin initiale s’est produite avec l’exploitation de la pêche commerciale de cette espèce et d’autres espèces de sébastes. Bien que cela soit considéré normal pour une population nouvellement exploitée, le déclin total de l’abondance est inféré comme étant bien au-delà de ce qui est considéré comme étant optimal pour une population exploitée. L’absence de tout événement de fort recrutement au cours des 20 dernières années est également une préoccupation. L’espèce est un élément important de la pêche commerciale de la Colombie-Britannique. La pêche continue de représenter une menace et il n’y a pas de point de référence limite établi pour gérer la pêche de façon prudente.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2016)

    Le ministre des Pêches et des Océans a préparé des avis relatifs à l’inscription pour les 15 espèces aquatiques présentées au GC. Ces avis servent de fondement aux recommandations d’inscription du ministre de l’Environnement à l’intention du GC. Treize des quinze espèces sont traitées dans le décret proposé modifiant l’annexe 1 de la LEP.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 (2010)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la fonction première du COSEPAC est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages et a revu le statut de 79 espèces (espèces, sous-espèces, populations). Lors de la réunion de novembre 2009, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 28 espèces sauvages. À sa réunion d’avril 2010, le Comité a évalué ou revu la classification de 51 espèces sauvages additionnelles (espèces, sous-espèces, populations). Le COSEPAC a revu la classification de 32 espèces sauvages déjà inscrites à l’annexe 1 de la LEP et leur statut a été confirmé (disparue du pays - espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs -, en voie de disparition, menacée ou préoccupante). Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2009-2010 sont les suivants : Disparues du pays : 6 En voie de disparition : 39 Menacées : 16 Préoccupantes : 17 Données insuffisantes : 1 Le présent rapport présente au ministre le statut de 46 espèces nouvellement désignées comme disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes et remplit les obligations du COSEPAC stipulées aux articles 25 et 26 de la Loi sur les espèces en péril. Un résumé complet et détaillé de l’évaluation de chaque espèce et la justification de la désignation de chacune d’entre elles se trouvent à l’annexe I du rapport. Depuis sa création, le COSEPAC a évalué 602 espèces sauvages correspondant à diverses catégories de risque, dont 262 en voie de disparition, 151 menacées, 166 préoccupantes et 23 disparues du pays. Au total, 13 espèces ont été désignées comme espèces disparues. À ce jour, 46 espèces sauvages ont été inscrites dans la catégorie « données insuffisantes » et 166 espèces ont été désignées comme « non en péril ». L’année en cours a été particulièrement productive pour le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC. En avril 2010, le COSEPAC a approuvé les Lignes directrices des procédures et des protocoles relatifs aux connaissances traditionnelles autochtones. Ces lignes directrices établissent des principes clairs ayant été convenus quant à la collecte de connaissances traditionnelles autochtones dans l’accomplissement de la mission du COSEPAC prescrite au paragraphe 15(2) de la LEP (voir l’annexe III du rapport ci-joint). Nous sommes reconnaissants aux aînés des collectivités et aux experts pour l’aide généreuse et l’enthousiaste qu’ils ont apportés au Sous-comité dans la préparation des protocoles sur les CTA.