Profil d'espèce

Sébaste atlantique Population du golfe du Saint-Laurent et du chenal Laurentien

Nom scientifique : Sebastes mentella
Taxonomie : Poissons
Distribution : Océan Atlantique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2010
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Sébaste atlantique

Description

Le sébaste atlantique est un poisson de couleur orange à rouge, à rayons épineux, que l’on reconnait par sa mâchoire inférieure protubérante, ses gros yeux et les épines osseuses qui recouvrent ses branchies.

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Répartition et population

Dans les eaux canadiennes, il existe deux populations de sébaste atlantique : celle du Nord et celle du golfe du Saint-Laurent et du chenal Laurentien. Cette dernière se retrouve dans le golfe du Saint-Laurent et sur le plateau néo-écossais, jusqu’au talus continental. On retrouve des sébastes de cette population jusque dans le fjord du Saguenay.

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Habitat

Le sébaste atlantique se retrouve des deux côtés de l’océan Atlantique. Il vit principalement le long des talus continentaux et dans les chenaux profonds, de 350 à 500 mètres. Les larves préfèrent les eaux de surface où elles mangent des œufs de poissons ou des copépodes. Les adultes vivent dans les eaux froides et profondes où ils se nourrissent de poissons.

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Biologie

Le sébaste atlantique est ovovivipare, c’est-à-dire que la femelle garde ses œufs fécondés en elle, jusqu’à ce que les larves soient écloses. Il devient sexuellement mature très tard et les générations abondantes ne s’observent qu’à tous les 5 à 12 ans. Les sébastes se distinguent des autres poissons par leur croissante lente et leur longévité : ils peuvent vivre jusqu’à 75 ans.

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Menaces

La pêche dirigée demeure la principale menace à la survie et au rétablissement de cette population, sauf à l’intérieur du golfe du Saint-Laurent où elle est interdite depuis 1995. On estime que l’abondance du sébaste atlantique de la population du golfe du Saint-Laurent et du chenal Laurentien a connu un déclin de 97% depuis 1984. Le sébaste atlantique est également capturé accidentellement dans d’autres pêches telle celle de la crevette nordique.

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • COSEPAC - Sommaire de l’évaluation et Rapport de situation : Complexe sébaste atlantique/sébaste d’Acadie Sebastes mentella et Sebastes fasciatus (2010)

    Sommaire de l’évaluation – Avril 2010 Nom commun Sébaste atlantique - Population du golfe du Saint-Laurent et du chenal Laurentien Nom scientifique Sebastes mentella Statut En voie de disparition Justification de la désignation À l’instar des autres membres de la famille des Sébastidés, cette espèce est longévive (âge maximal d’environ 75 ans), présente une maturation tardive (durée de génération de 18 ans) et est très vulnérable à la mortalité due aux activités anthropiques. Le recrutement est épisodique, les classes d’âge abondantes n’étant observées qu’à tous les 5 à 12 ans. L’abondance des individus matures a connu un déclin de 98 % depuis 1984, soit l’équivalent d’un peu plus d’une génération, et le déclin n’a pas cessé. Les principales menaces connues qui pèsent sur l’espèce sont la pêche dirigée et la récolte accidentelle d’individus lors de la pêche d’autres espèces (prises accessoires). La récolte de certaines portions de cette population (golfe du Saint-Laurent) est actuellement limitée à une pêche indicatrice, mais la pêche commerciale demeure ouverte dans d’autres secteurs (chenal Laurentien). Même si l’utilisation de grilles séparatrices par les chaluts crevettiers a permis de réduire substantiellement les volumes de prises accessoires depuis les années 1990, la récolte accidentelle pourrait encore être suffisamment fréquente pour compromettre le rétablissement. Répartition Océan Atlantique Historique du statut Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2010. Sommaire de l’évaluation – Avril 2010 Nom commun Sébaste atlantique Population du Nord Nom scientifique Sebastes mentella Statut Menacée Justification de la désignation À l’instar des autres membres de la famille des Sébastidés, cette espèce est longévive (âge maximal d’environ 75 ans), présente une maturation tardive (durée de génération de 23 ans) et est très vulnérable à la mortalité due aux activités anthropiques. Le recrutement est épisodique, les classes d’âge abondantes n’étant observées qu’à tous les 5 à 12 ans. L’abondance des individus matures a connu un déclin de 98 % depuis 1978, soit l’équivalent d’un peu plus d’une génération. Toutefois, les déclins ont cessé depuis le milieu des années 1990, et des augmentations ont même été observées dans certaines régions. Les principales menaces connues qui pèsent sur l’espèce sont la pêche dirigée et la récolte accidentelle d’individus lors de la pêche d’autres espèces (prises accessoires). La pêche dans certaines portions de cette unité désignable est actuellement interdite, mais elle est permise dans d’autres secteurs. Même si l’utilisation de grilles séparatrices par les chaluts crevettiers a permis de réduire substantiellement les volumes de prises accessoires depuis les années 1990, la récolte accidentelle pourrait encore compromettre le rétablissement de la population. Répartition Océan Atlantique Historique du statut Espèce désignée « menacée » en avril 2010. Sommaire de l’évaluation – Avril 2010 Nom commun Sébaste d'Acadie - Population de l'Atlantique Nom scientifique Sebastes fasciatus Statut Menacée Justification de la désignation À l’instar des autres membres de la famille des Sébastidés, cette espèce est longévive (âge maximal d’environ 75 ans), présente une maturation tardive (durée de génération de 16 à 18 ans) et est très vulnérable à la mortalité due aux activités anthropiques. Le recrutement est épisodique, les classes d’âge abondantes n’étant observées qu’à tous les 5 à 12 ans. L’abondance des individus matures a connu un déclin de 99 % en l’espace d’environ deux générations dans les régions qui présentaient historiquement les plus fortes abondances. Depuis les années 1990, aucune tendance à long terme n’a cependant été observée dans un secteur alors que les tendances ont été stables ou ont même augmenté dans les autres secteurs où d’importants déclins ont été observés. Les principales menaces connues qui pèsent sur l’espèce sont la pêche dirigée et la récolte accidentelle d’individus lors de la pêche d’autres espèces (prises accessoires). La pêche dans certaines portions de l’aire de répartition de cette unité désignable est actuellement interdite, mais elle est permise dans d’autres secteurs. Même si l’utilisation de grilles séparatrices par les chaluts crevettiers a permis de réduire substantiellement les volumes de prises accessoires depuis les années 1990, la récolte accidentelle pourrait encore être suffisamment fréquente pour compromettre le rétablissement de la population. Répartition Océan Atlantique Historique du statut Espèce désignée « menacée » en avril 2010. Sommaire de l’évaluation – Avril 2010 Nom commun Sébaste d'Acadie - Population de la baie Bonne Nom scientifique Sebastes fasciatus Statut Préoccupante Justification de la désignation À l’instar des autres membres de la famille des Sébastidés, cette espèce est longévive (âge maximal d’environ 75 ans), présente une maturation tardive (50 % des femelles atteignent la maturité à l’âge de 8 à 10 ans dans la population adjacente du golfe du Saint-Laurent et du chenal Laurentien) et est très vulnérable à la mortalité due aux activités anthropiques. La biologie de cette unité désignable demeure peu connue. Son aire d’occurrence est restreinte, mais ne montre aucun signe de déclin. La population a déjà été exploitée dans le passé, mais la pêche dirigée en est actuellement interdite. Cette unité désignable est susceptible de disparaître par suite d’événements aléatoires comme des déversements d’hydrocarbures. Répartition Océan Atlantique Historique du statut Espèce désignée « préoccupante » en avril 2010.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Sébaste atlantique, Population du golfe du Saint-Laurent et du chenal Laurentien (2010)

    À l’instar des autres membres de la famille des Sébastidés, cette espèce est longévive (âge maximal d’environ 75 ans), présente une maturation tardive (durée de génération de 18 ans) et est très vulnérable à la mortalité due aux activités anthropiques. Le recrutement est épisodique, les classes d’âge abondantes n’étant observées qu’à tous les 5 à 12 ans. L’abondance des individus matures a connu un déclin de 98 % depuis 1984, soit l’équivalent d’un peu plus d’une génération, et le déclin n’a pas cessé. Les principales menaces connues qui pèsent sur l’espèce sont la pêche dirigée et la récolte accidentelle d’individus lors de la pêche d’autres espèces (prises accessoires). La récolte de certaines portions de cette population (golfe du Saint-Laurent) est actuellement limitée à une pêche indicatrice, mais la pêche commerciale demeure ouverte dans d’autres secteurs (chenal Laurentien). Même si l’utilisation de grilles séparatrices par les chaluts crevettiers a permis de réduire substantiellement les volumes de prises accessoires depuis les années 1990, la récolte accidentelle pourrait encore être suffisamment fréquente pour compromettre le rétablissement.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 (2010)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la fonction première du COSEPAC est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages et a revu le statut de 79 espèces (espèces, sous-espèces, populations). Lors de la réunion de novembre 2009, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 28 espèces sauvages. À sa réunion d’avril 2010, le Comité a évalué ou revu la classification de 51 espèces sauvages additionnelles (espèces, sous-espèces, populations). Le COSEPAC a revu la classification de 32 espèces sauvages déjà inscrites à l’annexe 1 de la LEP et leur statut a été confirmé (disparue du pays - espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs -, en voie de disparition, menacée ou préoccupante). Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2009-2010 sont les suivants : Disparues du pays : 6 En voie de disparition : 39 Menacées : 16 Préoccupantes : 17 Données insuffisantes : 1 Le présent rapport présente au ministre le statut de 46 espèces nouvellement désignées comme disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes et remplit les obligations du COSEPAC stipulées aux articles 25 et 26 de la Loi sur les espèces en péril. Un résumé complet et détaillé de l’évaluation de chaque espèce et la justification de la désignation de chacune d’entre elles se trouvent à l’annexe I du rapport. Depuis sa création, le COSEPAC a évalué 602 espèces sauvages correspondant à diverses catégories de risque, dont 262 en voie de disparition, 151 menacées, 166 préoccupantes et 23 disparues du pays. Au total, 13 espèces ont été désignées comme espèces disparues. À ce jour, 46 espèces sauvages ont été inscrites dans la catégorie « données insuffisantes » et 166 espèces ont été désignées comme « non en péril ». L’année en cours a été particulièrement productive pour le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC. En avril 2010, le COSEPAC a approuvé les Lignes directrices des procédures et des protocoles relatifs aux connaissances traditionnelles autochtones. Ces lignes directrices établissent des principes clairs ayant été convenus quant à la collecte de connaissances traditionnelles autochtones dans l’accomplissement de la mission du COSEPAC prescrite au paragraphe 15(2) de la LEP (voir l’annexe III du rapport ci-joint). Nous sommes reconnaissants aux aînés des collectivités et aux experts pour l’aide généreuse et l’enthousiaste qu’ils ont apportés au Sous-comité dans la préparation des protocoles sur les CTA.

Documents de consultation

  • Sébaste - Consultations pour l’inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril (2013)

    La Loi sur les espèces en péril reconnaît le fait que tous les Canadiens et les Canadiennes ont un rôle à jouer pour prévenir la disparition des espèces sauvages. Avant de décider si ces populations de sébaste seront ajoutées ou non à la Liste des espèces en péril, nous souhaitons donc obtenir votre opinion, vos commentaires et suggestions au sujet des répercussions écologiques, culturelles et économiques possibles de l’inscription ou de la non-inscription de ces populations en vertu de la Loi sur les espèces en péril.