Profil d'espèce

Vertigo à crêtes fines

Nom scientifique : Nearctula sp.
Taxonomie : Mollusques
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2010
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


Recherche avancée

Liens rapides : | Description | Habitat | Biologie | Menaces | Protection | Programme national de rétablissement | Documents

Image de Vertigo à crêtes fines

Description

Le vertigo à crêtes fines est un minuscule gastéropode terrestre possédant une coquille allongée, plutôt cylindrique. La coquille, qui mesure environ de 2,4 à 3,3 mm de hauteur, est mate; elle est brun foncé, avec de fines crêtes de croissance parallèles plutôt prononcées. La cavité de la coquille adulte comporte 4 denticules blancs (protubérances ressemblant à des dents), qui sont absents dans la coquille non parvenue à maturité. À l’heure actuelle, le vertigo à crêtes fines ne possède pas de nom scientifique officiel vu son historique compliqué de nomenclature, mais la validité de l’espèce ne fait pas de doute. (Mise à jour 2017/05/25)

Haut de la page

Répartition et population

L’aire de répartition mondiale de l’espèce s’étend du sud–ouest de la Colombie–Britannique jusqu’au centre–ouest de la Californie, en passant par l’ouest de l’État de Washington. Au Canada, l’espèce est présente dans le sud de l’île de Vancouver, sur l’île Saturna et sur la Sunshine Coast de la Colombie–Britannique continentale. On compte 24 mentions de répartition récentes de l’espèce (depuis 1984). Sur l’île de Vancouver, on trouve des sites regroupés dans le district régional de la capitale (région de Victoria) mais, le long de la côte est, l’espèce n’a été observée qu’à des sites dispersés, vers le nord, jusqu’à la limite sud de Courtenay. Dans le détroit de Georgia, on a rencontré l’espèce à un seul site sur l’île Saturna. Sur la Sunshine Coast (C.-B. continentale), le vertigo à crêtes fines est présent à plusieurs endroits entre Gibsons et Egmont. (Mise à jour 2017/05/25)

Haut de la page

Habitat

En Colombie–Britannique, on trouve ce gastéropode dans les forêts de feuillus et les forêts mixtes humides situées à faible altitude (habituellement moins de 200 m). Ils sont souvent associés aux érables à grandes feuilles et à un sous–étage de fougères et d’arbustes caractéristiques des sites riches et humides. Les forêts riveraines d’un certain âge abritant des bosquets de grands érables semblent leur convenir tout particulièrement. Les vertigos à crêtes fines sont dans une large mesure arboricoles, et on les déniche le plus souvent sur le tronc des érables, plus précisément dans les creux formés par les plissements de l’écorce et sur les plaques de mousses. On les rencontre parfois sur d’autres feuillus, sur les frondes des fougères ou sur le sol, dans la couverture de feuilles mortes. La répartition des gastéropodes tant dans les peuplements forestiers que d’un peuplement forestier à l’autre se caractérise par son irrégularité; en effet, on peut observer une forte concentration d’individus sur certains arbres, mais aucun sur d’autres. (Mise à jour 2017/05/25)

Haut de la page

Biologie

On en sait peu sur la biologie du vertigo à crêtes fines; il faut donc extrapoler l’information dont on dispose sur des espèces apparentées et similaires au vertigo à crêtes fines. Comme la plupart des gastéropodes terrestres, le vertigo à crêtes fines est hermaphrodite (chaque individu possède à la fois les organes reproducteurs mâles et femelles), mais on ne sait pas dans quelle mesure se produit l’interfécondation. Chez des espèces similaires au vertigo à crêtes fines, les œufs sont pondus individuellement. La durée de vie est probablement courte, c’est–à–dire deux ans ou moins. Le vertigo à crêtes fines hiberne l’hiver et estive probablement pendant les périodes sèches. Les mouvements et la dispersion active sont limités, mais un transport passif par les feuilles qui tombent est vraisemblable pendant les tempêtes. On a observé des individus dans de petites touffes d’arbres en bordure de routes et de sentiers récréatifs fréquentés, ce qui laisse supposer que ce gastéropode peut tolérer un certain degré de perturbation de l’habitat, pourvu que des microhabitats humides convenables demeurent disponibles. (Mise à jour 2017/05/25)

Haut de la page

Menaces

L’aire de répartition de l’espèce coïncide avec des zones densément peuplées et très aménagées de la Colombie–Britannique. La conversion de la plupart des terres remonte à un certain temps, dans ces secteurs de basses terres côtières, mais l’occupation humaine continue de s’étendre, empiétant sur les secteurs naturels qui restent à mesure que la population croît. L’aménagement d’ensembles résidentiels, la construction de routes et d’infrastructures connexes, l’agriculture et l’exploitation forestière rétrécissent et fragmentent les habitats. La plupart des observations répertoriées pour cette espèce ont été faites dans des parcs ou sur des terres fédérales protégées contre la conversion des terres, mais les habitats potentiels disponibles sur les terres privées dans la plus grande partie de l’aire de répartition de l’espèce continuent de disparaître peu à peu. Les populations dans les zones protégées ne sont pas nécessairement en sécurité vu la dégradation de l’habitat causée par les utilisations intensives à des fins récréatives ou autres, et vu l’invasion par des espèces végétales ou animales introduites. (Mise à jour 2017/05/25)

Haut de la page

Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

Haut de la page

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

10 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le vertigo à crêtes fines (Nearctula sp.) au Canada (2010)

    Le vertigo à crêtes fines est un minuscule gastéropode terrestre possédant une coquille allongée, plutôt cylindrique. La coquille, qui mesure environ de 2,4 à 3,3 mm de hauteur, est mate; elle est brun foncé, avec de fines crêtes de croissance parallèles plutôt prononcées. La cavité de la coquille adulte comporte 4 denticules blancs (protubérances ressemblant à des dents), qui sont absents dans la coquille non parvenue à maturité. À l’heure actuelle, le vertigo à crêtes fines ne possède pas de nom scientifique officiel vu son historique compliqué de nomenclature, mais la validité de l’espèce ne fait pas de doute.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • COSEPAC - Sommaire de l’évaluation et Rapport de situation : Vertigo à crêtes fines Nearctula sp. (2010)

    Sommaire de l’évaluation – Avril 2010 Nom commun Vertigo à crêtes fines Nom scientifique Nearctula sp. Statut Préoccupante Justification de la désignation Cette minuscule espèce d’escargot terrestre est à l’extrémité nord de son aire de répartition et se trouve dans les basses terres bordant le détroit de Georgie et au sud de l’île de Vancouver. La plupart des individus vivent sur l’écorce d’érables à grandes feuilles, et leur dispersion d’un arbre ou d’un site à l’autre semble limitée. Les principales menaces qui pèsent sur l’espèce sont l’élimination des arbres et la dégradation de l’habitat causées par l’expansion urbaine, la construction de routes et d’éléments d’infrastructure connexes, l’exploitation forestière et l’agriculture. Répartition Colombie-Britannique Historique du statut Espèce désignée « préoccupante » en avril 2010.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Vertigo à crêtes fines (2010)

    Cette minuscule espèce d’escargot terrestre est à l’extrémité nord de son aire de répartition et se trouve dans les basses terres bordant le détroit de Georgie et au sud de l’île de Vancouver. La plupart des individus vivent sur l’écorce d’érables à grandes feuilles, et leur dispersion d’un arbre ou d’un site à l’autre semble limitée. Les principales menaces qui pèsent sur l’espèce sont l’élimination des arbres et la dégradation de l’habitat causées par l’expansion urbaine, la construction de routes et d’éléments d’infrastructure connexes, l’exploitation forestière et l’agriculture.

Plans d'actions

  • Plan d’action visant des espèces multiples la réserve de parc national du Canada des Îles-Gulf (2017)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national du Canada des Îles-Gulf s’applique aux terres et aux eaux à l’intérieur des limites de la réserve de parc national des Îles-Gulf (RPNIG). Le Plan satisfait aux exigences applicables aux Plans d’action énoncées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP (art.47)) en ce qui a trait aux espèces pour lesquelles il faut établir un Plan d’action et qui sont observées régulièrement à cet endroit. Les mesures décrites dans le Plan entraîneront aussi des bienfaits pour d’autres espèces préoccupantes en matière de conservation que l’on observe régulièrement dans la RPNIG.

Plans de gestion

  • Plan de gestion du vertigo à crêtes fines (Nearctula sp.) au Canada [Proposition] (2017)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique Canada est le ministre compétent en vertu de la LEP à l’égard du vertigo à crêtes fines et a élaboré la composante fédérale (partie 1) du présent plan de gestion, conformément à l'article 65 de la LEP. Dans la mesure du possible, le plan de gestion a été préparé en collaboration avec la Province de la Colombie-Britannique, en vertu du paragraphe 66(1) de la LEP. L’article 69 de la LEP autorise le ministre à adopter en tout ou en partie un plan existant pour l’espèce si le ministre estime qu’un plan existant s’applique à l’égard d’une espèce sauvage et comporte les mesures voulues pour la conservation de l’espèce. La Province de la Colombie-Britannique a remis le plan de gestion du vertigo à crêtes fines ci-joint (partie 2), à titre d’avis scientifique, aux autorités responsables de la gestion de l’espèce en Colombie-Britannique. Ce plan de gestion a été préparé en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2011)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2012)

    L’objet du Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril est d’ajouter 18 espèces à l’annexe 1, la Liste des espèces en péril (la Liste), et de changer la classification de 7 espèces inscrites, aux termes du paragraphe 27(1) de la LEP. Cette modification est proposée à la suite de la recommandation du ministre de l’Environnement à la lumière d’évaluations scientifiques qu’a faites le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), et à la suite de consultations tenues auprès des gouvernements, des peuples autochtones, des intervenants et du public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 (2010)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la fonction première du COSEPAC est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages et a revu le statut de 79 espèces (espèces, sous-espèces, populations). Lors de la réunion de novembre 2009, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 28 espèces sauvages. À sa réunion d’avril 2010, le Comité a évalué ou revu la classification de 51 espèces sauvages additionnelles (espèces, sous-espèces, populations). Le COSEPAC a revu la classification de 32 espèces sauvages déjà inscrites à l’annexe 1 de la LEP et leur statut a été confirmé (disparue du pays - espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs -, en voie de disparition, menacée ou préoccupante). Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2009-2010 sont les suivants : Disparues du pays : 6 En voie de disparition : 39 Menacées : 16 Préoccupantes : 17 Données insuffisantes : 1 Le présent rapport présente au ministre le statut de 46 espèces nouvellement désignées comme disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes et remplit les obligations du COSEPAC stipulées aux articles 25 et 26 de la Loi sur les espèces en péril. Un résumé complet et détaillé de l’évaluation de chaque espèce et la justification de la désignation de chacune d’entre elles se trouvent à l’annexe I du rapport. Depuis sa création, le COSEPAC a évalué 602 espèces sauvages correspondant à diverses catégories de risque, dont 262 en voie de disparition, 151 menacées, 166 préoccupantes et 23 disparues du pays. Au total, 13 espèces ont été désignées comme espèces disparues. À ce jour, 46 espèces sauvages ont été inscrites dans la catégorie « données insuffisantes » et 166 espèces ont été désignées comme « non en péril ». L’année en cours a été particulièrement productive pour le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC. En avril 2010, le COSEPAC a approuvé les Lignes directrices des procédures et des protocoles relatifs aux connaissances traditionnelles autochtones. Ces lignes directrices établissent des principes clairs ayant été convenus quant à la collecte de connaissances traditionnelles autochtones dans l’accomplissement de la mission du COSEPAC prescrite au paragraphe 15(2) de la LEP (voir l’annexe III du rapport ci-joint). Nous sommes reconnaissants aux aînés des collectivités et aux experts pour l’aide généreuse et l’enthousiaste qu’ils ont apportés au Sous-comité dans la préparation des protocoles sur les CTA.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Novembre 2010 (2010)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 février 2011 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 4 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017