Profil d'espèce

Hydropore de Bertha

Nom scientifique : Sanfilippodytes bertae
Taxonomie : Arthropodes
Distribution : Alberta
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2009
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Hydropore de Bertha

Description

L’hydropore de Bertha (Sanfilippodytes bertae), Roughley et Larson, 2000 (Coleoptera : Dytiscidae) se rencontre dans les sources et les zones de suintement naturelles des steppes arides du sud de l’Alberta. Il n’existe pour cette espèce aucune sous–espèce ni aucune autre forme connue. L’adulte présente un aspect typique du genre, exception faite de l’ornementation des élytres. L’adulte mesure moins de 3 mm de longueur et a une forme plutôt ovale (longueur/largeur = de 1,84 à 1,94). La tête et le pronotum sont brun foncé, et les élytres sont brun jaunâtre et dépourvus de taches ou marques jaunâtres. (Mise à jour 2017/05/30)

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Répartition et population

L’aire de répartition historique de l’hydropore de Bertha comprend 2 ou peut–être 3 localités : 1) la rive nord–ouest de la rivière Oldman, juste en amont du pont de la route 2, à l’ouest de Fort MacLeod, en Alberta; 2) la ville de Fort MacLeod; 3) la localité récemment découverte près du précipice à bisons Head–Smashed–In. Les localités 1 et 2 pourraient en fait n’en constituer qu’une seule et ne contenir ainsi qu’une seule et même population, mais cette question reste à éclaircir. La seule mention signalée depuis 1984 est celle de la localité 3, où se trouve donc la seule population existante. (Mise à jour 2017/05/30)

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Habitat

L’habitat de l’hydropore de Bertha se limite aux sources et aux zones de suintement naturelles situées dans le bassin versant de la rivière Oldman, dans le sud de l’Alberta. Les sources et les zones de suintement des localités 1 et 2 avaient pour particularité de prendre naissance dans les berges de la rivière, à peu près au niveau de la ligne des hautes eaux printanières. Les relevés effectués dans les sources et les zones de suintement de la région où ont été faites les premières collectes ont conduit à la capture d’un seul spécimen, à la source d’un cours d’eau situé près du précipice à bisons Head–Smashed–In. Ce milieu est constitué d’un mince filet d’eau sortant d’une fissure située environ à mi–hauteur d’une dénivellation d’environ 5 mpar rapport au paysage environnant de collines arrondies balayées par de grands vents et recouvertes d’une végétation basse. La fissure d’où jaillit la source est couverte de mousses et d’algues mouillées. Les vestiges non perturbés de ce type d’habitat sont très rares dans le sud de l’Alberta; la plupart ont été détruits par le bétail. (Mise à jour 2017/05/30)

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Biologie

Le cycle vital de l’hydropore de Bertha reste entouré de mystère. Les larves et les adultes sont des prédateurs se nourrissant principalement d’invertébrés, probablement de vers enchytréides et de larves aquatiques de diptères. Rien n’indique que le cycle vital puisse durer plus d’un an. L’accouplement et la ponte surviennent vraisemblablement au printemps. Les larves se développent probablement pendant l’été, avant un bref stade pupal passé hors de l’eau. L’insecte passe l’hiver à l’état adulte. La capacité de dispersion est probablement minimale, malgré la présence sous les élytres d’une paire d’ailes bien formées. (Mise à jour 2017/05/30)

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Menaces

Il semble que l’hydropore de Bertha a un habitat très particulier, à proximité de sources ou de zones de suintement, dans un milieu non perturbé couvert de mousses sur un sol de fines particules (nécessaire au stade pupal) ainsi que d’un substrat approprié de sable ou d’autres particules fines. L’abaissement des niveaux phréatiques dans le bassin de la rivière Oldman et la présence de bétail sont les principales menaces qui pèsent sur l’habitat fragile de l’espèce. Les autres menaces possibles dans le bassin de la rivière Oldman -- et dans les coulées, les sources et les zones de suintement qui s’y trouvent -- sont le puisage d’eau aux fins d’irrigation des cultures et la demande croissante qui y est associée, la demande d’eau croissante due à une économie en effervescence, la construction d’ouvrages de retenue qui risquent d’inonder l’habitat, le développement municipal et industriel -- y compris dans les secteurs pétrolier et gazier --, la demande accrue d’eau pour les utilisations industrielles et domestiques, le prélèvement d’eau souterraine, les pratiques d’élevage, les parcs d’engraissement du bétail, les activités récréatives et les changements climatiques. De plus, l’habitat de l’hydropore de Bertha, exposé à l’ensemble de ces pressions anthropiques, est déjà fragile en soi. Le bassin de la rivière Oldman fait partie de l’écozone des Prairies, qui est constituée, dans le sud de l’Alberta, de terrains légèrement vallonnés principalement couverts de prairies mixtes arides. Depuis l’arrivée des Européens, cette écozone est devenue une des zones agricoles les plus développées du monde : sur une superficie totale de 47 millions d’hectares, on estime qu’il ne reste plus que 3 % de milieux naturels, le reste étant consacré aux cultures (70 %) ou aux parcours et pâturages (27 %). (Mise à jour 2017/05/30)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Hydropore de Bertha est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de l'hydropore de Bertha (Sanfilippodytes bertae) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'hydropore de Bertha au Canada (2010)

    L'hydropore de Bertha (Sanfilippodytes bertae), Roughley et Larson, 2000 (Coleoptera : Dytiscidae) se rencontre dans les sources et les zones de suintement naturelles des steppes arides du sud de l'Alberta. Il n'existe pour cette espèce aucune sous-espèce ni aucune autre forme connue. L'adulte présente un aspect typique du genre, exception faite de l'ornementation des élytres. L'adulte mesure moins de 3 mm de longueur et a une forme plutôt ovale (longueur/largeur = de 1,84 à 1,94). La tête et le pronotum sont brun foncé, et les élytres sont brun jaunâtre et dépourvus de taches ou marques jaunâtres.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • COSEPAC - Sommaire de l’évaluation : Hydropore de Bertha Sanfilippodytes bertae (2010)

    Sommaire de l’évaluation – Novembre 2009 Nom commun Hydropore de Bertha Nom scientifique Sanfilippodytes bertae Statut En voie de disparition Justification de la désignation Malgré des recherches exhaustives, cette espèce endémique canadienne n’est connue qu’à deux localités dans le sud de l’Alberta, dont une a été détruite. Elle est limitée aux sources naturelles et aux aires de suintement le long des bords de falaise escarpée ou de coudes de rivières. Son habitat est en déclin en raison du piétinement par le bétail et du rabattement de la nappe d’eau en raison des prélèvements aux fins d’irrigation. Répartition Alberta Historique du statut Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2009.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Hydropore de Bertha (2010)

    Malgré des recherches exhaustives, cette espèce endémique canadienne n’est connue qu’à deux localités dans le sud de l’Alberta, dont une a été détruite. Elle est limitée aux sources naturelles et aux aires de suintement le long des bords de falaise escarpée ou de coudes de rivières. Son habitat est en déclin en raison du piétinement par le bétail et du rabattement de la nappe d’eau en raison des prélèvements aux fins d’irrigation. 

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de l'hydropore de Bertha (Sanfilippodytes bertae) au Canada (2017)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique est le ministre compétent en vertu de la LEP à l’égard de l’hydropore de Bertha et a élaboré ce programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec la Province de l’Alberta, en vertu du paragraphe 39(1) de la LEP.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2011)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2012)

    L’objet du Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril est d’ajouter 18 espèces à l’annexe 1, la Liste des espèces en péril (la Liste), et de changer la classification de 7 espèces inscrites, aux termes du paragraphe 27(1) de la LEP. Cette modification est proposée à la suite de la recommandation du ministre de l’Environnement à la lumière d’évaluations scientifiques qu’a faites le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), et à la suite de consultations tenues auprès des gouvernements, des peuples autochtones, des intervenants et du public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 (2010)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la fonction première du COSEPAC est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages et a revu le statut de 79 espèces (espèces, sous-espèces, populations). Lors de la réunion de novembre 2009, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 28 espèces sauvages. À sa réunion d’avril 2010, le Comité a évalué ou revu la classification de 51 espèces sauvages additionnelles (espèces, sous-espèces, populations). Le COSEPAC a revu la classification de 32 espèces sauvages déjà inscrites à l’annexe 1 de la LEP et leur statut a été confirmé (disparue du pays - espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs -, en voie de disparition, menacée ou préoccupante). Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2009-2010 sont les suivants : Disparues du pays : 6 En voie de disparition : 39 Menacées : 16 Préoccupantes : 17 Données insuffisantes : 1 Le présent rapport présente au ministre le statut de 46 espèces nouvellement désignées comme disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes et remplit les obligations du COSEPAC stipulées aux articles 25 et 26 de la Loi sur les espèces en péril. Un résumé complet et détaillé de l’évaluation de chaque espèce et la justification de la désignation de chacune d’entre elles se trouvent à l’annexe I du rapport. Depuis sa création, le COSEPAC a évalué 602 espèces sauvages correspondant à diverses catégories de risque, dont 262 en voie de disparition, 151 menacées, 166 préoccupantes et 23 disparues du pays. Au total, 13 espèces ont été désignées comme espèces disparues. À ce jour, 46 espèces sauvages ont été inscrites dans la catégorie « données insuffisantes » et 166 espèces ont été désignées comme « non en péril ». L’année en cours a été particulièrement productive pour le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC. En avril 2010, le COSEPAC a approuvé les Lignes directrices des procédures et des protocoles relatifs aux connaissances traditionnelles autochtones. Ces lignes directrices établissent des principes clairs ayant été convenus quant à la collecte de connaissances traditionnelles autochtones dans l’accomplissement de la mission du COSEPAC prescrite au paragraphe 15(2) de la LEP (voir l’annexe III du rapport ci-joint). Nous sommes reconnaissants aux aînés des collectivités et aux experts pour l’aide généreuse et l’enthousiaste qu’ils ont apportés au Sous-comité dans la préparation des protocoles sur les CTA.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Novembre 2010 (2010)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 février 2011 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 4 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017