Profil d'espèce

Baleine boréale Population de l’est du Canada et de l’ouest du Groenland

Nom scientifique : Balaena mysticetus
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Océan Arctique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2009
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Baleine boréale

Description

La baleine boréale (Balaena mysticetus) est un mysticète (baleine à fanons) de grande taille appartenant à la famille des balénidés. L’espèce est aussi appelée baleine franche boréale, baleine franche du Groenland et baleine du Groenland. Dans les langues autochtones du nord, la baleine boréale est connue sous les noms suivants : arviq ou arvik (inuktitut et inuvialuktun), agkhovik (inupiat), akhgvopik (yupik) et ittiv (tchouktche). Les baleines boréales présentent les corps en forme de tonneau et très grosse tête (environ 30% de la longueur totale du corps). La mâchoire supérieure décrit un arc prononcé vers le haut et porte en moyenne de chaque côté 330 fanons, pouvant atteindre une longueur totale de 427 cm. La couche de lard est épaisse, variant de 5.5 cm au menton à environ 28 cm sur la majeure partie du tronc, et atteint un maximum de 50 cm. Les nageoires pectorales sont petites et en forme de pagaie, mais il n’y a pas de nageoire dorsale ni de bosse dorsale. Les extrémités de la nageoire caudale se terminent en pointe. Les baleineaux ont une longueur de 4.0 à 4.5 m à la naissance et sont d’une couleur noire brunâtre, et les adultes sont de couleur noire avec des regions blanches.

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Répartition et population

Les baleines boréales ont une répartition quasi circumpolaire dans l’hémisphère Nord; leur territoire s’étend des latitudes 54°N à 85°N. Des obstacles physiques comme des terres ou de la glace de mer infranchissable semblent avoir divisé la population mondiale de baleines boréales en quatre populations, dont deux se trouvent au Canada : la population des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort et la population de l’est de l’Arctique et de l’ouest du Groenland. Par le passé, cette dernière était considérée comme deux populations distinctes. La zone d’occurrence de la population de l’est de l’Arctique et de l’ouest du Groenland couvre environ un million de km² et est considérée comme stable. Cette population de baleines boréales passe l’été dans l’ouest de la baie de Baffin, dans l’Extrême-Arctique canadien, dans la partie nord du bassin de Foxe et dans le nord-ouest de la baie d’Hudson. La migration automnale débute à la fin-août et en septembre et dure de deux à trois mois. On croit que les baleines boréales hivernent dans des régions où se trouve une banquise non consolidée comme dans le nord de la Baie d’Hudson, le détroit d’Hudson, le centre du détroit de Davis, le sud de la baie de Baffin et au large de la côte ouest du Groenland. Ces régions leur fournissent abris et protection contre la prédation.

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Habitat

Les baleines boréales se trouvent dans des eaux marines dont les conditions varient de la mer libre à la banquise épaisse et non consolidée. Avec la couronne de la tête, elles sont capables de briser la glace d’une épaisseur de plus de 20 cm pour respirer et elles savent naviguer sous de grandes étendues de banquise grâce à leur ouïe très développée.

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Biologie

Elles croissent et se développent lentement et atteignent la maturité sexuelle vers l’âge de 25 ans. Les femelles croissent plus rapidement que les mâles et mettent bas environ une fois tous les trois ans durant la migration printanière. La gestation dure entre 12 et 16 mois. L’espérance de vie se situe entre 50 et 75 ans, certains exemplaires atteignant possiblement plus de 100 ans. Les baleines boréales se nourrissent de zooplancton composé de crustacés, tels que des euphausiacés et des copécodes. Elles consomment également des organismes épibenthiques (mysidacés et amphipodes gammaridés). On a laissé entendre que la variabilité annuelle des observations de baleines boréales est liée à l’abondance et à la distribution du zooplancton.

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Menaces

La chasse commerciale à la baleine était jadis la plus grande menace pour la baleine boréale et la principale raison pour laquelle l’espèce est en péril dans des parties de son aire de répartition. À l’heure actuelle, c’est peut-être l’épaulard (Orcinus orca) qui constitue la plus grande menace. On sait que les baleines boréales sont déplacées pendant de brèves périodes par l’activité industrielle comme l’exploration et l’exploitation pétrolières et gazières. Les effets à long terme possibles sont inconnus. Enfin, les facteurs climatiques, qui ont une influence sur l’état des glaces et sur l’abondance des proies, peuvent aussi avoir une incidence sur la survie ou la répartition.

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Protection

Protection fédérale

Au Canada, l'espèce bénéficie de la protection accordée par la Loi sur les pêches, et on envisage actuellement de l'inscrire à la liste des espèces préoccupantes en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Pour obtenir davantage de renseignements sur la LEP, notamment pour savoir comment elle protège les espèces, consultez www.especesaquatiquesenperil.gc.ca ou le Registre public des espèces en péril : www.registrelep.gc.ca.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Baleine boréale (2009)

    La baleine boréale (Balaena mysticetus) (Linné, 1758) est un mysticète (baleine à fanons) de grande taille appartenant à la famille des Balénidés. Son corps est dominé par le noir, avec des régions blanches sur le menton et la queue.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Baleine boréale, Population de l’est du Canada et de l’ouest du Groenland (2009)

    La population a été gravement décimée par la pêche commerciale à la baleine à partir des années 1500 et se poursuivant jusqu’à environ 1910. Depuis le début des années 1900, elle fait seulement l’objet d’une chasse sporadique au Canada et au Groenland par les Inuits. En l’absence d’une pêche commerciale à la baleine, la population semble s’être accrue pendant des décennies et continue probablement à augmenter. Cette augmentation est soutenue par des indications provenant à la fois de connaissances traditionnelles autochtones et de la science. L’abondance totale actuelle est estimée à environ 6 000 individus. Malgré cette augmentation, la population n’est pas encore clairement sécurisée en raison de son cycle biologique (p. ex. la longue durée de génération, le taux de croissance naturelle très faible). De plus, la réaction des baleines aux modifications rapides de leur habitat, en raison des changements climatiques et de l’accroissement des activités humaines telles que le transport des marchandises et l’exploration pétrolière à des latitudes élevées, présente des incertitudes. Ces modifications de l’habitat ont déjà commencé à se produire et elles s’intensifieront au cours des 100 prochaines années. Étant donné le cycle biologique de l’espèce, il est important que la chasse puisse continuer à faire l’objet d’un suivi et d’être gérée afin d’éviter la surexploitation.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2009 (2009)

    Le rapport annuel de 2009 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation