Profil d'espèce

Éléocharide géniculée Population des plaines des Grands Lacs

Nom scientifique : Eleocharis geniculata
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2009
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Éléocharide géniculée

Description

L’éléocharide géniculée est une petite annuelle mesurant généralement de 2 à 15 cm de hauteur, mais atteignant parfois 20 cm. Cette plante pousse en touffes comprenant chacune de nombreuses tiges minces. Chaque tige se termine normalement par de petites fleurs réunies en un seul épillet de 3 à 7 mm de long environ. Ce petit épi se compose de fleurs bisexuées, renfermant à la fois des organes mâles et des organes femelles, et d’écailles longues de 1,5 à 2 mm. La plante produit de petits fruits secs lisses, d’un noir brillant, qu’on appelle des « akène ». Chaque akène est surmonté d’une excroissance, ou tubercule, assez large et aplatie. La couleur noire des akènes permet de distinguer l’espèce de la plupart des autres éléocharides poussant en touffes au Canada. En Ontario, l’espèce peut être confondue avec l’éléocharide olivâtre, avec lequel elle pousse parfois. Cependant, l’éléocharide olivâtre produit des akènes vert olive à bruns, à tubercule vert. De plus, cette espèce est une plante vivace à tiges souterraines, ou stolons, tandis que l’éléocharide géniculée est une plante annuelle sans stolons.

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Répartition et population

Cette espèce, qui est présente dans toutes les zones tropicales du globe, est assez répandue dans le sud de l’Amérique du Nord. Au Canada, l’éléocharide géniculée a été signalée dans une seule localité de Colombie-Britannique, sur la rive est du lac Osoyoos, et dans trois localités du sud-ouest de l’Ontario, le long de la rive nord du lac Érié, soit la Réserve nationale de faune de Long Point, la municipalité de Cedar Springs et le parc provincial Rondeau. Ces localités sont réparties en deux populations distinctes, soit la population des Montagnes du Sud, en Colombie-Britannique, et la population des plaines des Grands Lacs, en Ontario. D’après les derniers relevés de 2007, le nombre d’individus adultes et en fruits de la population des plaines des Grands Lacs serait de 300 à 500 à Cedar Springs et de 1 000 à 2 000 à Long Point. Les individus découverts en 1934 dans le parc provincial Rondeau, n’ont a pas été observés en 2007 et sont sans doute disparus de cette localité. Ce site est considéré comme historique. On dispose de peu de données pour évaluer les tendances de la population des plaines des Grands Lacs, mais le nombre d’individus du site de Cedar Springs semble relativement stable, alors que celui du site de la Long Point semble connaître un déclin, car son habitat subit des pertes à cause de l’envahissement par le roseau commun, une plante exotique extrêmement agressive.

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Habitat

L’éléocharide géniculée est une espèce des terres humides qui pousse sur la terre ou le sable au bord de lacs et d’étangs, sur la berge de canaux, de rivières et de ruisseaux, dans les dépressions des dunes et d’autres milieux ainsi que dans les lagunes, les vasières, les fossés d’irrigation et les rizières. En Ontario, l’espèce se rencontre sur un sol mouillé sableux à bourbeux, dans des plaines dégagées ou au bord d’étangs temporaires et de prés humides. Ces milieux humides sont inondés pendant une bonne partie de l’année et s’assèchent généralement au cours du printemps et de l’été, mais ils sont parfois à nouveau inondés vers la fin de l’été. Les individus du site de Long Point sont probablement plus ou moins dépendants des fluctuations de niveau du lac Érié, comme devait l’être aussi les individus du site historique du parc Rondeau. Le site de Cedar Springs semble être une sablière abandonnée. La qualité de l’habitat de la population des plaines et des Grands Lacs est en déclin dans tous les sites connus, y compris le site historique, en raison de l’envahissement très grave des terrains dégagés humides par la souche exotique du roseau commun.

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Biologie

Lorsque les conditions sont favorables, l’éléocharide géniculée pousse chaque année à partir d’akènes ayant survécu à l’hiver. La plante se développe jusqu’au début de l’automne, produit des fleurs et des akènes, puis flétrit et meurt au début de l’hiver. Cependant, ce ne sont pas tous les akènes produits qui germent l’année suivante. Certains restent dans le sol à l’état dormant, parfois pendant plusieurs années. L’éléocharide géniculée a besoin de ce réservoir de semences pour que la population se maintienne à long terme et puisse même traverser les années de conditions défavorables où pratiquement aucun individu n’est produit. Les plantes annuelles présentent souvent de grandes fluctuations, dans la taille et le nombre des individus ainsi que dans le nombre de fleurs et d’akènes produits chaque année. Chez l’éléocharide géniculée, la reproduction est entièrement assurée par les graines, car l’espèce ne possède aucun mécanisme lui permettant de se multiplier de façon asexuée. Les akènes tombent probablement à proximité de la plante, mais peuvent être transportés par l’eau ou par les animaux.

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Menaces

En plus d’être limitée par le caractère particulier et peu répandu de son habitat, l’éléocharide géniculée est menacée au pays par plusieurs facteurs, dont la dégradation de cet habitat. L’envahissement rapide des superficies connues ou possibles d’habitat par le roseau commun menace deux des sites connus de la population des plaines et des Grands Lacs, celui de Long Point et celui de Cedar Springs. Enfin, les perturbations dues aux activités humaines menace la population du site de Cedar Springs, car ce site risque d’être visé par un projet d’exploitation résidentielle. Un tel projet détruirait probablement la population.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Éléocharide géniculée, Population des plaines des Grands Lacs, est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La population des plaines et des Grands Lacs de l’éléocharide géniculée n’est protégée par aucune loi de la province de l’Ontario. Un des sites se trouve dans la réserve nationale de faune de Long Point, qui fait partie des terres domaniales protégées en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Le site du parc Rondeau, où l’espèce est maintenant disparue, est situé dans un parc provincial.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de l’éléocharide géniculée (Eleocharis geniculata), population des plaines des Grands Lacs, au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur L’éléocharide géniculée Eleocharis geniculata au Canada (2009)

    L’éléocharide géniculée (Eleocharis geniculata) est une petite cypéracée annuelle poussant en touffes comprenant chacune de nombreuses tiges minces. Chaque tige se termine normalement par un seul épillet, composé de fleurs bisexuées qui finissent par donner des akènes (petits fruits secs) de couleur noire. Chaque akène est surmonté d’un tubercule aplati assez large. La couleur noire des akènes permet de distinguer l’espèce de la plupart des autres espèces canadiennes d’Eleocharis poussant en touffes. Jusqu’à récemment, les spécimens d’E. geniculata récoltés au lac Osoyoos, en Colombie-Britannique, étaient considérés comme appartenant à l’E. atropurpurea, mais des recherches ont montré que cette identification était erronée.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Éléocharide géniculée (2009)

    L’éléocharide géniculée (Eleocharis geniculata) est une petite cypéracée annuelle poussant en touffes comprenant chacune de nombreuses tiges minces. Chaque tige se termine normalement par un seul épillet, composé de fleurs bisexuées qui finissent par donner des akènes (petits fruits secs) de couleur noire. Chaque akène est surmonté d’un tubercule aplati assez large. La couleur noire des akènes permet de distinguer l’espèce de la plupart des autres espèces canadiennes d’Eleocharis poussant en touffes. Jusqu’à récemment, les spécimens d’E. geniculata récoltés au lac Osoyoos, en Colombie-Britannique, étaient considérés comme appartenant à l’E. atropurpurea, mais des recherches ont montré que cette identification était erronée.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Éléocharide géniculée, Population des plaines des Grands Lacs (2009)

    Cette espèce annuelle de la famille des carex ne compte que deux populations en Ontario, qui totalisent possiblement moins de 2 500 plants. Les plants sont généralement présents dans des habitats humides et sablonneux le long d’étangs et dans des prés ouverts humides, et couvrent une zone de quelque 2 000 m2 seulement. L’habitat diminue en raison de la propagation d’une forme introduite envahissante de roseau commun, une herbe exotique agressive.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de l’éléocharide géniculée (Eleocharis geniculata), population des plaines des Grands Lacs, au Canada (2016)

    Le ministre de l’Environnement est le ministre compétent pour le rétablissement de l’éléocharide géniculée et a élaboré le présent supplément fédéral au programme de rétablissement (partie 1) de l’espèce, conformément à l’article 37 de la LEP. L’article 44 de la LEP autorise le ministre à adopter un plan existant pour l’espèce, en partie ou en totalité, s’il estime que ce plan est conforme aux exigences des paragraphes 41(1) ou (2) de la LEP. Le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (aujourd’hui le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario) a dirigé l’élaboration du programme de rétablissement de l’éléocharide géniculée présenté en pièce jointe (partie 2), en collaboration avec Environnement Canada.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2010)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2011)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2009 (2009)

    Le rapport annuel de 2009 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril: Espèces terrestres, décembre 2009 (2009)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 1 mars 2010 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 1 mars 2011 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 17 mars 2017