Profil d'espèce

Renoncule de Californie

Nom scientifique : Ranunculus californicus
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2008
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Renoncule de Californie

Description

La renoncule de Californie est une plante vivace basse et couverte de petits poils. Les nombreuses tiges, dressées ou étalées sur le sol, mesurent de 15 à 50 cm de longueur. Chaque tige porte normalement plusieurs fleurs jaune citron et luisantes réunies en une inflorescence lâche. Contrairement aux autres renoncules dont les fleurs n’ont que 5 pétales, celles de la renoncule de Californie en compte jusqu’à 16. Au cours du printemps, la plante produit à la base des feuilles découpées en lobes, d’une longueur allant de 2 à 8 cm. Cette espèce se reconnaît facilement à ses fleurs voyantes composées de pétales nombreux. Elle se distingue également des autres renoncules ressemblantes, dont la Renoncule de l’Ouest avec qui elle s’hybride en Colombie-Britannique, par le bec recourbé de ses fruits secs, qu’on appelle des « akènes ».

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Répartition et population

La renoncule de Californie se trouve sur la côte ouest de l’Amérique du Nord, depuis le sud-ouest de la Colombie-Britannique et de la partie adjacente de l’état de Washington jusqu’à la péninsule de Basse-Californie, où elle est répandue. En Colombie-Britannique, la renoncule de Californie est confinée à deux groupes de petites îles situées au sud-est de Victoria. Selon les données de 2003 et 2005, il y aurait en Colombie-Britannique quatre petites populations connues de renoncule de Californie et peut-être une cinquième, qui se trouverait sur un terrain privé, mais qui n’a pu être confirmée. Les populations connues compteraient de 3 100 à 3 600 individus au total. Des recherches ont été réalisées dans toute la zone où l’espèce est susceptible de se retrouver dans la province, mais aucune nouvelle population n’a été découverte. On pense cependant avoir vu des hybrides de l’espèce à proximité de certaines populations connues. Étant donné l’absence d’information fiable à long terme sur la taille des populations dans le passé, on ne connaît pas les tendances des populations actuelles. On sait cependant que la superficie de milieux répondant aux besoins de l’espèce s’est rétrécie depuis un siècle, les prés maritimes ayant été en partie aménagés à des fins domiciliaires ou récréatives. Compte tenu du faible potentiel de dispersion de ses graines, il est peu probable que l’espèce colonise de nouveaux milieux et forme de nouvelles populations.

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Habitat

Au Canada, la renoncule de Californie ne pousse que dans des prés sur des falaises exposées au vent et aux embruns du sud-est de l’île de Vancouver, qui bénéficie d’un climat doux et humide en hiver, et frais et sec en été. Ces prés demeurent dégagés en raison de leur exposition aux vents côtiers, du manque d’eau atteignant les sols minces en été et de la saturation en eau des sols en hiver, facteurs qui empêchent l’établissement d’une végétation se développant en hauteur. L’espèce pousse à moins de 50 m de la côte, là où elle bénéficie du brouillard, fréquent à l’automne et en hiver, ainsi que d’une protection contre le gel en profondeur due à l’effet adoucissant de l’océan.

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Biologie

Il existe très peu d’informations sur la biologie de cette espèce. On sait toutefois que la renoncule de Californie est une vivace qui, au Canada, peut se comporter comme une annuelle. L’espèce est pollinisée principalement par des abeilles, mais peut-être également par des mouches et des thrips. Il n’existe aucune information sur les mécanismes de dispersion de ses graines, mais on pense qu’elles sont dispersées en s’accrochant aux poils, aux plumes ou aux vêtements. Le vent contribuerait également à la dispersion des graines sur de courtes distances. Si la renoncule de Californie sert de nourriture aux campagnols, comme c’est le cas pour d’autres renoncules, ses graines pourraient également germer après avoir traversé le tractus digestif d’un animal et pourraient ainsi être dispersées à la faveur de ses déplacements. Mais comme l’espèce ne semble broutée par aucun herbivore dans les îles et les îlots où elle est confinée, ce mode de dispersion semble peu probable. Enfin, la renoncule de Californie possède des adaptations lui permettant de conserver son eau durant la sécheresse estivale.

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Menaces

Les populations canadiennes de renoncule de Californie sont limitées par la perte de leur habitat au profit de l’aménagement, et par la transformation de leur habitat, notamment par l’envahissement par des espèces exotiques. De façon générale, les populations actuelles de renoncule de Californie poussent au sein de communautés dominées par de nombreuses espèces exotiques envahissantes qui les menacent de diverses façons. D’abord, les arbustes et les graminées de grande taille créent de l’ombre. Aussi, de nombreuses graminées et herbacées à feuilles larges sont plus efficaces que la renoncule de Californie pour prélever l’eau et les éléments nutritifs du sol. De plus, les annuelles exotiques empêchent la renoncule de Californie de coloniser les sites favorables par leur faculté de s’y établir les premières. Il est possible que des vivaces exotiques aient, à certains endroits, formé une couverture permanente sur des sites où le sol minéral était nu. Les activités récréatives constituent une autre menace importante pour l’espèce. Une des populations se trouve en partie sur le terrain de camping d’un parc maritime provincial et a été maintes fois fauchée. L’autre partie est située juste à côté d’un sentier pédestre qui traverse le parc. Même si elles sont situées dans des réserves où les activités récréatives sont interdites, les autres populations sont situées dans des lieux qui sont utilisés notamment comme aires de pique-nique par des gens qui y viennent en bateau depuis Victoria. Une des populations située sur une réserve indienne pourrait être mise en péril par l’agrandissement prévu des tours de communications. Enfin, la suppression des incendies constitue un autre facteur responsable du déclin de l’espèce. Avant l’arrivée des colons européens, la zone bordant le sud-est de l’île de Vancouver était soumise à des régimes de feux qui éliminaient les jeunes sujets d’aulne rouge et de douglas et ralentissaient l’empiètement par le peuplier faux-tremble et par la plupart des arbustes. L’augmentation de la luminosité et la diminution de la concurrence qui s’ensuivaient favorisaient les plantes basses comme la renoncule de Californie. En l’absence de feu, les milieux disponibles répondant aux besoins de l’espèce ont vraisemblablement diminué.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Renoncule de Californie est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

En Colombie-Britannique, la renoncule de Californie n’est protégée par aucune loi provinciale.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la renoncule de Californie (Ranunculus californicus) au Canada
État d'avancement : Versions proposées affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de l'écosystème des chênes de Garry

  • Conan Webb - Président/Contact - Agence Parcs Canada
    Tél. : 250-478-5153  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Renoncule de Californie Ranunculus californicus au Canada (2009)

    La renoncule de Californie (Ranunculus californicus) est une plante vivace courte, dressée à étalée sur le sol, à fleurs jaune citron luisantes. Elle se distingue aisément des autres renoncules apparentées, comme la renoncule de l’Ouest (R. occidentalis), par ses nombreux pétales, qui peuvent atteindre le nombre de 16, alors que les fleurs des autres renoncules n’en ont généralement que 5. La renoncule de Californie s’hybride fréquemment avec la renoncule de l’Ouest, mais elle se distingue aisément de celle-ci par le bec courbe de ses akènes.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Renoncule de Californie (2009)

    La renoncule de Californie (Ranunculus californicus) est une plante vivace courte, dressée à étalée sur le sol, à fleurs jaune citron luisantes. Elle se distingue aisément des autres renoncules apparentées, comme la renoncule de l’Ouest (R. occidentalis), par ses nombreux pétales, qui peuvent atteindre le nombre de 16, alors que les fleurs des autres renoncules n’en ont généralement que 5. La renoncule de Californie s’hybride fréquemment avec la renoncule de l’Ouest, mais elle se distingue aisément de celle-ci par le bec courbe de ses akènes.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Renoncule de Californie (2009)

    Cette espèce vivace est confinée à deux petits groupes d’îles près de Victoria, en Colombie-Britannique. Les quatre petites populations confirmées se trouvent dans des habitats de prés côtiers où la propagation importante de plantes envahissantes met l’espèce en péril. Les impacts potentiels sur les populations incluent l’agrandissement prévu des tours de communications à un site et les amateurs d’activités récréatives non autorisés dans les habitats insulaires.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la renoncule de Californie (Ranunculus californicus) au Canada (2013)

    En 2008, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a évalué la population canadienne de renoncule de Californie (Ranunculus californicus Benth.) et a établi qu’il s’agit d’une espèce en voie de disparition. En février 2011, cette population a été inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, à titre d’espèce en voie de disparition. La renoncule de Californie est une courte herbacée vivace qui produit des tiges pubescentes de 15 à 50 cm de longueur portant des fleurs jaune citron à pétales nombreux (jusqu’à 16 pétales). Son aire de répartition suit la côte depuis le sud-ouest de la Colombie-Britannique jusqu’en Basse-Californie. Toutefois, la population canadienne est considérablement éloignée de la population des États-Unis la plus proche, située en Orégon. L’aire de répartition canadienne de la renoncule de Californie équivaut à moins de 1 % de son aire de répartition mondiale. Au Canada, il existe 4 populations confirmées de renoncule de Californie toutes situées près de la côte sudest de l’île de Vancouver; l’existence de trois d’entre elles a récemment été confirmée. En raison de certaines incohérences mineures dans les versions anglaise et française du programme de rétablissement, un document légèrement modifié, en anglais et en français, remplace la version initiale affichée précédemment. En raison de cette erreur, la période de commentaires de 60 jours se terminera le 11 juin 2013.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2010)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2011)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2009 (2009)

    Le rapport annuel de 2009 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril: Espèces terrestres, décembre 2009 (2009)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 1 mars 2010 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 1 mars 2011 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.