Profil d'espèce

Salamandre sombre des montagnes Population des Grands Lacs et du Saint-Laurent

Nom scientifique : Desmognathus ochrophaeus
Taxonomie : Amphibiens
Distribution : Québec
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2007
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Image de Salamandre sombre des montagnes

Description

La salamandre sombre des montagnes est une des plus petites espèces de salamandres dépourvues de poumons. Cette espèce effilée mesure en moyenne de 7 à 10 cm de long, et les mâles sont un peu plus grands que les femelles. Les adultes ont généralement une bande pâle au milieu du dos, qui s’étend de la tête à la queue. Les bords de cette bande sont droits et sa couleur varie de gris à brun, à brun roux, à jaune, à orange ou à rouge, selon l’âge et le sexe. Par ailleurs, la bande présente généralement, en son centre, une rangée de points foncés en forme de chevrons. Cette bande et son motif de chevrons deviennent moins apparents avec l’âge. Les flancs sont mouchetés et le ventre varie de brun foncé à noir. Les jeunes présentent généralement une large bande dorsale jaunâtre ou rougeâtre. Les larves aquatiques ont des branchies apparentes et une nageoire bien développée sur la queue.

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Répartition et population

La salamandre sombre des montagnes se trouve communément sur tout le territoire de la chaîne des Appalaches de l’est de l’Amérique du Nord, depuis la frontière canado-américaine, au nord, jusqu’au nord de l’État de la Georgie, au sud. Au Canada, l’espèce n’a été découverte qu’en 1988. Elle ne se trouve que dans deux endroits isolés : l’un dans le sud-ouest du Québec, à Covey Hill, l’autre dans le sud de l’Ontario, dans la gorge du Niagara, près de Queenston. Le Canada abrite donc deux populations connues de salamandres sombres des montagnes : la population carolinienne, en Ontario, et la population des Grands Lacs et du Saint-Laurent, qui occupe une très petite superficie au Québec. Dans cet emplacement, les salamandres occupent quelque 6 à 8 ruisseaux provenant d’une seule source. Les données permettant de préciser la taille ou les tendances de ces populations sont insuffisantes.

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Habitat

La salamandre sombre des montagnes se rencontre le plus couramment dans les ruisseaux, les cascades montagneuses, les sources ou les suintements forestiers, ou à proximité de ces endroits. L’espèce utilise cet habitat forestier, où les végétaux sont abondants, pour y rechercher sa nourriture, pour hiverner et pour couver ses œufs. Elle niche dans les sources et où l’eau suinte du sol. Elle trouve refuge dans les cavités humides situées le long des ruisseaux ou de suintements, dans les crevasses entre les pierres ou sous des pierres, des couches de feuilles mortes ou des rondins.

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Biologie

Cette petite salamandre nocturne demeure cachée sous divers abris durant le jour, et sort la nuit pour s’alimenter. Au cours des mois d’hiver les plus froids, elle hiberne en groupe dans des refuges souterrains. Au Québec, l’hibernation débute généralement en octobre. Les jeunes femelles atteignent la maturité sexuelle vers l’âge de trois ou quatre ans, soit un an après les mâles. On croit qu’elles cherchent des sites de nidification bien avant de pondre leurs œufs et qu’elles retournent au même site de nidification année après année. L’accouplement et la ponte des œufs ont lieu à l’automne et au printemps, à la suite d’un rituel élaboré de parade nuptiale. La femelle pond une douzaine d’œufs ou plus dans une dépression humide, et demeure auprès de sa couvée jusqu’au moment de l’éclosion. À l’éclosion des œufs, les petits sont sous forme de larves. Ce stade larvaire peut durer jusqu’à huit mois et nécessite des conditions humides, mais pas forcément un plan d’eau. La salamandre sombre des montagnes est dépourvue de poumons. Elle respire plutôt par la peau et la bouche. En conséquence, la peau doit être humide et perméable pour que s’effectuent les échanges gazeux, ce qui limite l’espèce aux endroits humides. Cette salamandre se nourrit d’une grande variété d’invertébrés, principalement des insectes, et d’un peu de végétation. Ses prédateurs comprennent des serpents, de petits mammifères, quelques oiseaux, ainsi que d’autres salamandres. La salamandre sombre des montagnes échappe à ses prédateurs en se cachant et en s’amputant la queue. L’espèce peut vivre dans son milieu naturel jusqu’à l’âge de 15 ans.

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Menaces

Les principales menaces touchant cette espèce sont celles qui portent atteinte aux réserves d’eau souterraine, peu importe si elles découlent d’activités humaines ou de variations climatiques. Des fluctuations dans le débit d’eau ou la contamination des sources d’eau par des eaux de ruissellement en provenance des zones industrielle et urbaine pourraient avoir des incidences importantes. Au Québec, des barrières physiques, telles que les routes et les champs cultivés, peuvent nuire aux déplacements de l’espèce. L’exploitation forestière à des fins agricoles ou de développement urbain pourrait aussi constituer une menace pour cette espèce en endommageant ou en détruisant l’habitat terrestre et en modifiant la qualité ou l’abondance des eaux de surface et souterraines; les réserves d’eau souterraines alimentent les suintements et les sources qui sont habités par la salamandre sombre des montagnes et sont indispensables pour fournir l’habitat de couvaison, d’alimentation et d’hivernage. En raison de la taille minuscule des aires qu’elle occupe, l’espèce risque même de disparaître facilement et rapidement du pays si d’importants changements survenaient dans son habitat. Enfin, l’utilisation de véhicules tout terrain, la récolte de spécimens et les activités récréatives des humains dans l’habitat de la salamandre ou à proximité pourraient constituer des menaces.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Salamandre sombre des montagnes, Population des Grands Lacs et du Saint-Laurent, est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Au Québec, l’espèce est protégée par la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, qui en interdit l’achat, la vente ou la garde en captivité. En outre, la Loi sur la qualité de l'environnement la protège contre la modification non réglementée de la qualité de l’environnement.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la salamandre sombre des montagnes (Desmognathus ochrophaeus), population des Grands Lacs et du Saint-Laurent, au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement des salamandres de ruisseaux du Québec

  • Lyne Bouthillier - Président/Contact - Gouv. du Québec
    Tél. : 450-928-7608  Envoyer un courriel

Unité de planification de la conservation du SCF-Québec

  • Unité du rétablissement des espèces en péril du SCF-QC - Président/Contact -
    Tél. : 1-855-253-6708  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la salamandre sombre des montagnes (Desmognathus ochrophaeus) au Canada - Mise à jour (2007)

    La salamandre sombre des montagnes, Desmognathus ochrophaeus, est une petite salamandre effilée de la famille des Pléthodontidés (salamandres dépourvues de poumons). Les salamandres matures sont d’une longueur totale de 70 à 100 mm en moyenne. Les adultes ont généralement une bande pâle sur le dos qui s’étend de la tête à la queue. Les bords de cette bande sont droits et sa couleur varie de gris à brun, à brun roux, à jaune, à orange ou à rouge, selon l’âge et le sexe. Par ailleurs, la bande présente généralement, en son centre, une rangée de points foncés en forme de chevrons.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Salamandre sombre des montagnes, Population des Grands Lacs et du Saint-Laurent (2007)

    Il s’agit d’une espèce discrète et de petite taille, dont les larves sont aquatiques, présente dans des ruisseaux, des cascades, des sources ou des eaux d’infiltration qui se trouvent dans un milieu forestier où la couverture est abondante, et ce, sous forme de crevasses entre les pierres, de litière ou de billes de bois. L’espèce a une très petite aire de répartition qui s’étend sur moins de 100 km2 dans la province faunique des Grands Lacs et du Saint-Laurent, dans une seule localité à l’extrême nord des Adirondacks. Dans cet emplacement, les salamandres occupent quelque huit ou dix cours d’eau ou sources d’eaux d’infiltration dont la zone d’occupation totale couvre moins de 10 km2. Une seule source d’eau est à l’origine de tous ces cours d’eau. L’emplacement est isolé de toute autre population de la même espèce, la plus près se trouvant à environ 90 km, dans l’État de New York. La très petite aire de répartition de l’espèce la rend très vulnérable aux évènements stochastiques, et l’espèce pourrait facilement devenir en voie de disparition si d’importants changements survenaient dans son habitat. Les principales menaces pesant sur l’espèce dans la province faunique des Grands Lacs et du Saint-Laurent incluent tout ce qui pourrait toucher la nappe phréatique et assécher les eaux d’infiltration et les sources dans son habitat ou dégrader le ruissellement d’eau souterraine ou la qualité de celle-ci, ou encore diminuer les réserves d’eau souterraine. L’exploitation forestière exercée au site de l’unique source d’eau pourrait détruire l’habitat terrestre en augmentant l’envasement dans les cours d’eau et en modifiant les régimes hydrologiques.

Programmes de rétablissement

Documents de consultation

  • Consultations sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril - Espèces terrestres (2008)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 25 mars 2008 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 27 mars 2009 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.